‹ Les transformations de l'armée françaiseChapitre 159 sur 174 · OanonfiK', Wsloirr Jnllltntrf conlemparalne · texte numérisé non relu

OanonfiK', Wsloirr Jnllltntrf conlemparalne

rinitiative des mouvements pour avoir raison des Piémontais avant l'arrivée des Français. Quoi qu'il en soit^ les préparatifs consistèrent principalement à presser dans les arsenaux la construction du nouveau matériel des canons rayés, car cette fois encore la guerre surprenait Tartillerie en pleine transformation. Le système des canons rayés de 4 et de 12 venait d'être adopté, et Ton se hâtait de fabriquer les canons et leurs afiûts, afin d'en doter les batteries qui devaient faire partie de l'armée active.

En outre, dès le mois de février on porta à quatre le nombre des divisions d'infanterie de l'armée de Lyon, en ajoutant aux trois premières ime division venue tout exprès d'Afrique et qui arriva le 20 mars au camp de Sathonay. Bientôt les quatre divisions de Lyon durent former leurs bataillons de guerre à 6 compagnies, chaque bataillon laissant deux compagnies dont la réunion constituait le 4"" bataillon, destiné à servir de dépôt. Une cinquième, puis une sixième division furent formées dans la vallée de la Dui*ance, une septième et une huitième dans les environs de Toulon, celles-ci avec les troupes rappelées d'Afrique, mais les régiments stationnés en France avaient leurs bataillons forts de 500 hommes seulement, et les chevaux manquaient pour l'artillerie. On n'osait rappeler les réserves d'avance ; on semblait croire qu'une fois l'ordre donné, tous ces hommes allaient arriver instantanément dans les corps de troupe ; on oubliait que, disséminés sur toute Tétendue de la France, il leur faudrait 8 à 15 jours pour rejoindre leurs dépôts, où ils devraient être armés, habillés et équipés avant de pouvoir être envoyés aux bataillons actifs. On prit cependant des mesures importantes pour l'artillerie ; on acheta 10,500 chevaux de trait, ,on versa dans les régiments 4,600 hommes d'infanterie et de cavalerie; chacune des divisions déjà formées put alors recevoir deux batteries montées.... Cependant les événements se précipitaient ; les réserves furent enfin rappelées par décret du 21 avril ; elles se composaient de 163,700 hommes en congé renouvelable, qui devaient porter l'effectif de l'armée à 577,197 hommes. L'artillerie en recevait pour sa part 16,000 ; on donna l'ordre d'acheter 16,000 chevaux en plus et de mettre sur le pied de guerre 33 nouvelles batteries.

Le 23 avril,, l'ultimatum de l'Autriche fut remis au Gouverne-

MOaiLFSATION ET CONCEXTRATIOV. Ô37

itsârde, et comme larâponsoD'éLait pas dautense, l'armée d'Italie fut formée par décret dn 34 ; elle ne comprennil d'ahord qMc. guatre corps irnrmôe et la garde. Les troisième et quatrièmn corps eçureill J'orJre de rmnchir les Alpes, les premier et deusièmo Orps durent être embarqués à Marseille et en Algérie-, le 28 avril, R t<He de colonne de la division Boiiat, deuxième du 3' corps, dé- Ouuhait à Suze ; le mâme jour, la brigade Durrot traversait le moot ienèvre. Le 29 avril, les ti-oupes du 1" corpË, avec le maréchal iraguey d'Hilliers, commenr'aient à débarquer â G^nes, ■ c'était aller biea vite., dit M. de Mollke dans sou récit de la guerre de ■ mais les troupes frauraîses se ti-ouvaienl Burk- pied de paix ; les bataillons comptaient à peine 500 hommes. Les réleerres devaient rejoindre plus lard, sans équipement et sans armes et être distrihué>.'B dans les cadros à Lyon et à Toulon. I L'artillerie laissa son ancien matériel h Grenoblu et en reçut un nouveau. Les premières divii'ions piirtircnt sans artilliTie; le ^ mai, 6 batteries de la gnrde attendaient encore leur matériel à Paris, et jusqu'au 22 mai, If s convois journaliers apportaient à l'arniée des pioces d'artillerie, du train et des hommes de réserve. Un départ si précipité ne pouvait avoir lieu sans bien 'des diflicullés et bien des confusions. La division Bourliaki, par etemple, se rassemMant à Briançou, n'avait ni chevaux, ni mulets, ni tentes et souffrait estraordinairement dans son passnge à travers le mont Genèvre. >

« Le 4* corps ne fut rendu à Suze que le 19 mai ', » Le 5* corps fut formé quelque temps aprôs et dut débarquer à fnes. L'artillerie de ce corps ne fut rendue à Marseille , pour s'y abarquer, que le 24 mai. La constitution de la réserve générale irltllerie fut commencée le 16 mai et ne fut terminée que dans ■ courant de juin. L'équipage de siùge n'entra on formation que 81 mars; son embarquement n'était pas encore terminé le t juillet, quand il fui interrompu par la conclusion de la paix. 1 mi^e temps qu'il décrétait la formation de l'armée d'Italie, Empereur décidait cdle de trois autres armées, savoir:

t. JUeit lie la guerre d'Italie, pur le grujid litat-major prussiuu, p. 21 «l auiv. BaiiUi'S iMQseigaumPnU sunt extraits ile la Campagne de \»if), rùdigéu au ■|l de lu guerrt.t.

L'arméeMe Lyon, maréchal Gastellane, 3 divisions d'infanterie à Lyon et à Besançon, 1 division de cavalerie à Lyon ;

L'armée de Paris, maréchal Magnan, 4 divisions d'infanterie, 2 à Paris, 1 à Lille, 1 à Mézières ;

L'armée d'observation, maréchal Pôlissier, 4 divisions d'infanterie, 2 à Châlons, 1 à Strasbourg, 1 à Metz, 4 divisions de cavalerie à Metz, Strasbourg, Lunéville et Châlons.

L'armée d'Italie avait absorbé :

Toute l'infanterie de la garde et 54 régiments d'infanterie de ligne;

Toute la cavalerie de la garde et 14 régiments de cavalerie de la ligne ;

Toute l'artillerie de la garde, 64 batteries à cheval et montées de la ligne.

Il restait donc disponible en Franc» et en Algérie :

48 régiments d'infanterie (les 101' et 102* régiments venaient d'être créés) ;

39 régiments de cavalerie (y compris les trois de spahis);

65 batteries de campagne, soit 390 bouches à feu.

Ainsi , en tenant, compte des troupes nécessaires à l'Algérie, la guerre d'Italie prenait plus de la moitié des ressources militaires de la France, et ce qu'il y a de pins grave, l'autre moitié ne pouvait, avant quelque temps du moins, être mise sur le pied de gueri'e. L'artillerie de l'armée d'Italie comprenait un effectif total d'environ 29,000 hommes et 24,000 chevaux. Pour former, en outre, les 64 batteries qui restaient en France, avec les parcs correspondants, il aurait fallu au total environ 54,000 hommes et 44,000 chevaux. Or, le total général de l'artillerie sur le pied de paix était, en chiffres ronds, de 30,000 hommes et 13,000 chevaux, le nombre des hommes rappelés de congé ou venus de l'infanterie et de la cavalerie s'élevait à 20,000 hommes, celui des chevaux achetés à 24,500, et d'antre part les non-valeurs, les dépôts, les pelotons hors rang ne pouvant pas être évalués à moins du quart de l'effectif de paix, soit 7,500 hommes et 4,500 chevaux, on voit que pour mettre sur le pied de guerre l'artillerie restant en France, il manquait près de 12,000 hommes et de 7,000 à 8,000 chevaux. Il est vrai que, le 14 juin, fut faite une nouvelle commande

MOBlI.iavTION ET CONCENTllATION. .^39

'OOO chevîiux fît fiue 8,700 recriiBs lïii coolingcnl tle 18ô9 Tivèrenl à peu prÈs îi la tnîme époque, mais ces ressourcée aient faites pour parer aux besoiûs à venir el non aus besoios 'tuols. Kn oiitro lee IJ5 batteriee restées en Franco n'auraient pu ic«voir<le6 canons ruyés, puisqu'une partie (les batteries de l'arit'e li'Italii? n'en avaient pas encore. D'autre part, tandis ijue demis le mois lie mars on s'était attacln5 à compléter les approvilionnements néc-ssairos pour l'armée d'Italie, il n'en avait été Wnstitué aucun <ianR les places da l'Est. Le train des équipages Dllilaires, qui comprenait â li tin de mars 5,200 hommes et 4,500 tbevaux ou mulets, dont plus des trois cinquièmes eu Algérie, ivait été porlé à 10,000 hommes el 8,000 animaux, dont 4,500 tommes et 4,800 animaux avaient été envoyés en Italie. Il ne L'vait donc plus rester en France qu'environ 2,500 hommes et ,000 chevaux ou mulets.

Quatre marchés pourla fourniture de 800,000 paires de souliers lGO,000 chemises étant restés inexécutés, il avait fallu, pour y uppléer, s'adresser aux ouvriers et fabricants de tous les départeiBQlfi, qui mettaient beaucoup de .piitriotisme à fournir ce qu'ils Buvaient, mais les souliers n'en fiiisaieut pas moins défaut. Le personnel dfs services administratifs s'était montré numéiqurmeul iusulliaant. Le corps de santé, qui, par suite de l'orga- Isation récente, comptait 1,087 médecins, en avait 751 à l'armée Italie; il n'en restait donc qne336 pour la France et l'Algérie. CeH détails, empruntés au récit officiel de la campagne, suffisent rgementà démontrer que les formations pompeusement annonie» d'armées de Lyon, de Paiûs et d'observation, ne pouvaient dster i-éellemeot.

Cette situation ne fut certainement pas sans influence sur les ^oemonts et sur la conclusion des préliminaires de Villafranca. 'Lf« avant-postes sardes >, dit à ce sujet M. Aa Moltke, ■ tou- 'chaiunt déjà aux frontières de l'Allemagne, et l'Hmpereur ne savait point s'il pouvait empêcher ses alliés de les franchir. La PruKse était complètement armée. La moiniisation des deux tiers 6e son armée était Unie, et le reste de l'armée était sur le pied de guerre. Les troupes étaient di'^jà en route pour se rendre aux ptemiers endroits d'assBraldemenl. Ce n'était plus un mystère

540 LES TRANSFORMATIONS DB l'aRMÉE FRANÇAISE.

« que le 15 juillet le transport des troupes par chemin de fer, vers « le Rhin, devait commencer et qu'en très peu de temps une armée « de 200,000 hommes y serait rassemblée, à laquelle les conlin- « gents des autres États allemands étaient prêts à se réunir ^ »

L'empereur Napoléon III dit du reste lui-môme en répondant, le 20 juillet 1859, aux députations du Sénat et du Corps législatif : « Quelques États de la Confédération germanique réclamaient à « grands cris la guerre contre la France et le Piémont et, ce qui < était non moins grave, les Prussiens se préparaient à franchir « notre frontière de l'Est. » Ce que l'Empereur n'ajoutait pas, c'est que nous étions hors d'état de les en empêcher.

Ainsi la gueiTO avec l'Autriche était, sinon certaine, du moins très probable avant le 1" janvier 1859. Notre organisation militaire n'avait permis d'autres préparatifs que le travail des arsenaux et quelques mouvements ayant pour objet de rapprocher de la frontière les troupes destinées à entrer en Italie, puis, quand l'ultimatum de rAutriche avait mis le Piémont en danger, il avait fallu, coûte que coûte, pour an'êter les Autrichiens, lancer à travers les Alpes ou sur la Méditerranée nos divisions à peine organisées, incomplètes en hommes et en matériel, en même temps que se formaient les états-majors de l'armée et des corps d'armée. Vingt-cinq jours suffirent pour opérer ce mouvement, mais malgré les habiles dispositions inspirées par le maréchal Canrobert au roi Victor-Emmanuel etprii^es par lui-même pour l'avant- garde du 1*' corps d'armée, malgré l'apparition de nos premiers bataillons à Suze et à Gavi, sur la route de Gênes à Alexandrie, il faut convenir que les Autrichiens y mirent de la bonne volonté, et qu'il était hardi, binon imprudent, de nous en aller organiser nos corps d'armée et complélei* nos bataillons et nos batteries à quelques dizaines de kilomètres d'une armée sérieuse par la qualité comme par le nombre. Nous fûmes hureux, soit, mais nous avons payé cher ce bonheur, parce qu'il nous a endormis sur la pente où nous nous laissions aller.

Et cependant l'empereur Napoléon III lui môme, ayant réuni trois Cl nts officiers dans un banquet donné aux Tuileries, le 15 août

I. Récit de la campagne d'Halte en 1859, par le grand état-major prussien.

MOfllLlSATION KT CUNCKMTIUTIO». 5 + 1

( et porUnl un loast à rarinéc, arait prononcé ces paroles

Beines as sagesBe : « Que le souvenir des imperfections Bignalëes

irevîeDnflnl souvent â votre méinaU-e, c:u' pour tout homme de

l' guerre, le souvenir est la science mémo. >

, Au souvenir des circonsUinces qui avaient démontré les vices

) notre organisation militaire, lu contraste des ëvénemeiUs do

1866 vint d'ailliïurs bientôt ajouter un dernier avurtissemttut.

\ La situation de la Prusse au début de celte gueiTO ne lui permit

, il est vriii, de se conformer lout â fait exacleinent aux règles

Lxées pour la mobilisation de son armée. Pour plusieui-s raisons le

nnvcrncment du roi Guillaume hâsiiait ou du moins feignait

hésiter h. déclarer la gaerre, et bien qu'au mois do mars ISGO,

Kaprâs le récit de l'état-major prussien, les armements de l'Autri-

pe fussent très avancée, on crut devoir ^e borner à des mesures

I précaution, telles que la mise sur le pied de guerre de l'artil-

llrie et de ta cavalerie, aia.st que celle de l'infanterie en garnison

kna les provinces les plus menacées, c'est-à-dire la Silésie et les

rches, mais on FL'culait encore devant la mobilisation, pour ne

> détruire les dernières ctiances de paix. Nous ne pourrions

^ens ni mt^me aussi bien dire à cet é^arl que M. de Moltke

i-même, ou du motu» ceux qui ont écrit sons son inspiratiou

iiiEtoire do cette guerre. > La mobilisatioa de l'armée prussienne • ,

)^nt-ils, * est une mesure qui atteint toutes les positions milî-

I laîres et civiles et dont tout le pays se ressent profondément,

k dans la vie publique comme dans la vie privée, dans les chil-

p teaux comme dnns les chaumières. Mais ellu est pn^pan'^e pendant

fl& paix jusque dans les plus petits détails, et si complètemoal

I qu'il suffit d'un ordre pnrti d'en haut, ponrqu'elle s'exécute avec

I Une régularité parfaite dans un tempe déterminé. Une mobili-

^'sation partielle ou successive offre incomparablement plus de

f coinplications et de difficultés aux autorités chargéos de l'exécti-

kter; elle nécessite des décisions spéciales qui s'écartent des dû-

f cisions prises eu prévision des molpilisatious générales '. «

L Quoi qu'il en soîl, l'armée active prussienne fut moliiUséc en

1 1. mâtûiie dr la t

u liialoritjiiu Je l'ùlul-ini^ur

vertu d'une série de décrets successifs, en date des 3, 5, 7, 8, 10, 12 mai. Rien n'était encore décidé quant à la formation des armées et à leur concentration. Jusqu'ici la Prusse était en retard et s'était laissé devancer par la mibe sur pied de guerre des éléments de l'armée autrichienne, mais, par suite de la disposition des voies ferrées, ce retard n'était qu'apparent et allait être promptement réparé. Il fut décidé d'abord qu'on négligerait, au début de la campagne, les alliés de l'Autriche en ne leur opposant que des forces secondaires et qu'on agirait avec vigueur contre l'armée autrichienne, qui pai*aissait devoir se concentrer autour d'Olmûtz, menaçant évideimnent la Silésie. La première armée dut être formée en Silésie, avec les coips qui s'y trouvaient déjà en partie, la seconde armée en Lusace, une troisième armée prit le nom d'armée de l'Ëlbe, elles étaient destinées toutes les trois à combattre les Autrichiens. U armée du Mein reçut la mission de contenir les alliés de l'Autriche. Un coi-ps de réserve, composé principalement de la landwehr de la garde, fut formé à Berlin. Les mouvements de coacentratioa commencèrent le 16 mai et se terminèrent le 5 juin. 197,660 hommes, 35,000 chevaux, 5,300 canons et voitures arrivèrent à destination au jour et à l'heure fixés.

Chose singulière, l'armée prussienne débuta dans cette guerre de 1866 à très peu près comme Frédéric II l'avait fait dans la guerre de Sept ans, en attaquant la Bohême de deux côtés à la fois et en opérant en deux masses séparées par les montagnes contre un ennemi concentré eu une seule. Napoléon, dans son Précis des guerres de Frédéric II, blâme celui - ci pour la faute qu'il avait commise, M. de Moltke avoue et explique la sienne. « Il « fallait absolument », dit-il, « couvrir à la fois les Marches et la « Silésie, empêcher un mouvement de l'ennemi, soit sur Breslau « ou sur Berlin, sans pouvoir cependant occuper une position cen- « traie telle que Gœrlitz, à cause de la difficulté de faire vivre en sla- « tion, pendant un temps indéterminé, une seule masse de 250,000 c hommes, et parce que, en outre, il s'agissait de marcher rapidec ment vers les Autrichiens, tant pour les préveni^ dans leur con- « cenlration que pour agir par contre-coup sur leurs alliés. Enfin, au « point de vue de la rapidité, il y avait tout avantage à former deux « masses, parce que l'on pouvait ainsi profiter de toutes les lignes

UQBILISATION ET CONCESTHATlUN. Ô43

idecheiniu de fer.* En ulTeiruvauce mouieQtaiiéedegAuLrichiuns |t bientôt regagnée et dépassée eu sena contraire, les ariniies rutieieuneBayaiil à leur (Iispouilioii cinq li},'aGs principale» à deux DisE avec plusieurB taniilicalioos, tandis que Its Aulricliiens ae ispoeaient k partir de Lundenliourg que d'une seule ligne à une pie.

Dans celle mfime année 18ti(), lorsque après la bataille de Sadowa t la marche de l'armée prussienne sur la capitale de l'Aulricbe, e gouvernement Traarais fut tenté d'intervenir, eiaon pai* les mies, du moins par son influence, pour con tre-balaucer l'excès de nandeiir qui allait résulter pour la Prusse de ses succès inouïs, hpoléon ni ne put même prendre le rôle de médiateur armé, B seul qui aurait pu maintenir le prestige de notre pays, ébranlé

r cotte guerre à laquelle il n'avait pas pris pari. Il fut ques-

n un instant de former sinon une armée, du moins un corps ['armée assez considérable , mais ou dul s'aiTéler devant l'im- OSfiibilité absolue d'organi&er quoi que ce soil, le désarmelent qui avait suivi la guerre de 1359 avait été trop complet, es motifs d'économie, la uécessiié de subvenir aux exigences ije l'expiidition du Mexique en matériel, en personnel et surtout en argent, avaient mis le ministre de la guerre hors d'élat ^'organiser, dans» un délai suffisant, des forces tant soit peu imporlantes. Il falUit âidjîr la grandeur de la Prusse et se risquer i l'ingratitude certaine de l'Italie, qui allail devoir la sienne à Vautres qu'à nous.

Et QOn seulement la Prusse avait augmenté ea puissauce en IjouUmt à son territoire plus de 1,300 milles cari'és et à sa popu- I plus de quatre millions d'âmes, mais elle avait acquis la COQÛance dans sa force '; bien plus encore les auteui's de Ba grandeur, Bismarck «?t de Moltke, avaient trouvé cbez nous le défaut de la cuirasse. 11 ne s'agissuil plus que d'attendre le moment favo- Xable pour y porter leurs coups.

Bn Kranre, quelques liOuuuus plus clairvoyants que les autres fiavaieut aussi â quoi s'en tenir. Non seulement l'espériencQ de

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