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«nTILLERlK, SâN'IB, TRAIN tiES ÉQUIPAGES. 153
I dû lenr (lesLinalion ? Atitant rie questions dont la eolutmn rendrait \ le dé do aille m eut plus ou moins facile et plue ou moins regrettable. I En lou» cas, ce sera toujours uu expûilienl diuté par d'impérieuses I cotulitions d'âconomie et auquel il aurait été désirable de ne pas lavoirà recourir.
La Dtîcessité d'avoir des batteries â pied dans certaines places f fort éloignées de celles oii se trouvent les dépôts des luttaillons I d'artillerie de forteresse, a laissé subsister une partie des inconvé- I oieiltB que l'on avait la prétention de faire disparaître, et l'on est I lente de se demander s'il n'ertt pas tout autant valu continuer I A radachcr les batteries à pied pour radininistRition aux régiments I d'artillerie, en les groupant pour le eervice, la discipline et l'ins- I tructiou sous l'autorité des directeiu's et des commandants de l'ari tillcrie dans les places fortes. L'inconvénient que présentait le [ nyAtème détruit par l'organiBation de 1883, tenait en grande partie I à In constitution symétrique des régiments d'artillerie qaî imposait I une répartition défectueuse des batteries entre les différentes I places. Pour citer un exemple, le service des places du 1" corps d'armée en temps de paix exigeait 5 batteries à pied, et la brigade Û'arlilltTid de ne corps n'avait que 3 batteries à pied comme tontes les autres ; il avait donc fallu faire venir 2 batteries à pied d'une [ autre brigade, la 4', en garnison au Mans. Aujourd'hui, toutes les I batteries à pied stationnées dans la 1" région appartieiment aux I batatUoDs de forteresse de Lette région; mais d'antres batteries, I celle du Havre, par exemple, qui se trouve dans la 3'région, sont I détachées de ces mêmes bataillons. Ou se demande s'il n'eût pas 1 4H6 préférable de classer tout simpJemenl dans un des régiments de l la l" brigade les 5 batteries à pied de la 1 " région et dans la 3' bri- |gad«, la batloric du Havre. On eiH agi de même pour les autres Irdgioas, sans se préoccuper de l'obligation d'avoir drs régiments ■absolumentégauxet semblables entre eus. Mais,dii'a-t-on, l'instruc- Ition des batteries à pied en eftt soulfert , conflée aux directeurs Id'ftrtiliârie qui ne voient avant tout que les exigences du service des ■places. C'est là ime assertion qu'il est permis de discuter.
Od a retiré aux directeurs toute autorité sur les batteries à ■ pied, qui fournissent seulement, d'après l'ordre du général com- I mandant l'artillerie, les travailleurs nécessaires pour le service
des places et ne dépendent plus que de leurs chefs de bataillon. A nos yeux, on est ainsi retombé d'un inconvénient dans un autre aussi grave et d'un excès dans .un excès opposé qui ne vaut guère mieux. Le directeur avait autrefois la responsabilité du service des places et celle de Tinstruction des batteries à pied ; c'était à lui de concilier deux exigences souvent conlradicîoires en donnant, suivant les circoui^tances, le pas à l'une sur l'autre et môme en les faisant servir Tune à l'autre. Actuellement, le directeur ne voit plus que la nécessité d'assurer son service spécial, tandis que les chefs de bataillon de l'artillerie de forteresse ne cherchent qu'à présenter aux inspecteurs généraux une troupe bien tenue et bien instruite. De là des tiraillements continuels. Dans l'armée, nous l'avons déjà dit, il n'y a pas d'autre alternative qu obéir et commander. La situation actuelle des directeurs d'artillerie en établit une troisième: demander. Si un pareil état de choses devait être maintenu, nous regretterions la création des bataillons d'artillerie à pied ; nous n*y voyons qu'un remède : placer franchement ces bataillons i^ous l'autorité des directeurs.
11 peut être curieux, à ce point de vue, d'examiner quelle est chez les principales puissances étrangères l'organisation des troupes dWtillerie de forteresse ^ . •
En Allemagne, l'artillerie à pied comprend 14 régiments et 3 bataillons isolés, réunis en 4 briga'les qui forment elles-mêmes 2 inspections d'artillerie à pied. Les officiers forment pour Vavancement un corps distinct de V artillerie de campagne ; les batteries sont indépendantes des commandants de l'artillerie des places.
En Angleterre, il existe 5 brigades d'artillerie de place, comprenant chacune 20 batleries à pied actives et une de dépôt, et une briga<]e de côte de 10 batteries. Les batteries de place sont en garnison dans les jilaces fortes qu'elles doivent défendre en cas de guerre et commandées par les officiers supérieurs attachés à ces places. Les officiers concourent pour V avancement et le classement avec les officiers de ^artillerie de campagne. L'artillerie de côte, sorte de corps de vétérans, -est seule placée en dehors.
L'Autriche compte 72 compagnies d'artillerie de forteresse for-
l. Aide-Mémoire des officiers d'artillerie, chap. 22.
ARTILLBRIE, GÉNIE, THAIN DES ËQUEPAGRB. 155
I maat 12 bataillons. L'avancement et le claitement ont lieu sur tmle I t'arme eoinmc en Angleterre et en France.
L'Italie a, pour l'armée active, 60 bitteiies à pîei, réparties I entn & régimenls, dont chacun comprend 13 bullerii'B et un dépAt. I L'avaneemenl des officiers a lieu sur toute l'arme (artillerie de campagne et de rortereese), mais les offiriers sortant de l'école peuvent ml» passer d'une artillerie à l'autre; les oHIcIlts sortant de la I troupe sont &pécialiséB.
Ea Russie, rorganiHation est plus complitiuée. Oulre uuo artilj lerie de forteresse, il pxiste une ariillene locale, affectée au service 1 des tStabliseeinente. Les officiers de l'artillerie de forteresse concourent I avec ceux de l'arliilerie montée lie la ligne pour l'avancement. L'artille- I ri* à cheval de la ligne forme une catégorie à part , la garde I mi Fomie deux : l'artillerie à cheval et l'artillerie montée. 11 I ciiste 1C4 compagnies d'aitillcrie de forteresse, formant 41 ba- I taillons. Lob bataillons sont numérotés dans chaque place de 1 I A4; ils ilépmdent de l'èliU-major de l'artillerie de forteresse, qui luiléme comprend 15 directioas. A la tùte de chaque direclioQ I est placé un géuéral-major.
On voit que sur six armées (France, Allemagne, Angleterre, I Autriche, Italie et Russie) il u'y a pas deux organisations iden- I ll<lties de l'artillerie de forteresse et que dans une seule, l'armée I allemande, les oQîciers de cette artillerie forment un corps dis- I tÎDCt de celui de l'artillerie de campagne, mais en Angleterre I Dt ea Russie l'artillerie à cheval est séparée de l'artillerie monlôe. Revenons â l'armée française;
En dehors des régiments de campagne et des bataillons de forteresse, li's troupes de l'artillerie comprennent :
1* Des compagnies d'ouvriers destinées, à l'intérieur, au travail dans les arsenaux dp construction, dans les armées en campagne, au service dos p;irc6. Le nombre de ces compagnies, qui en 1870 était depuis longtemps llxé :\ 12, a été réduit .''i 10 par la loi des cadres.
S* Des compagnies d'nrtificitrs pour le service des niunitione
I dans les parc». Au nombre de six avant la guerre, elles ont été ré-
■ duites, d'abord i\ cinq, puis à trois par la loi des cadres. En temps
■ paix, elles sont employées, l'une à la poudrerie militaire du
Boiichet, une autre h TÉcole de pyrotechnie, la troisième à la Commission centrale de réception des poudres de guerre;
3° Deux régiments de pontonniers. Avant la guerre et depuis longtemps, il n'existait qu'un de ces deux régiments, intitulé régiment d* artillerie-pontonniers et portant dans la série de Tarme un numëi'O, qui a varié suivant la date. En 1854 et en 1870, il avait le 11° T); il comprenait, en 1854, 12 compagnies auxquelles étaient réunies 6 batteries de parc, destinées à atteler les équipages de pont. L'organisation de 1860 lui laissa les 12 compagnies et remplaça les batteries de parc par un escadron du train. Celle de 1865 supprima cet escadron comme les cinq autres ; les deux régiments du train créés en même temps durent fournir les compagnies nécessaires pour atteler les équipages de pont. Aujourd'hui, chacun des deux régiments de pontonniers comprend 14 compagnies ; les équipages sont attelés par des sections de canonniers conducteurs, tirées par dédoublement des régiments d'artillerie de corps d'armée en cas de mobilisation.
La France étant le seul pays oii les pontonniers fassent partie de l'artillerie, on y agite de temps à autre la question de savoir s'il n'y aurait pas lieu de les faire passer dans le génie. C'est une question que nous examinerons tout spécialement après avoir traité de ce qui concerne les troupes du génie.
Quant à l'état-major particulier de l'artillerie, qui correspond à ce que chez la plupart des puissances on appelle l'artillél'ie technique, nous en parlerons dans un chapitre spécial. (Voir cliap. VI.)