‹ Les transformations de l'armée françaiseChapitre 42 sur 174 · I. Avant-postes de cavalerie IvQÎ'ie, p. "^iO · texte numérisé non relu

I. Avant-postes de cavalerie IvQÎ'ie, p. "^iO

« n'osemient pas tenir devant 203 housards , peuvent détruire « 20,000 hommes de cavalerie vaincus *. »

Cette confiance, cet effet moral expliquent seuls la charge des trois pelotons de uhlans de Sicile à Custozza, et celle des lanciers polonais à Somo- Sierra ; Tarmement peut y contribuer, mais dans une faible mesure et moins que bien des causes d*un ordre toutdif- Wreut. D^ailleurs, si le feu de Tinfanterie est plus meurtrier qu'autrefois pour la cavalerie, il Test davantage aussi pour l'infanterie elle-même, qu'il sera plus fréquent de trouver brisée au moral et au physique par une attaque infructueuse ou pnr une défensive prolongée, ne présentant plus de résistance. Qu'importe à ce moment, dit uu auteur allemand, que cette foule démoralisée soit armée du Mauser ou du fusil à silex * ? C'est le cas de s'écrier avec de Brack : « Dès que l'ennemi tremble, il est à nous, vous pouvez tout oser'», ou avec Marmont : « La guerre est un jeu de cœur humain, quand « l'ennemi est rempli de terreur, il faut on profiter. » Et puis, les moyens d'action de la cavalerie elle-même sont devenus plus puissants, ses chevaux sont meilleurs et plus entraînés, ils fournissent à la fois de i)lus longues distances et uuo vitesse plus grande : elle doit oser davantage.

Enfin si dans certaines circonstances la cavalerie n'a rien fait, cela ne prouve pas qu'elle n'aurait pu rien faire. Cela démontre tout au plus qu'elle n'était pas placée au point favorable pour agir ou que son chef, manquant de coup-d'œil, n'a pas su saisir l'instant si court où il fallait agir. Les Allemands eux-mêmes citent deux circonstances des batailles sous Metz où notre cavalerie, lancée à propos, aurait suivant eux décidé la victoire. C'est d'abord le 16 août, quand la 38* brigade allemande reculait en désordre, décimée par le feu des mitrailleuses et celui des divisions Grenier et de Cissey ; c'est ensuite le 18 août, à Saint-Privat, lorsque la garde i-oyale trouvait son tombeau, a dit le roi Guillaume, devant la résistance opiniâtre du maréchal Canrobert.

Qui sait si un nouveau Kellermann ne pourra pas encore, comme àMarengo,en tombantsurle liane d'unecolonne victorieuse, changer

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