‹ Les transformations de l'armée françaiseChapitre 111 sur 174 · ClîiroLio, Histoire (te ta lièvotulion de 1X · texte numérisé non relu

ClîiroLio, Histoire (te ta lièvotulion de 1X

lÈSKHVE, armée TKriRiTniUALE, TnOL'PES AUXILIAIIIKS, 347

Noua en passone et des muilleurs, mais qui voudrait tenter le bombmineiit des corps de fraïKis-lireurs organisés en province ?

I peut juger dt> leur nombre par cette seule énuméi-ationapproxillive de cens qui figurèrfnt clans l'armée de Garibalili: éelaitrt du fthân/; frann-iireiirs du Ulume, chasseurs Égyptiens, légion piiyaote, ielaireurs de Oraij, bataillon de l'Égalitf de MameiHe, fiufa de VOrient, corps Franco- Italie», compagnies franelies de Coimar, m, Alger et Yaucluse, frnncs-tireiirs du Pi'ulis, de Gt'nes et du Sud,

met-tireurs Savoisims, de Vïshre et du Ooubs, AUaciens de Paris '.

De son côti', la deuxième armée de la Loire comptait, sor ses

iloaiud'effertirE, les volontaires de liordeaux, les francs-tireurs de

j lie Blidah et de Bordeaux, les tirailleiirs Toulonimis, les iiolon-

res de la Oordogne, la phnlanije Niçoise, les iclaireurs de la Sarlke,

éeluireurs à eheral du 21' rorpn, les francs-tireurs du Gard, la frUla tir la Seiue, lee rclaîrsurs de Mainers, les francs-tireurs de la rth«, d' Argentan, d'Eure-et-Loir, des Alpes-Maritimes' . DaneTtist, 9 avons VU les chasseurs des Yosijes, les chasseurs du Hhône , Ugiôn du colonel Bourax, la légion bretonne de Domalain. Dans ces ms iltuBlres, ne snnt i>as compris, d'ailleurs, les volontaires Uines, les frants-lireurs du Gers, les volontaires de la Plula, les tants de Paris, etc., etc., et, au-dessus de tout cela, les wlanfet Yeiidl^ens de Callielineau , les francs-tireurs Parisints, les vo-

\aiTts de l'Ouest, si tant est qu'on puisse dnnner le titre de corps ne aux ani'ieos zouaves poutidcanx.

II est difficile de se faire une idûe de la confusion ociasioaiiée se Tours, pendant les mois d'octobre et de novembre, par la Uiplii'ité de ces petits corps de troupe, ayant chacun son arment et son uniforme et délilant toute la journée dans la me

aie. An dC'but, ils agissaient isoléraoïit et chacun à sa guiso.

s lard, on les adjoignit â l'armi-e dans le rayon de laquelle ils Erftient. La v-mété des modèles d'armes rendit alors presque ssible le ravitaillement en munitions des corps d'aimée. Iprès nue note émanant du g'^néral commandant l'artillerie de ilsuxièmo annOe de la Loire, il existait à cette aimée 15 modèles

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(Varmes différents : le fusil et la carabine à percussion, le fusil à tabatière, le mousqueton de gendarmerie, le fusil modèle 1866, les remington Springfrieil, espagnol et égyptien, le snider, Tenfield, le sharp à -cartouches métalliques, le sliarp à cartouches en toile, le springficld, le spencer '.

Nous avons reproduit plus haut une lettre, en date du 24 juillet 1793, où il était question des corps francs, plus riches on ofRciers et en femmes qu'en soldats. Les mêmes faits se sont produits à Tours, en 1870. Une compagnie de 40 francs- tireurs avait 3 officiers ayant touché la gratification d'entrée en campagne; au bout de quelques jours, leurs soldats les forcèrent à donner leur démission pour en nommer trois autres, qui touchèrent à leur tour la même gratification... et ainsi de suite jusqu'à ce qu'un capitaine, mieux avisé que ses prédécesseurs, s'en allAt avec la caisse de la compagnie. Un artiste célèbre, qui circulait dans les rues de Tours, revêtu d'un bel uniforme et porteur d'un grand sabre, organisa successivement plusieurs corps francs sans jamais partir avec aucun d'entre eux, prétendant chaque fois qu'il voulait faire encore mieux. Et pour ce qui est des femmes, tout le monde a vu à Tours un officier démissionnaire, nommé au commandement du bataillon de chasseurs à pied de la garde nationale mobile, bataillon qui n'a jamais existé, mais qui était destiné, en principe, à opérer sur les communications do Tennemi , ayant reçu quelques milliers de francs pour payer des espions et les dépensant largement à l'hôtel avec des femmes qu'il dressait à l'espionnage, répondait-il quand on lui reprochait de ne pas avoir encore quitté Tours.

Singulier temps, où alUuaient dans les bureaux du ministère, pour demander des armes et des munitions, des hommes aussi différents les uns des autres que Gharette, Catheliueau ou son chef d'état-inajor, M. de Puységur, le sculpteur Clésinger, Bonbonnel, le tueur de panthères, Bartholdi, le futur auteur de la statue colossale de New- York, alors chargé d'affaires de Garibaldi auprès du ministère, portant sur sa chemise rouge les galons de commandant; Bordone le pharmacien, chef d'état-njajor de Garibaldi; Frappoli, l'ennemi du héros italien et bien d'autres encore, sans compter

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