‹ Les transformations de l'armée françaiseChapitre 56 sur 174 · I. Dictées lie Sainte* Hélène · texte numérisé non relu

I. Dictées lie Sainte* Hélène

AHT]I.LKItIE, GÉMIÎ, Tn.MS DES ÉQUIPAGES. 133

*ritc une héroïipie fermeW, dans lee ciianips d' AuersLœdt, I*is charges

I furieuses tie la cavalerie pHissiumie, Que nous pensiong aux dîvi-

l'siODsdumart^clial Neyâ KraBnûô,JÏ la vieille gavde mourant à Wa-

llerloo, aux granadiaris de Napoléon I II lulUnlàBulValora,^ouLe une

ldeini'jc)urn^«, 'lans la proportion de un ■■outre quatre (u'est un ùtraii-

l^v,.iutfutur ennemi, M. de MoUke qulleurrend ce léinoiynage '),

AUl volligeure excitant l'admiration de Frédéric-Chaviesà Ladon-

l'cbaiDii&, aux n'ginients du maréchal Canrobert à Sainl-Privat,

■repomt^ant trois corps d'armée avant de nuccomber soue Ig iiombi-f>,

Ifitulo d't'lre secounis, vaincus moins par l'ennemi que par l'incou-

Icevable inertie du gi^nt^ral en chef, nous plaçons au-dessus de lout

eiploils et parfois même les défaites de l'infanterie. Nous

l'WTQiu depuis longlemps pat- coeur ces pitroles du général Morand :

* V infanterie est l'arniée, les autres armes ne sont qu'accessoires ;

■ ello peut réjàistoret vaincre sans elles. C'est dans l'infanterie que

l»6e irouve la force de l'armée'. ■ Résister oui, dirons-nous,

■VaÛlCrc pas toujours, et le général Morand lui-mdme n'ignorait

jQft.que, si sou iufantt^rie avait résisté â .\uerslœdt, la victoire était

jduc- pour iioe Ijonae part â son artillerie et à l'emploi judicieux

lUiUeu avait su faire. Il esL vrai qu'ailleurs nous lisone dans le

UImb dft cet illustre général d'infanterie: « Les artilleurs ne sont

k. quedeii fantassins ditféremmeni armés'. •

Oq a dit souvent que TarUllerie était surtout nécessaire aux iranien composées dejoun^s soldats et dont le moral avait besoin I soutenu. « l^lus riofanterie est bonne >, a dit pourtant [apoléoD, • plus il faut la ménager et l'appuyer par de bonnes leriuB. Une bonne infanterie est sans doute le nerf de l'are, main ai, elle avait longtemps à combattre contre une arlilf lerio U-ôfi supérieure, elle se démoraliserait et serait détruite. • -CùB vârilés soûl comprises a\\jourd'liui de tous les ofliciers qnî i^Uuliâ la i^ucrre. • he rôle deriirtilleriegrantlit », lit-on dans Iflk çOflûdÉralioiis QnAlr^ ^^ ],'!listpire milUaire de M. le commai^ipt;fiaWPgd;.?F VrUtMkfi^ est plus indépei^aiite et tend de pins

Mt lit lu cdM/ui^M li'Itatff en Ift'iB, par lu SPCliyn liialoriiioH Ju grainJ ■tat-imijar pnivsien.

% 2. t'Àrmée lelan lu Clior'p, |> m.

« en plus à être le régulateur du combat, etc.* . » — « La conclusion i « tirer de la bataille de Coulmiers », dit à son tour M. le colonel Derrécagaix, < c'est qu'à l'avenir il sera indispensable d'avoir au début « la supéçiorité en artillerie. Ce sera le plus sûr moyen d'être en « mesure, dans le cours de l'action, de briser les attaques ou les « résistances de l'infanterie, de prendre l'offensive et de la faire

« réussir^. »

Tout le monde à peu près partage ces idées sur la nécessité d'une artillerie considérable ; mais en 1865 on n'en était pas encore là. Malgré les guerres de 1854 et de 1859, les préjugés acquis dans ces combats d'Afrique où nos généraux avaient amassé plus d'idées fausses sur la grande guerre qu'ils n'avaient déployé de courage et d'activité contre des adversaires sans canons , ces préjugés subsistaient encore dans leur ensemble. On traitait volontiers l'artillerie d'embarras inutile, d* bnpedimentum gênant dont n'avait pas besoin une infanterie qui se croyait do bonne foi la meilleure du monde, sauf à se plaindre ensuite de ne pas avoir assez de canons le jour d'une bataille. Un de nos vieux camarades résumait tous ces dires d'une façon assez originale. « Tant que l'artillerie est en colonne », prétendait-il, « personne n'en veut ; dès qu'elle se met en batterie, « tout le monde en réclame. »

En définitive, une armée doit comprendre, dans des proportions fixées par les règles de l'art de la guerre, de l'infanterie, de la cavalerie et de l'artillerie, et l'on aurait dû d'autant moins réduire, de 1848 à 1865, la part de l'artillerie que des trois armes, elle est, au moment du besoin, la plus difficile à improviser. « Sans l'artillerie, « qui n'avait pas été désorganisée par l'émigration », dit avec raison M. l'intendant Delapcrrière, « que seraient devenues à Valmy et à « Fleurus, les multitudes de braves gons peu instruites et peu dis- « plinées de nos premières levées ''? »

Chose singulière, c'est l'artillerie qui a toujours été l'arme démocratique par excellence, celle où l'influence du rang et de la fortune n a jamais suffi pour écraser le mérite sous la faveur, et c'est toujours contre elle qu'ont été dirigées les déclamations de

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