‹ Les transformations de l'armée françaiseChapitre 12 sur 174 · Voir au chapitre du Hecrutement · texte numérisé non relu

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3. Réflexion fort juste extraite du livre de M. le commandant Ganonge dt'jii cité ci-dessus.

G LES TRANSFORMATIONS DE l'aRMÊE FRANÇAISE.

défaites pendant la dernière guerre. Ne serait-ce pas plutôt l'eubli de ces règlements si sages qui nous aurait perdus ? Les règles de Tart n'avaient pas changé, mais on ne s'inquiéta guère de les appliquer. Dans aucun temps il n'eût été conforme à ces règles de disséminer deux cent cinquante mille hommes sur un front de 200 kilomètres, comme on le fit alors de Belfort à Sierck, au lieu de les concenti'er en une ou deux masses compactes sur les champs de bataille que Ton avait étudiés à l'avance, ni de laisser à la disposition de Tennemi les ponts par lesquels il devait tourner l'armée, couverte par le cours de la Moselle. A aucune époque de l'histoire un général n'aurait cru obéir aux vraies lois de la stratégie en iimnobilisant sur la frontière cent mille honunes d'élite, qu'il aurait pu lancer résolument à travers les corps d'armée ennemis encore incomplets et occupés à se concentrer. Les 12,000 cavaliers attachés à l'armée de Metz ne suivaient aucun règlement lorsque, mieux armés que la cavalerie allemande, aussi braves, ils l'ont bien prouvé le 16 août, ils laissaient cette cavalerie explorer, fouiller impunément tout le pays comme dans une marche-manœuvre et pousser des reconnaissances jusque sur les baïonnettes de notre infanterie*. Nos officiers de cavalerie avaient cependant entre les mains, depuis 1868, les Observations du maréchal Niel, où ils avaient pu lire : c C'est la cavalerie seule qui peut pousser € au loin les reconnaissances, informer le général en chef des mou- € vemenls et des dispositions de l'ennemi, éclairer la marche des € colonnes, assurer leurs communications. C'est elle seule qui « peut encore couper les chemins de fer et les lignes télégraphi- « ques.... » Tous ils avaient pourtant sous la main le petit livre du général de Bracl^, presque oublié en France, classicjue dans les écoles d'Allemagne, où il est écrit à la première page :

« Le but de la cavalerie légère est d'éclairer et de proléger la € marche de notre armée en* devançant nos colonnes, éclairant « leurs flancs, les entourant et couvrant d'un rideau vigilant et « courageux, suivant l'ennemi pas à pas, l'inquiétant, le harcelant, « éventant ses projets, épuisant ses forces en détail, détruisant ses € magasins, enlevant ses convois et le forçant enfin à dépenser en

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