‹ Les transformations de l'armée françaiseChapitre 59 sur 174 · Avant-postes de cavalerie légère, p. liS · texte numérisé non relu

Avant-postes de cavalerie légère, p. liS

4. Récifs officiels des opérations de l' artillerie au siège de Séhastopo!,

autii.lhrib, gëmb, train des équipages. 139

^périenran la nôtre'. En nombre, oui ! A Traktù-, que seraient Bfvmuos nos iroiipoe ^^urprises par une brusque attaque, sang l'arrivée rapide de l'artillerie, qui, violemment contie-baltue par les p641iOuche8 ù feu de l'armée russe, ne s'attacha qu'à écraser son hnterie ? Que eerait-il arrivé ce joiir-là de la division Faucheux a» le rlévouemcnt et la résistanno héroïque de la batterie de lly? Un militaire, un officier d'inf.interio, M. le commandant loage*, le raconte, les auti-es historiens se taisent. D»»e la dernière guerre, à côté des cuirassiers de Reichehoffon Hevennb légendaires, nul n'a honoré le dévouement tout aussi Sritoire de la réserve d'artillerie, s'avanrant pour couvrir la ntraile en face du village d'EIsasshausen, au milieu même des niwiene vainqueurs. Parmi les récits de la bataille de GoulnieTB, nous ne voyons qne celui de M, le colonel Derrécagaix indani justice à l'action prépondérante de l'artillerie q\ii, précéit cette fois les lignes de rinfanterie, décida la prise des positions I plus imiiortanles'.

A lire la plupart des récits de guerre où l'on fait plutôt ressortir

Des difficultés créées pour l'infanterie par le tir de l'artillerie enne-

ola qne l'appui qu'elle reçoit de la nôtre, on dirait que les

^anonfi sont mus pnr quelque puissance invisible et impersonnelle.

6 le combat d'Arlon, le 18 avril 1794, le rapport des repré-

tflUnlE du peupleà l'armée de la Moselle cite comme un héros

he captiaino Prost, qui commandait une batterie à cheval et

i décida la victoire. Où parle-t-on cependant de cet ofilcier

HVutUlerie qui se conduisit de m^me dans vingt combats? A la

litfi de ta bataille d'Arcole, le général Bonaparte écrivait :

■ L'Artillerie s'est comblée de gloire. Je vous demande le grade

be chef de brigade pour Andréossy, celui de chef de bataillon

Mat les citoyens Dt^laltre et Condet. * Autant de héros ignorés !

l le général Ruly, qui préserva de la déroute l'armée du ma-

ër-bal Soult à la bataille il'Mbueru? Et Charbonnelà qui obéissait

lilfflteen l'artillerie du maréchal Ney, et le général Touché, ipii

, 1. Clfro, SnuiTHlr* d'un n [ >. Canoiif/f. L l", p. fil.

3> La fiuerre muderne. \\.

140 LES TRANSFOR!irATIONS DE L ARMÉE FRANÇAISE.

commanclait celle de Marmont à Lutzon^ où elle repoussa la cavalerie prussienne; à Bautzen où, aidée do l'artillerie de la garde, elle engagea la plus violente canonnade des guerres de l'Empire; à Môckern, le 16 octobre 1813, où ses quatre-vingt-quatre bouches à feu arrêtèrent Tarmée ennemie toute la journée ; à Leipsick, où elle lutta jusqii'à ce que toutes ses pièces fussent démontées, qui a jamais parlé d'eux? S'il est question de Drouot dans l'histoire, c'est parce que, courtisan de l'adversité, il suivit Napoléon à l'île d'Elbe, fut surnommé le sage de la Grande- Armée , et poursuivi par le gouvernement de la Restauration, bien plus que pour le rôle joué par lui à Wagram, à Lutzen et à la batailh^ de Hanau. Au compte des historiens, il semble vraiment que les artilleiu*s donnent la mort et ne la reçoivent pas. Qu'on lise cependant ces lignes écrites à propos de la bataille de Sedan par le général Ducrot qui ne saurait être taxé de partialité en faveur de Tartillerie. Après avoir raconté les charges héroïques des escadrons entraînés par le général de GallifTet, Ducrot ajoute: < L^artillerie ne se « montra pas moins admirable que la cavalerie. Accourues en « toute hâte, deux batteries de la réserve sont pulvérisées en quel- « que temps par le feu de cinquante pièces ennemies. D'autres les < remplacent immédiatement, prennent de meilleures dispositions « et répondent énergiquement. Pendant quelque temps, elles par- « viennent à attirer sur elles tous les efforts de Tartillerie ennemie, « ce qui permet à la cavalerie et à l'infanterie de tenter un dernier « effort. Bientôt la place n'est plus tenable, les affûts sont brisés, « plusieurs caissons sautent à la fois, et les batteries se retirent en « abandonnant une partie de leur matériel '. »

Quoi qu'il en soit, la nécessité d'avoir une artillerie nombreuse était déjà bien reconnue en 1865, et si l'on réduisait le nombre des batteries au-dessous de toute limite raisonnable, c'est parce que, Tartillerio étant Tarmc la plus chère, les réductions opérées sur elle donnaient aussi l'économie la plus considérable. Triste économie, (jui des 1,200 bouches à feu du maréchal Soull, nous faisait descendre à 764, qui nous avait forcés de faire la paix eu 1859 avant d'avoir achevé l'affranchissement de l'Italie, qui nous

Page 1