‹ Les transformations de l'armée françaiseChapitre 48 sur 174 · Aratit-postcs de carafrric Ivtjvrc, p. iTl · texte numérisé non relu

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CAVALEUIK. 109

de Wagi'am, de laMoskowa, delaBôrésina, de Dresde, de Leipzig où trois régiineats de cuirassiers enlevèrent une batterie de 30 pièces, de Lerida où le 13* régiment de cuirassiers mit à lui seul en déroute une armée de 15,000 hommes, de Hanau, de Waterloo,, surtout, brillent d\m éclat ineffaçable sur les étendards de ces beaux régiments.

11 y eut, dans la funeste journée de Waterloo, deux engagements de cuirassiers bien distincts. Dans le premier, les cuirassiers de Milhaud, suivis de la division de cavalerie légère de la garde et guidés par Ney, gravirent le plateau de la llaie-Sainte, brisèrent plusieurs carrés, et faute d'être soutenus par Tinfanterie, furent obligés de redescendre en frémissant de rage dans le vallon d'où ils s'étaient élancés. La seconde fois, c'est à la tête des escadrons réunis de Milhaud et de Kellermann et de toute la cavalerie de la garde, précédés de plusieurs batteries d'artillerie légère, que le héros de la Moskowa s'élanra de nouveau. A la vue de ces magniliques cavaliers, bmndissant le sal re au-dessus du casque et éclatant en immenses acclamations, il sembla. que Tarméc anglaise allait être anéantie. La lutte dura deux heures, Tinfantorie de Wellington fut écrasée, sa cavalerie culbutée, son artillerie captur«*îe, mais le duc de fer tint bon ! rinfanterie do la garde impériale 'vainement réclamée par Ney ne vint pas, et les cuirassiers vaincus par la fatigue et la ténacité de Tennemi, quittèrent encore une fois le plateau qu'ils avaient abordé avec tant d'enthousiasme. Plus tard, Wellington interrogé par Jomini sin* ce qui l'avait le plus frappé dans ses nombreuses campagnes, répondit sans hésiter : « Les charges réité- « rées des cuirassiers à Waterloo*. »

L'histoire et la tradition ne militent pas seules en faveur des cuirassiers: la cuirasse est réellement une arme défensive. « Seni- « blable au bruit de la gi'êle qui frappe les vitres, « dit le colonel Bonie, à propos de la charge de Reichshoffen*, « on entendait le son « des balles sur les armures, mais aucune ne fut traversée et l'on « voyait les cuirassiers démontés chercher un refuge dans les bois. « Celte remarque est importante parce qu'elle démontre la néces- « site de conserver des régiments que l'on croyait d'un autre âge,

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