‹ Les transformations de l'armée françaiseChapitre 52 sur 174 · I. £a /VaitM «il-tlle prèle, p. U · texte numérisé non relu

I. £a /VaitM «il-tlle prèle, p. U

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118 LKS TRANSFORMATIONS DE l'aRMÉE FRANÇAISE.

H consistait à élablir des dépôts île transition^ t^tablissements interniéiliaires entre les dépôts do romonte et les corps, comprenant des fermes et des prairies dans lesquelles, par mie alimentation graduée et un régime sagement réglé, on amenait peu à ptMi les chevaux à Irur plein développement «ainsi qu\iux habitudes de Técurie. M. le général Thornton, inspecteur général des remontes, eut cependant beaucoup de peine à obtenir la mise à exécution de cette idée. Une première expérience fut faite dans les anciennes fermes impérinlus du camp de Châlons, où Ton reçut les chevaux Agés de moins de cinq ans, appartenant à 14 régiments de cavalerie des garnisons deTEsl. I/expérience ayant réussi, on décida de faire Tapplication géni'rale de la mesure. Un grand nombre de villes offrirent des lorrains et des subventions pour pavir les constructions, mais l'argent manquait et jusqu'à présent*, 3(5 régiments de cav,ilerie seulement sur 70 régiments st-itionnés en France, sont débarrassés de leurs jeunes chevaux.

On peut considérer cependant la mesure comme générale, et déjà Ton peut en prévoir les bons effets. Quantàrinsuffisaucedola ration, on peut y pnrer en laissant les régiments libres de faire des économies de fourrages dans les mortes-saisons, de manière à pouvoir augmenter la ration dans les moments de travail. Enfin, W ntraîneuient des chevaux a été pousj-é partout avec activité, et la plupnrt des régiments sont arrivés à pouvoir exécuter sans fatigue excessive des marches prolongées. Que les chefs de notre cavalerie aient toujours présents à l'esprit les tours de force accomplis parleurs prédécesseurs dans les campngnt»s de 1805 et de 1806, lorsque Murât poursuivit sans relà(îlie les débris de Tarmée autrichienne et de Tannée prussienne jusqu'à leur anéantissement complet. Qu'ils îillègent le plus possible le poids à faire porter par leurs chevaux et que par un sage entraînement ils les amènent à posséder ce qu'en terme de sport on appelle le fomî, et ils pourront égaler la cavalerie de Murât, qui, après tout, n'avait pas été entraînée dans des exercices de garnison.

Espérons donc que lorsque les étrangers viendront de nouveau assister à nos grandes manœuvres, ils n'auront plus à formuler le mêmes critiques que l'auteur <le la France est-cUe prêle?

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