‹ Les transformations de l'armée françaiseChapitre 21 sur 174 · I. Voir chapitre VU · texte numérisé non relu

I. Voir chapitre VU

î. Le duc (l'Aumale, Zouaves et Cfiassetirs à pied.

3. Le 3« bataillon d'infanterie légère d'Afrique, fort de 600 hommes, sous les ordres du commandant Ghadi»ysson, résista pendant cinq jours et quatre nuits, dans le camp non fortifié de Djemilnh, aux attaques furiouses de. plus de 6,000 Kabyles (novembre 1838).

dataient de 1841 -, le régiment de tirailleurs algériens avait été formé pour la guerre de Crimée.

De 1854 à 1870, cette composition de Tinfanterie a été modifiée d'abord par la création de la garde impériale, puis par la fusion de l'infanterie légère et de Tinfanterie de ligne, conséquence logique de rinstitutiou des chasseurs à pied. Les 25 régiments d'infanterie légère prirent, à la gauche des 75 régiments de ligne, les n"* de 76 à 100. Il n'y a rien à dire de cette mesure si naturelle ; tout au plus quelques mots de regret pour la tradition perdue : un soldat pouvait être fier, par exemple, d'appartenir au 2' léger, illustré par la retraite de Constantine et les exploits de Changarnier, son colonel; le nom du 77* de ligne ne rappelait rien à son souvenir. D'autres régiments, tels que le 17' léger, commandé successivement par Bedeau et le duc d'Aumale, avaient aussi leurs légendes, qu'ils perdirent de même. Détail de peu d'importance, dira-t-on. Peut-être, et cependant ces détails ont leur valeur dans la vie morale d'une armée. Le maréchal Marmont n'a-t-il pas dit : c L'esprit militaire « a pour élément l'esprit de coi'ps. C'est un ressort puissant qui ne « saurait être trop tendu. Il faut que, dans l'opinion de chaque sol- € dat, l'armée à laquelle il appartient et son général soient invinci- € blés, que sa division soit la meilleure de l'armée et son régiment « le plus beau et le "plus glorieux. Avec cette conviction, sa force et « son courage sont décuplés ^ »

Un des deux régiments étrangers fut supprimé en 1861. Enfin, deux régiments d'infanterie de ligne furent créés, en 1859, au début de la guerre d'Italie; ils firent partie, l'année suivante, du corps expéditionnaire de Chine, sous les n°* 101 et 102, et furent licenciés à leur retour en France. Il en fut de même d'un 103* régiment formé avec la brigade de Savoie en 1860. Trois régiments de tirailleurs indigènes remplacèrent en 1855 le régiment et les six bataillons existant alors.

En sorte qu'au début de la guerre de 1870, l'infanterie comprenait :

1** Garde impériale,

1 régiment de zouaves à 2 bataillons de 8 compagnies ; 3 régiments de grenadiers à 3 bataillons de 8 compagnies ;

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