RECRUTEMENT DES OFFICIERS
Le recrutement des officiers présente moins de difficultés que celui des sous-officiers, et c'est surtout dans le mode de répartition de l'avancement que réside le problème de la bonne constitution du cadre. L'éducation première exerce toutefois une influence qui so fait sentir pendant toute la carrière. De là, l'importance écoles militaires.
l. Extrait du journal Paris.
OFFICIERS, SOtlS-OFFICIERS, AV»\CEMENT. 393
Sou» l'ancien nî^iino, l'arbîtrairo le ijIus complet prêsidail à la minatEon des oilïcierG. Les grades élaieiil l'apanage presque clusif de la noblesse, eL les jeunes gens que leur naissance aplail à jouir de ce privilège, gagnaient leurs épaulettes par un prentissage pins ou moins long dans des corps de troupe où ils rvaient, soit à Lilre de volouLaires, soîl eu qualité de cadels. irequ'il s'agissait d'un membre de la haute notilesse, le noviciat passait ordinairement dans un corps dV^lite, lel que les corn- Ignifls de mousquelaires et le l'égiment d'infanterie du Roi. Dans cas, le grafle de capitaine était, pour un lirillant protégé, le ramier échelon de la hiérarchie. Les gi-ades de sons-lieutenant de lieulenant étaient réservésaux petits gentilshommespauvres i n'avaient pas le moyen d'acheter une compagnie. Sous Louis XIV, du moins, nul n'était nommé officier s'il n'avait irté les anmespendant un certain temps. • Le roi », nous apprend liat-Simon, « s'était raidi à n'excepter aucun de cens qui eutraieut dans le service, excepté les princes du sang et ses bâtards, de la nécessité de passer une année dans une de ses deux compagnies de mousquetaires, à leur choix, et delààapprendreplns on moins longtemps à obéir à la télé d'une compagnie de cava-
Jerie ou subalterne dans son régiment d'infanterie avant de
donner l'agrément d'acheter un régiment de cavalerie on d'infanterie, suivant que chacun s'y était destiné '. » Saint-Simon lE-mdine avait seize ans quand il fut admis dans la 1" compa-
ÙB de mousqnetaii-es. , . « Mes années s'écoulaient > , raconte-l-il icore, « et mon père demanda au roi ce qu'il lui plairait de faire
9 moi. Le roi voulut ma donner une compagnie de cavalerie âans un de ses régiments... 11 n'y en avait pas de vacantes... EnQn, Saint-Pouenge m'envoya demander vers le mois d'avril, si je voulais bien accepter une compagnie dans le régiment de Roussillon. » Et voilà comment, suivant l'usage du temps, le duc i Saint-Simon devint capitaine de cavalerie à dix-sept ans et imi. II ne paya pas sa compagnie, puisque le roi la lui donuait, aie il lui fallut dépenser beaucoup pour la remettre en état. Cependant Louis XIV et Louvois attribuaient la mauvaise con-