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lAttREeDBnfteBnvt:, «iiuëk TKnniTuuiALE, thocpes au-xiluiaks. 351
Dueït p:inni le» rt-ance-tirL'urB, imisqu'Us se sont toujours tiallus
b ligne. Le Ijataillon de Lippowaki peut 5tre, au contraire, donné
nmiDi: le type d'un corps franc; «sou» iiti chef inteUigentet d'une
Cbravourii inconleetée », dit le général d'Aurella ', ■ il eut nomlire
d'oxp^di lions lienreuses et rendit de réels services. > Il a été snr-
PUt posé dans l'opinion puljHque par la défenSL- de Châteaudun.
l'eelA Paris, comme son nom l'indique, que ce corps avait été rormé,
ipa seulement avant l'investisBement, mais m^me avant la bataille
Be Sedan, par un certain ArronBohn qui obtint du général Trochu,
lalsn^ le ministre de la guerre, des fusils modèle 18SG. Dès la soirée
1 4 septembre, ces francs-tireurs montaient la garde devant les
jiistèrea ; iU ne taMèreni pas â quitter Paris, battirent la campagne
1 côté de Fontainebleau , se révoltèrent contre leur chef, débarquè-
nt un beâu soir à. Toui's, réclamant leiu' solde qui ne leur était pas
liyée et lii-aul des coups de fusil dans les rues'. Ils élirenl alors
btir eomniaudnnt un de leurs capitaines, Lippowski, ancien offl-
\er lie chasseurs A pied, qui sut les disi'ipliner et les tint constara-
1 lialeiiie par de petites expéditions. Une des plus remar-
lables fut celle d'Ahlis, dû un escadron de hussards pi-ussiens fut
1, le 8 octobre 1870, et fait prigonuier ; il va sans dire que lo
irg d'Ablis fut incendié et pillé par l'ennemi, comme l'avait été,
ioptemlire, pour te même motif, celui de Mézières prés de
ItiulteE. Les francs- tireurs occupaient Cbâteauduu au uombre de
3 et s'y trouvaient, le 18 octobre, avec IGâ autres francs-tireurs
be Nantes, de Canni's et d'Indre-et-Loire), lorsqu'une colonne de
B|O0O hoinmee, accompagnée de 30 Itouches à feu, se présenta de-
lOt cette ville et fut reçue à coups de fusil, Une lutte acharnée, à
lelli) prirent part 300 gnr'les nationaux sédentaires cl même plu-
lotm babitiiuts de la ville, s'engagea et dura depuis midi jusqu'à
X heures du soir. Refoulés dans la ville, les défenseurs se balti-
ml lîOrpB il corps dans les rues et ii la lueur des incendies allu-
9 par les obus allemands. Ils purent se retirer sans être pour-
pivis, laissant les Prussiens tirer dans l'obscurité les uns contre
I antres. La ville de Chdteaudun fut cruellement ch&tiée; 1^
352 LES TRANSFOKMATIONS DE l'aHMÉB FRANÇAISE.
maisons avaient été détruites par les obus, 193 furent brûlées à la main avec le pétrole. Et cola non pas par des soldats furieux dans la chaleur de la lutte, mais méthodiqnement et au milieu des lourdes plaisanteries de Tétat-major tudesque* !
Nous voyons ensuite Lippowski éclairer, comme nous ravoos dit, la gauche de Tarmée de la Loire, depuis la bataille de Coulmiers jusqu'à la reprise d'Orléans. On sait que pendant la bataille de Coulmiers ces francs-tireurs furent pris par le général Reyau pour une colonne prussienne ; fatale méprise, due sans doute à ce qu'ils ne portaient pas de pantalons rouges, et qui enleva à la victoire du général d'Aurelle toute la portée qu'elle devait avoir. Du
10 novembre au 1®' décembre, les francs-tireurs i)arisiens se signalèrent constammeiU en surprenant des avant-postes et des grand'gardes; le 16 novembre, Lippowski, avec 2 compagnies de son bataillon et un peloton de cavalerie, faillit enlever dans le village de Viabon le prince Albrecht, commandant la cavalerie ennemie.
11 prit du moins sa correspondance et les ordres de mouvement de l'ju'mée allemande. Le 29 novembre, les francs-tireurs parisiens défendirent héroïquement, au combat de Varize, le pont sur la Conie, et ne cédèrent que devant le nombre, après avoir subi des pertes énormes. Après la séparation des deux armées de la Loire, les francs-tireurs parisiens continuèrent, de concert avec les volontaires de Catlielinean, à éclairer la gauche de Tannée de Chanzy*. Envoyé à Alenron avec 2,000 francs-tireurs, 8 pièces de campagne et 2 escadrons de cavalerie, Lippowski y repoussa victorieusement une colonne allemande en lui inlïligeant une perte de 800 à 900 hommes ^. Lors de la réorganisation des forces qui devaient continuer à défendre la Bretagne pendant que Tarméede Chanzy passait sur la rive gauche de la Loire, Cathelineau, Charette et Lip- I)Owski, tous trois nonunés généraux, reçurent chacun le coniraandoment d'une division de 10,000 à 12,000 hommes, dont leurs francs- tireurs forniai(mt le noyau. Après la guerre, MM. de Charette et de Cathelineau rentrèrent dans la vie privée, conservant