‹ Les transformations de l'armée françaiseChapitre 124 sur 174 · OFFICIEIIS, SOUS-OFFICIERS, AVANCEMENT · texte numérisé non relu

OFFICIEIIS, SOUS-OFFICIERS, AVANCEMENT

3" Artillerie et génie, un tiers aux sous-officiers,

— deux tiers aux élèves de TÉcole polytechni-

que, envoyés à TÉcole d'application de. Metz ;

4° Train des équipages militaires et train d'artillerie, tout aux sous-officiers.

Cet état de clioses fut Tobjet de vives critiques dès le début des discussions auxquelles donna lieu, après la guerre, la réorganisation de rarmée ; elles se sont produites avec éloquence dans un livre publié en 1879 par M. le général Trochu*.

On reprochait au système créé par la loi de 1832 la diversité d'origine des officiers, diversité double, s'il est permis de parler ainsi, provenant : 1** de ce que dans im même coi'ps, il se trouvait d'anciens sous-officiers et d'anciens élèves des écoles; 2° de ce que ces élèves sortaient de deux écoles différentes. « Ainsi l'armée pos- « sède », disait-on, « trois catégories d'officiers : anciens sous-offi- « ciers, anciens élèves de Saint-Cyr, anciens élèves de l'École « polytechnique; chacune de ces catégories a son esprit particulier, « et aucune solidarité ne les relie par un nœud commun. D'ailleurs, « si les uns ne sont pas assez instruits, les autres le sont beaucoup « trop; l'enseignement de l'École polytechnique convient pour des « ingénieurs, mais non pour des officiers combattants, l'enseigne- « ment de Saint-Cyr est trop théorique. Il faut donc remplacer ces « deux écoles par une école unique ou plutôt par un certain nom- « bre d'écoles régionnaires identiques entre elles, où les aspirants « officiers seront admis d'après certaines conditions, et où ils re- « cevront une instruction commune à toutes les armes; ils seront « classés à la suite d'un examen de sortie et choisiront alors, « dans l'ordre du classement, l'arme dans laquelle ils désireront « servir, puis ils seront, suivant ce choix, envoyés directement dans « les régiments pour l'infanterie, à l'École de Saumur pour la « cavalerie, à l'École de Fontainebleau pour l'artillerie et le génie, c et de là dans les régiments. »

Les auteurs dont nous venons de résumer les critiques et les propositions, ont quitté l'armée depuis longtemps, sans quoi ils auraient vu que, « si les nécessités du service séparent les officiers

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