‹ Les transformations de l'armée françaiseChapitre 107 sur 174 · I. (^uinhnu, ta Guerre f/r surprises · texte numérisé non relu

I. (^uinhnu, ta Guerre f/r surprises

Bonaparte. En 1795, Tarmée sarde, forte de 80,000 lioinmes, comptait 20,000 miliciens ou barbets. On opposa à ces partisans des bataillons de contrebandiers, mais surtout des compagnies formées en prenant dans les rangs de l'armée elle-même les montagnards du pays.

La guerre civile de Vendée et de Bretagne vit naître une foule de bandes de partisans qui, certes, peuvent être cités comme des types de francs-tireurs. Rien ne saurait dépasser Taudace de ces bandes, dont les exploits furent malheureusement souillés par des excès de tout genre et qui fusillaient de sang-froid les prisonniers tombés entre leurs mains. Les mômes moyens, dira-t-on, furent employés pour les combattre ; n'importe, lo crime d'un des deux partis n'excuse pas celui de l'autre parti. L'Espagne seule pourrait opposer des rivaux dignes d'eux à des chefs de partisans tels quo les frères Cottereau (Jean Chouan et ses frères), Georges Cadoudal, Bourmont, Gayon de Rochecotte et tous les chefs secondaires qui, commo plus tard les guérillas espagnols, n'étaient connus que par leurs noms de guerre : Jambe- d'Anjent, Cœur-de-Roi, Courl-aux- Bleus, Frappe-à-Morl, le-Petit-vd-de-bon-Cœur, Montc-à-f Assaut, « Sans « batailles rangées », dit l'historien de la Vendée, « sans engage- « ments sérieux, les armées républicaines perdaient chaque nuit « les postes avancés, les patrouilles de service, et le lendemain « elles rencontraient des cadavres tous atteints au cœur et à la « tête*. » La trace même des chouans était impossible à découvrir, on imagina pour les combattre des bandes de contre-chouans ou faux chouans, elles réussirent peu. Il fallut à Hoche, pour avoir raison une première fois de la Bretagne, disséminer dans tous les cantonnements une armée de 100,000 hommes. Il fallut, après une reprise d'hostilités dans laquelle Nantes tomba aux mains de d'Andigné, Lîî Mans au pouvoir de Bourmont, toutle génie et les mesures conciliatrices de Bonaparte pour en venir à bout.

A ne juger ici que le côté militaire de la question, les chouans peuvent servir de modèles pour la guerre de partisans. Il en fut de même des bandes espagnoles de LS08 à 1813. Certes, les guérillas de l'Espagne ont plus fait pour sauvegarder l'indépendance de ce

Page 1