‹ Les transformations de l'armée françaiseChapitre 109 sur 174 · Général Uogiiol, Mémoires niilUahes^ t. IV · texte numérisé non relu

Général Uogiiol, Mémoires niilUahes^ t. IV

ait jamais existé et qui souvent rencontra dans ses entreprises autant de bonne chance qu'il déploya d'audace. C'est lui qui faillit enlever le maréclial Masséna à son retour en France après la bataille de Fuentès-de-Onoro. Informé de la présence de ce maréchal au milieu d'un convoi, il se mit secrètement en marche pendant la nuit par des gorges et des sentiers détournés et arriva le 25 mai 1811 au port d'Ortab, au delà de Viltoria. Heureusement Masséna avait dû rester dans cette ville, et le convoi s'était mis en marche sans lui ] vers 6 heures du malin. Mina se plaça en embuscade, laissa passer Tavant-garde et tomba sur les bagages. 1,200 hommes d'infanterie et de cavalerie, commandés par le colonel Deiitzel, escortaient 150 voitures de blessés et 1,050 prisonniers. La mêlée dura trois heures ; les Espagnols délivrèrent les prisonniers, massacrèrent les blessés, prirent 500 hommes, dont un colonel, et un butin évalué à quatre millions de réaux*.

Cet incident excita au plus haut degré la colère de Napoléon. Les attaques des troupes irrégulières lui causèrent toujours une grande irritation et il ne pardonnait pas aux généraux qui échouaient contre ces troupes. Il fut particulièrement dur pour le vieux maréchal Lefebvre api^ès la campagne du Tyrol en 1809. L'aubergiste Hofer s'était rais à la tête des Tyroliens soulevés et, après la bataille d'Essling qui avait surexcité l'espoir de ces peuples toujours lidèles à la maison d'Autriche, il s'était emparé d'Insbruck ; les Français et les Bavarois avaient été chassés du Tyrol. Lefebvre reçut l'ordre de dompter le pays; il rentra à Insbruck, mais il faillit y être enlevé à table par les paysans et battit précipitamment en retraite. C'est seulement plus de six mois après la tin des hostilités en Autriche que le Tyrol fut pacilié par Baraguey d'Hilliers. Hofer fut pris par un corps de partisans italiens et fusillé à Mantoue le 10 février 1810. Il est encore honoré dans son pays comme un héros et un martyr.

En Catalogne, les compagnies de miquelets formées parmi les gens du pays', ne rendirent pas plus de services réels que les contre-chouans n'en avaient rendu en Bretagne.

Page 1