‹ Les transformations de l'armée françaiseChapitre 112 sur 174 · I. ChanzN , la î» Armée (fc fa Loire, p · texte numérisé non relu

I. ChanzN , la î» Armée (fc fa Loire, p

CADRES DE RÉSERVE, ARMÉE TERfilTOniALE, TROUPES AUXILIAIRES. 349

les espions allemands, déguisés en francs-tireurs et n'ayant pour en porter le costume que Tembarras du choix, depuis le bonnet de fourrure des volontaires Hellènes jusqu'au chapeau Louis XIV à grande plume et au manteau rouge des éclaireurs de la Plata...

Mais alors on n'avait pas le temps de s'étonner de tout cela. Et d'ailleurs, s'il y a eu beaucoup de fantaisie et de désordre, si les corps de francs- tireurs ont été souvent, il faut bien le dire, le refuge de ceux qui ne voulaient pas s'astreindre au service régulier du régiment, on a vu aussi bien du dévouement et de l'héroïsme , bien di's services rendus à l'armée. Après la reprise d'Orléans, qui suivit la bataille de Coulmiers, Catlielineau fut envoyé dans la forêt, avec ses volontaires Vendéens, pour garder et éclairer Tarmée. Tous les autres francs-tireurs furent mis sous ses ordres, à l'exception de ceux de Paris. Pas un coureur de l'armée allemande ne put pénétrer dans la foret d'Orléans. Tandis qu'il veillait sur la droite de l'armée, Lippowski gardait la gauche avec les francs-tireurs de Paris ; grâce à lui et à un escadron d'éclai- ' reurs à cheval formé d'hommes des régiments de cavalerie du IG*" corps d'armée, aucun des mouvements de l'ennemi ne demeura inaperçu pour les gi'méraux d'Aurelle et Chanzy \ Parmi les faits d'armes les plus remarquables, on peut citer le combat de Binas, livré le 26 octobre 1870. Au dire du général Poiu'cet, commandant alors le 16® corps, le poste de Binas était gardé par 38 francstireurs de Saint-Denis, armés de carabines sans baiïonnettes; attaqués par 200 cavaliers, 200 fantassins et deux pièces de canon, ils vendirent chèrement leur vie. Embusqués, tirant àcoup sûr à petite distance, ils épuisèrent toutes leurs munitions, se seiTant de leurs carabines comme de massues pour assommer tous ceux qui s'approchaient de trop près. Quand on vint les dégager, un seul n'était pas blessé, 14 étaient tués. Les Allemands comptaient 137 tués, dont un colonel, et de nombreux blessés. Le capitaine de ces braves gens s'appelait Liénard*; il se distingua encore avec sa compagnie à la bat<iille de Coulmiers.

A Varize, le 28 novembre, les tirailleurs Girondins, au nombre

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