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pays que les années anglaises et espagnoles, en nous entourant d'embuscades, harcelant nos colonnes, interceptant nos courriers et nos convois, ravageant le pays où nous aurions pu vivre, égorgeant nos petits détachements, mettant notre cavalerie sur les dents, épiant tous nos mouvements et livrant nos troupes fatiguées aux Anglais bien reposés, bien nourris, informés de nos moindres entreprises. Il fallut pour tenir contre eux plus de 50,000 hommes exclusivement occupés à les combattre et des généraux tels que Reille, Bonnet, Kellermann , Dorsenno, CafFarelli, Roguet, Baraguey d'Hilliers, Maurice Mathieu. Ils prirent quantités de convois; ils s'emparèrent de places fortes, par trahison ou surprise il est vrai ; c'est ainsi que 500 miquelets pénétrèrent dans Figuières au mois d'avril 1811, grâce à la connivence d'un comptable qui leur vendit les clés d'un magasin donnant sur le fossé, à Tincroyable négligence du gouverneur et à la lâcheté des troupes napolitaines; enfui, ils livrèrent de véritables batailles et les gagnèrent quelquefois, comme le plus célèbre d'entre eux. Mina, qui, en 1811, repoussa victorieusement le général Abbé en Navarre. D'après le général Roguet qui commanda, en 1810, 1811 et 1812, la province de Soria et celle de Valladolid, il y eut, dans le nord de l'Espagne, plus de deux cenls bandes importantes. « Protégés par les ressources et l'appui des ha- « bitants, la connaissance dos localités, par des rapports rpie la plus « acLivo surveillance no pouvait rompre, ces chefs se séparaient, « se réunissaient au connnandemont rie leurs supérieurs sans qu'on « ont le temps de prévenir leurs attaques ni quelquefois les moyens « d'y parer*. » Plusieurs de ces chefs, désignés \3.v des surnoms, devinrent célèbres, comme le Marqucsiio (le marquis) qui tint tête longtemps dans b^s Asturies au général Bonnet; el Empecinado ( rempoissonné), el Pastor (le berg.'r), cl Medico (le médecin), rf C'fpucùio, Mais les plus illustres à coup sur furent les deux Mina. Mina le jeune s'était (léj;'i fait connaître par des entreprises hardies, lorsqu'il fut pris, le 31 mars 1811, par les troupes du général Suchet et envoyé à Vincennes où il resta enfermé jusqu'en 1814. Ses exploits furent biimtôt oubliés pour ceux de Francisco Espozy Mina, son oncle, le chef de parti le plus remarquable peut-être qui