Àvnnt'postes de cavalerie légère, p. 'ÎÔS
102 LBS TRANSFORMATIONS DR l'aRMÉE FRANÇAISE.
en victoire finale la défaite d'un moment? Si un nouveau Lasaïle ne saura pas, comme à Rivoli, précipiter dans les ravins d'où elle s'élèverait en colonnes menaçantes, l'infanterie surprise par sa brusffue apparition?
Et il no semit même pas besoin pour obtenir de pareils résultats d'engager de grandes masses de cavalerie. Napoléon dit dans ses mémoires sur la campagne dltalie, avoir souvent obtenu de grands résultats avec trente ou quarante de ses guides lancés à propos. Il suffira de citer Arcole pour en donner la preuve. Quoi qu'il soit peut-être malséant aujourd'hui d'invoquer des exemples trop anciens, nous nous permettrons de rappeler qu'à la bataille de Saint-Denis en 1G7(), un seul escadron de chevau-légers, lancé à fond de train à travers les deux lignes de l'infanterie hollandaise, les traversa victorieusement et conquit le terrain nécessaire pour déployer les bataillons français, surpris par une attaque déloyale ^. Kellermann n'avait pas 400 chevaux à Marengo lorsque, saisissant avec un à-propos et une vigueur sans pareils le moment où la colonne autrichienne était ébranlée parle tir de quelques coups à mitraille, il s'élança sur son flanc gauche et iit mettre bas les armes à 3,000 grenadiers *. Leclerc à la Icte de 300 chasseurs, Lasalle entraînant 100 hussards avec une intrépidité à laquelle Napoléon lui-même rend bommage dans ses mémoires, culbutèrent sur le plateau de Rivoli toute une colonne ennemie, infanterie, cavalerie, artillerie, et décidèrent la victoire '. Avec vingt-six cavaliers, Lasalle attaqua un bataillon autrichien, qui s'était établi sur le plateau et lui fit mettre bas les armes. En 1813, près de Tœplitz, cent lanciers de la garde enlevèrent une batterie de vingt pièces sous le fou de toute l'armée autrichienne.
C'est avec 400 luissards que le colonel autrichien Edelsheim balaya l'espace resté vide entre le l" et le 2* corps français à Solférino. Trois x>elotons de uhlans, 103 cavaliers, comme nous l'avons dit plus haut, mirent en déroute toute une brigade italienne à Custozza, etlabrigadede cavalerie allemande Bredow, qui se sacrifia à
1. On sait (\ut^ la paix de Niriiègue i-lait si^'iire quand le jn'inrp iPOrangn altaqua l)nisqu«.Tniin.'nl l'armi''»: du dui.' do Luxonihourg.