‹ Les transformations de l'armée françaiseChapitre 54 sur 174 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Artillerie: Instabilité de Torganisalion de rurlillcrie. — Motifs de cette instabilité. — Conditions d'une bonne orgunisation. — Création de rartillerie h cheval en 1792. — Train d'artillorio en 1800. — Artillerie montée. Organisation de 1820. Expédition d'Alger. Bataille de Staouéli. — Les 1,200 bouches ji feu du maréchal Soult. Organisation de 1833. — Les anciens artilleurs à cheval. — Idées de Napoléon IH. — Organisation do 1854. — Régiments d'artillerie à cheval, à pied, montés. — Les batteries de parc. — Loue suppression. Organisation de 18G0. — Insuffisance numérique de l'artillerie. — Napoléon !«. — Le général Morand. — On est revenu à des idées plus Siiines. — Injustice des historiens envei-s les artilleurs. — Louis XIV au passage du Hhin. — Sénarmont à Friedland, ù Ocana, à Medellin. — Batailles de Valmy, de Castigliono, do Marengo, d'Auersloîdl, d'Eylau, de W'agram, de la MoskowA, dn Waterloo, d'inkermann, de Tracktir, de Frœschwiller, de Sedan. — Une triste économie. — Le maréchal Niel. — Organisation de 18C7. — VainsefTortspour augmenter l'elfectif de l'artillerie. — La guerre commence avec IG4 batteries de campagne. — L'artillerie à l'armée de la Loire. — Organisation de 1875. — Ajournement de la ([uestion de l'artillerie de forteresse. — Nécessité de résoudre cette question. — Projet du ministre Billot. — Deux opinions en présence. — Adoption du projet Thibandin. — Suppression du train d'artillerie. — Organisation de 1883. — Les directeurs d'artillerie et les bataillons de forteresse. — L'artillerie de forteresse dans les armées étrangères.

Gên/e: Les anciens ingénieurs. — Vains efforts de Vaubnn pour obtenir une troupe spéciale. — L'autonomie «les troupes du génie ne date rjue de 1793. — Caruot. — Illustration du génie dans les sièges de l'Empire. — Dantzick, Tortose, Tarragono, Saint-Sébastien, Sébaslojjol. — Composition des troupes «lu ^'énie. — Les régiments, formation de paix. — Les bataillons, formation de guerre. — Question des pontonuit-rs. — Les traditions. — La Bérésina.

Train des équipages : Transports à l'i-ntreprise. — Bataillons du train créés le 2() mars 1807. - Question de la fusion d<'s trains. — Organisation du train d»*s équipages.

Aiiciiue arme n'a subi datis son organisation autant de changements que l'artillerie; aucinie n'a reru, à la suite de la guerre, un accroissement aussi considéraldle. Pour ne remonter (jne jusqu'à

ARTII.LeillB, GÉNIE, TRAIS DES ÉQUIPAGES. 121

tiuiu^« 1854, on peut compter, depuis cetln date jusqu'en 1883, six

pnbations officielles de l'artillerie : en 1854, 1860, 1865-18GG,

|867, 1875ell883.

. Ces cliangemeote continuels ont en pour causes premières i'é-

lonne diiKrence ijui existe pour l'artillerie entre le pieJ de paîit

t le pieddeguerreetl'extrâmedilTlcuUiî que l'on a toujours épron-

ei concilier les exîgeuces budgétaires du tenips de paix avec leB

EëcBSsitéa du temps de guerre. Au moment d'une mobilisation,

fttldi^ que Ifs régiments d'inTauteriG et de cavalerie n'ont qu'à

cfiToip, incorporer et pourvoir du nécessaire uu nombre plus ou

loins grand de réservistes, la plupart des éléments constitutifs de

llerie doivent se dédoubler pour former des unités nouvelles.

IL'iabnterie ne comprend que des compagnies d'iiommes à pied,

f cavaUrie des escadrons d'hommes à cheval ; l'artillerie comporte

B servants â pied ou à cheval, des conducteurs, des ouvriers, des

mUmnierSfdes aililiciers, réunis i^u batteries à pied, montées ou à

^eral, sections de parc, équipages de pont, compagnies d'ouvriers,

..L'effectif de mobilisation de chacune de ces unités est com-

inndé par sa deiitination et ne sauiait suljiv de réductions comme

leloi des compagnies ou des escadrans. Eofia, nu escadron de la

iOn du Roi au xvn' siècle ne dilTi^rnil guère que par la tacti-

[ue el l'armement d'un de nos escadrons d'aujourd'hui '; de même,

) baïaJllon du régiment do Picardie ou de Piémont à l'égard d'un

9 nos bataillons d'infanterie ; une batterie actuelle est tout autre

««eqo'ime division de canons audébutdu règne de Louis XIV,

\o\ee par des charretiers, servie par des canonniers appointés,

e par des soldatsd'infanterie et dirigée par des commissaires...

I Son Importance est capit-ilo >, dit Marmont à propos de l'iirtillerie,

I rooîe son bon service dépend particulièi'ement de son organisa-

l'tion et des principes sur lesquels elle est instituée. ■ Quelles que

it d'ailleurs les conditions d'une bonne organisation de l'arltl-

I, loules les formations du temps de gnerre-doivent se trouvpr

I (ferme dans le» unités du temps de pais, de telle sorte que, d'une

1 ivjiriiiinnl p

ULijuiirci'hui

,i'i iiilHitni*ira-

niiiii uti rtcuilron comprcnall dont compogniuâ s'oilmliiisl't.>suuilrun-i'Oin]ingnio n^ date ({W iln 1SI6. |VaJr an chu-

122 LES TKANSFOnMATIOXS DE l'aRMÉE FRANÇAISE.

part, la mobilisation ne sonifre pas de difficultés et que, d'autre part, le budget puisse supporter les charges imposées par l'organisation du temps de paix. Tel est le problème dont ou cherche la solution depuis liien des années, sans l'avoir trouvée jusqu'ici d'une façon tout à fait satisfaisante.

De 1792 à 1830, rarlillerie a eu trois phases de progrès considérables.

V La création de l'artillerie volante ou légère, autrement dit : de ï artillerie à clieval, — Les premières battî'ries ii cheval paraissent avoir fait leur apparition pendant la guerre de Sept ans. D'après le Précis des guerres de Frédéric II par Napoléon, Seydlitz aurait attaqué l'armée française à Rossbach avec 20 escadrons et quelques pièces d'artillerie légère ; en tout cas, l'armée pnissienne avait h Kuuersdorf, en 1759, une batterie à cheval qui fut enlevée par les Russes; une autre futprise à Maxen par les Autrichiens*. Lafayette, au retour d'une visite faite en 1791 au camp de Silésie, parla avOc un tel enthousiasme des batteries légères de l'artillerie prussienne, que l'Assemblée constituante vota, le 28 septembre de cette même année, le principe de la création de batteries volantes. Activée par le générai d'artillerie d'Aboville, cette création fut délinitivement décrétée, le 11 janvier 1792, par le ministre de la guerre Narbonne. Tout officier d'artillerie devrait savoir cette date par cœur, c-ar « l'apparition de l'artillerie à cheval », dit le général Susane dans son Ilisloire de l'artillerie française,' à laquelle nous aurons bien des emprunts à faire, « c'est l'émancipation de l'artillerie, qui « cesse d'i'tre une fraction de l'infanterie pour s'élever au rang « d'arme indépendante, libre de ses allures et de ses mouvements*. » C'est aussi, ajouterons -nous, le commencement d'une ère nouvelle pour la cavalerie, dont rarîillerie à cheval double l'action en lui donnant son appui. « L'artillerie à cheval », a dit Napoléon, « est « le complément indispensable de la cavalerie \ »

D'Aboville avait formé seulement deux batteries de cette artillerie légère. Tous les généraux en réclamèrent; les noms de leurs capitaines devinrent aussi populaires aux armées que ceux des divi-

I. DockiT, liafai/frs eJ combats dr la tjucrrv df Srpf ans. 1. Sii>anf, Histoire de t'arfitfcric tra^çaisc. 3. Mvmhircs sur tes camjxifjfics (f Ifafic.

ARTILLERIE, f.ÉNIE, TRAIN DES ÉQUIPAGES. 123

sionnaires d'infanterie et des colonels de cavalerie. Il fallut, dès le 17 avril 1792, liar un discret d^irgence, en porter le nombre à 9. Après Valmy et Jemmapes, il y en eut 30 ; on ne jurait plus que par les batteries volantes. Les batteries à cheval n'étaient pas exclusivement affectées comme aujourirhui aux réserves et aux divisions de cavalerie. Chaque division d'infanterie avait généralement une batterie à cheval. Il en était ainsi à Tarmée d'Italie en 1796 et 1797, sous les ordres de Bonaparte. Il en fut de mémo dans toutes les armées du premier Empire. En 1811, par exemple, la Grande-Armée, comprenant 15 divisions d'infanterie, avait pour chacune de ces divisions une batterie à cheval; la cavalerie avait douze batteries à cheval; chaque réserve de corps d'armée, deux batteries montées; la garde 8 hatteries.à pied et 8 l)atterios à cheval : en résumé sur G7 batteries, il y en avait 30 à cheval et 31 à pied. Cette énorme proportion de batteries à cheval tenait à ce que les batteries à pied étaient loin d'avoir la mobilité de nos batteries montées. L'organisation du 7 mai 1795 avait institué 8 régiments à cheval à 6 compagnies, proportion qui n'a jamais été dépassée. En 1805, le nombre de ces régiments était réduit à six.

2** L'institution du ira/;ï d'artillerie, destiné à remplacer les charretiers civils, décrétée le 3 janvier 1800. — Cette miIitarisalio}i des atteLiges, suivant une expression do Marmont, qui contril)ua beaucoup î\ la création du train, imitée de la Prusse où depuis le xvii* siècle les attelages des pièces étaient conduits par des soldats, eut la plus heiu'euse influence sur la mol)ilité des batteries et siu' leur tenue au feu. Chaque compagnie d'artillerie à pied ou à rheval fut accouplée à une compagnie du train, cliargée d*atteler son matériel et commandée par un lieutenant. Jusque-là, les attelages, fournis par des entrepreneurs ou achetés par TÉtat, avaient été conduits par des charretiers qui n'étaient pas soumis aux lois militaires et qu'il fallait faire gardera main armée sur le champ de bataille pour les empêcher de s'enfuir. « Les soldais du train », dit le général Foy, « furent en discipline et en courage, les émules € des canonniers. »

3* La formation en une seule unité, dite batterie de campagne, de la compagnie d'artillerie et de la compagnie du train. — Les conducteurs d'attelage sont canonniers au nn*ine titre que les servants

124 LES TRAN6FOR!tfATION8 DE l'aRMÉB FRANÇAISE.

des pièces ; les régiments d'artillerie comprenuent trois espèces de canonniers : des servants à pied, des servants à cheval et des conducteurs ; trois sortes de batteries : batteries à pied, n'ayant ai chevaux ni matériel, destinées au service des sièges, des places et des côtes; batteries montées, ayant des conducteurs à cheval et des servants à pied ; enfin, batteries à cheval, ayant des conducteurs et des seiTants à cheval : tel est le principe de l'organisation de 1829, due principalement au général Valée et à un comité d'artillerie dont tous les membres avaient vingt ans d'expérience de la guerre, et conséquence de l'adoption récente d'im nouveau matériel, imité de celui des Anglais. La faculté de transporter les servants à pied sur les coffres à munitions des caissons et des avant-trains des pièces donnait aux batteries montées une mobilité comparable, sinon égale, à celle des batteries à cheval. Les organisations ultérieures n'ont fait que modifier les détails de celle-ci, et l'on peut dire que l'artillerie de campagne date réellement du 5 août 1829.

En tenant compte de la suppression de la garde royale, suite naturelle de la révolution de Juillet 1830, l'organisation de 1829 donnait 98 batteries montées ou à cheval, pouvant atteler et servir 588 bouches à feu de campagne et 70 batteries à pied, réparties entre 11 régiments mixtes qui remplaçaient ainsi les 8 régiments à pied et les 4 régiments à cheval existant avant 1829 *. Les effectifs étaient cahîulés de telle façon que, pour passer du pied de paix

l. Jusqu'en 17ÎK), rarlillerio a fuit parLio do rinfanlerio. La première troupe an'ectéc au service do ^a^till^^rie avait été lo régiment i\es fusiliers du Roi, créé le 5 février 1G71, poursiTvir à la fois comme iufantorie et comme artillerie et augmenté sucoessivoment Jusjiu'à avoir G bataillons. En lG8i fut créé le régiment Royal-Bombardiers ; on 1G85, Tartillorio cora|)ronait les deux régiments ci-dessus, 6 compagnies de canonniers séfKirces et 1 compagnie de mineurs ; le régiment des fusiliers prit eu 1(193 le nnm do régiment ^oyrt/vir//7/cWc et cessa de faire le service d'infanterie; il comprenait alors G î.»ataillons et en ioul 85 comj>agnies; le régiment Itoyal-Hoinhardiers avait, à la mémo époque, 12 compagnies, dont l de mineurs.

L'organisation du li lévrier 1720 fondit toutes ces troupes ensemble et en flt le régiment Royal de l'artillerie gardant son rang dans l'infanterie et composé de 5 bataillons à 7 compagnies, commandés par des lieutenants-colonels.

Le i«f janvier 1759, les bataillons, alors au nombre de G, prirent le nom de brigades, ayant cbacune un chef de brigade, un colonel, un lieutenant-colonel et 8 compagnies. Apre» la guerre de Sept ans, les brigades, au nombre de 7, furent converties eu régiments composés chacun do .'> brigades à 4 compagnies cl nommés régiments de La Fère, Metz, Strasbourg, Grenoble, Uesancon, Auxonne fl Toul.

au pied de guerre, il fallait augmenter le nombre d'hommes dans la proportion de 1 à 2 et celui des chevaux dans la proportion de 1 à 5. On peut se faire une idée des difficultés qu'aurait présentées la mise sur pied de guerre de toute Tartillerie, en observant qu'il n'y avait pas alors de réserves instruites, que la durée du service était de sept ans et qu'en conséquence le septième des hommes présents sous les drapeaux, étant fournis par le dernier contingent, pouvaient être regardés comme impropres à faire immédiatement la guerre, ainsi que tous les hommes rappelés de la réserve. Les batteries mobilisées auraient donc possédé 8 hommes sur 14, soit 121 sur leur effectif de 212, incapables de faire campagne*, à moins d'être complétées avec des hommes prélevés sur les batteries non mobilisées, ce que l'on a fait jusqu'en 1870 et ce que l'on n'aurait pas pu faire en cas de mobilisation générale.

S'il n'y eut pas de mobilisation générale à cette époque, la nouvelle artillerie fut du moins mise promptenîent à l'épreuve par l'expédition d'Alger. L'artillerie de campagne du corps expéditionnaire, composée do 4 batteries d'artillerie montées et augmen-

Au moment do la Révolution, il existait :

8 régiments d'artillerie, dont 1 affocté au service dos colonies.

7 compagnies do mineurs.

1*2 compagnies d'ouvriers, dont 3 aux colonies. L* organisation de 1795 donna :

8 régiments d'artillerie à pied à 20 compagnies.

8 régiments d'artillerie à cheval à 6 compagnie^^. 1*2 compagnies d'ouvriers.

l bataillon de pontonniers.

Au l«r août 1813, il existait :

9 régiments d'artillerie à pied h 28 compagnies. G régiments d'artillerie à cheval à 8 compagnies. 3 bataillons de pontonniers.

28 bataillons du train.

t9 compagnies d'ouvriers.

En outre, rartillerie de la garde comprenait 2r» comi)agnies et 2 régiments du train, portant reirectif total à plus de 100,000 hommes.

Sous la Restauration, il n'existait plus que 8 régiments à pied à 10 compagnies, 4 régiments a choval à 0 compagnies, l bataillon du pontonniers, 13 compagnies d'ouvriers et d'artificiers, 8 escadions du train; la garde royale comprenait en outre l régiment à pied de 8 compagnies, 1 régiment à cheval de 4 compagnies, l régiment du train de 6 compagnies. (Tous ces détails sont extraits de V Histoire de l'artillerie, par M. le général Susane.)

1. Soit a refTectif de paix d'une batterie : rclTeotirde guerre était de2f/,sur quoi le septième de l'efTectif de paix, c'est-à-dire « :7 ainsi que la différence entre les deux effectifs, c'est-à-dire et en tout, a -+- a l7 ou 8a : 7 étaient incapables de faire la guerre; a étant égal à lOG^cela donne 8'i8: 7, soit 121.

120 LES TUANSKOUMATIONS DE L*AUMÉE FRANÇAISE.

toe (l'une batterie de montagne, au lieu d'être repartie entre les divisiuns d'infanterie, lut groupée en une ^^eule masse sons les oi*dres du général de la Ilitte, conmiandant Tartillerie de rtirmée. Ces quatre batteries montrèrent à Slaouéli toutes les qualités que Ton attendait de la nouvelle organisation. Après s'être, au début de la bataille, déployées en ligne avec une promptitude et une hardiesse qui excitèrent les applaudissements de Tannée, pour couvrir le front de l'infanterie, vigoureusement entraînées par le général de la Ilitle, elles se portèrent en avant, alin de lutter de plus près contre les canons turcs de gros calibre, couverts par des retranchements; puis, après avoir ainsi préparé l'action des colonnes d'attaque et comme jalouses d'augmenter Thonneur qu'elles venaient de s'acquérir, elles dépassèrent à la même allure les relranchements enlevés jwir la division Berthezènc, afin de hâter la retraite et la fuite de l'armée ennemie par une grêle de projectiles*. Il était impossible de mieux inaugurer le' nouveau matériel et le nouveau personnel.

Cependant la proportion d'artillerie généralement admise à celte époque comme un minimum extrême était de deux bouches à feu et demie par 1,000 hommes; 588 bouches à feu constituaient donc à peine l'artillerie d'une armée de 300,000 hommes. Le maréchal Soult, devenu ministre de la guerr^j et voulant être prêt à toute éventualité, ne regarda pas ce chilVre de 588 bouches à feu comme suffisant, et il j)rovoqu:i en conséiinence l'ordonnance dulSseptembre 1833, par laquelle hs 70 batteries à pied furent transformées en autant de batti^'ies moulées. Lo nombre des batt<nûes de campagne fut ainsi porté à lo8 et celui des bouches à feu attelées à 1,008, soit l'artillerie d'une armée de 500,000 hommes. 11 y eut alors 14 régiments, contenant ensemble 32 batteries à cheval, 136 batteri(»s montées et 14 cadres de dépôt. Plus tard, en 1841, lorsque la question d'Orient faillit nous amener la guerre, on créa 32 batteries montées de plus; le nombre des boucluîs à feu attelées "fut ainsi porté à 1,200, c'est là un maximum qui, loin d'être dépassé depuis lors, fut abaissé au contraire à plusieurs reprises, à l'eurontre d<^s vrais principes. 11 est vrai qu'au printemps de 1806, Napoléon estimait à 1,000 pièces de campagne seulement i'équi-

Page 1