‹ Les transformations de l'armée françaiseChapitre 151 sur 174 · I. Rau, tlat tnilUaire ile$ prinvipalei pMuances élrançirei · texte numérisé non relu

I. Rau, tlat tnilUaire ile$ prinvipalei pMuances élrançirei

nous pouvons évidemment opposer 70 escadrons de dépôt et un minimum de 144 escadrons territoriaux. Nous serions donc, pour la cavalerie de 2* ligne, en état d'infériorité numérique comme pour celle de l'* ligne , en supposant qu'aucune autre formation ne soit possible avec les réserves.

L'artillerie allemande de première formation est, au contraire, inférieure à l'artillerie française, puisqu'elle ne comprend que 340 batteries contre 437, mais en cas de mobilisation, 11 serait formé immédiatement 74 batteries de remplacement, plus 54 batteries de réserve dont le personnel serait prélevé sur les réservistes en excédant et les landwelihens de Tartillerie de campagne, ce qui donnerait 468 batteries. La formation de 55 batteries territoriaies nous rendrait l'avantage. On voit, en définitive, que pour l'infanterie, comme pour la cavalerie et l'artillerie, la supériorité numérique, plus ou moins accentuée dans un sens ou dans l'autre, tient aux formations gardées secrètes.

Quant aux effectifs, l'auteur de la France est-elle prête ? nous accorde une assez grande supériorité. D'après lui, en comprenant toutes les troupes de réserve et de garnison, la force totale de l'armée allemande serait de 1,287,690 combattants, et 2,892 canons de campagne. Celle de l'armée française s'élèverait à 1,487,300 combattants et 3,486 canons de campagne*. Mais nous n'avons aucun moyen de contrôler ces chiffres.

Les chiffres, du reste, ne sont pas tout, comme le dit très bien l'auteur allemand, et nous aurions plutôt besoin de consolider les éléments fournis par notre armée territoriale que de les augmenter

Pour cela, il nous suffirait de suivre l'exemple que les Allemands nous ont donné dans leur loi du 4 mai 1874, c'est-à-dire qu'il faudrait demander à une nouvelle loi, modifiant celle du 15 juillet 1873 : 1° le droit d'employer des officiers de l'armée active dans l'armée territoriale et réciproquement 5 2'* l'assimilation des réservistes et des soldats territoriaux qui permettrait d'employer les plus jeunes de ceux-ci à compléter les troupes de l'armée active.

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