OFFICIERS, SOUS-OFFIGIERS, AVANCEMENT
École d'Autun. — Cavalerie.
École de Billom. — Artillerie, génie et train. Le nombre des élèves est de 500 par école. Écoles régimentaires, partagées, en chaque régiment, d'après la force des élèves en écoles du 1", du 2* et du 3' degré.
2® Écoles destinées a former les officiers.
École polytechnique, — École mixte, fournissant non seulement des officiers d'artillerie et du génie et des ingénieurs des poudres et salpêtres pour le département de la guerre, des officiers de marine et d'artillerie de marine, des ingénieurs maritimes et hydrographes pour le département de la marine, mais des ingénieurs des mines, des ponts et chaussées, des tabacs, des télégraphes, etc.
École spéciale militaire de Saint-Cyr, fournissant des sous-lieutenants d'infanterie et de cavalerie.
École militaire de Saint- Maixent, recevant les sous-officiers d'infanterie candidats au grade de sous-lieutenant.
École de cavalerie de Saumur (et en même temps école d'application), id. pour la cavalerie.
Ecole des sous-officiers èleves-ofp,ciers de Versailles , id. pour l'artillerie, le génie et le train des équipages.
3** Écoles d'application.
École de Fon^am66^aU;recevantles sous-lieutenants d'artillerie
et du génie qui en sortent lieutenants. Ecole de Saumur, recevant les sous- lieu tenants de cavalerie
qui sortent de Saint- Cyr.
Ecole de médecine et de pharmacie militaires du Val-de-Grdce.
4^ Écoles professionnelles.
École d'administration de Vincennes, destinée à former des officiers d'administration.
Écoles d^artillerie, pour l'instruction spéciale des troupes de cette arme (ime par brigade).
Écoles régimenlaires du génie, remplissant le même objet pour
les régiments de cette arme.
Ecole normale de gymnastique.
Écoles régionales de tir.
ô^ École supérieure de guerre.
Formant une catégorie à part destinée, dans le système actuel, à préparer les officiers candidats au brevet d'étatmajor.
Dans le cas où Ton reviendrait au corps spécial d'état-major, cette École n'en devrait pas moins conserver son nom qui indique bien ce que doit être son enseignement.
La direction de l'instruction à donner à ces jeunes officiers, l'esprit qu'il convient de leur inspirer sont de la plus haute importance, et présente cela de particulièrement délicat qu'il est nécessaire de leur élargir les idées, tout en les initiant à des détails minutieux et qu'il est bon de leur ouvrir en pei'spective les horizons les plus vastes, sans les laisser imiter l'astrologue de La Fontaine, tombé dans le puits faute de regarder à ses pieds. Il faut, en outre, à des jeunes gens désignés à la suite d'un concours qui garantit leurs aptitudes, des professeurs dont le mérite s'impose et qui ne soient pas astreints à suivre pied à pied les méthodes officielles. L'initiative doit, au contraire, jouer un grand rôle chez les élèves, comme dans le personnel enseignant, mais sons la condition de bien distinguer les idées individuelles des procédés réglementaires.
ÉTAT d'officier.
Nous n'aurions pas fini avec la question d'avancement, si nous ne parlions pas des garanties accordées aux officiers par .la loi du 19 mai 1834 et des modifications qu'il paraît nécessaire d'apporter à cette loi pour la mettre en rapport avec les idées généralement acceptées sur l'avancement.
On connaît toutes les destitutions d'officiers prononcées au début
de la Restauration. La réaction ultraroyaliste de 1815 en avait frappé un plus grand nombre encore, et lors delà discussion de la loi de 1818, plusieurs voix s'étaient élevées dans la Chambre des députés pour réclamer des garanties en faveur des officiers. Ces garanties avaient été rejetées, mais Topinion publique avait si