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138 LES TRANSFORMATIONS DE l'aRMÉB FRANÇAISE.

cieusement en avant, prit d'enûlade la ligne du Russbach et la lourde Neusiedel. Son intrépide commandant fut enlevé par un boulet au moment même où un aide de camp lui apportait les félicitations du duc d'AuerstsBdt.

A la Moskowa, Tinfanterie du général Priant, les cuirassiers de Montbnin et de Caulaincourt s'emparèrent après une lutte acharnée des célèbres redoutes, et Thistoire s'étend avec complaisance, dans ses récits de la bataille, sur les exploits de la cavalerie et de l'infanterie. Elle a raison. L'artillerie à cheval eut cependant une part éclatante à ce glorieux fait d'armes, quand soixante pièces d'artillerie légère passèrent au galop dans les intervalles des redoutes pour les prendre à revers, les battre à la gorge et frayer le passage aux cuirassiers'. L'artillerie de la division Priant se joignit aux batteries à cheval, et le rapport officiel de Murât constate que quatre-vingts bouches à feu, tirant à mitraille sur les masses de la cavalerie et de l'infanterie russes, produisirent dans les rangs ennemis des ravages énormes. « Votre Majesté », écrivait Murât à l'Empereur, « a pu en juger par Elle-même lorsqu'EUe a visité le « champ de bataille. » A Waterloo, les cuirassiers de Kellermann et de Milhaud furent splendides , nous l'avons déjà rappelé, mais que dire des batteries à cheval qui les précédaient, si ce n'est ce qu'en a dit le général de Brack lui-même, un connaisseur en fait d'audace et de courage? Après avoir raconté le cri échappé à TEmpereur: Diichand déserte ! « Duchand déserter' », ajoute-t-il. < Il se plaçait à quart de portée, réunissant sur lui tout « le feu ennemi et démontrant par des monceaux de morts anglais « l'injustice irréfléchie du grand homme'!...»

Après la bataille d'Inkermann, ou les batteries à cheval de la réserve furent lancées dans le brouillard jusqu'au milieu des tirailleurs ennemis et où 18 pièces, réduites même à G pour un moment* (les récits officiels en font foi), luttèrent contre 60 bouches à feu russes, un colonel de zouaves a dédaigneusement écrit dans ses Souvenirs que l'artillerie russe s'y était montrée bien

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