‹ Les transformations de l'armée françaiseChapitre 72 sur 174 · Le Comte de Gisors, par M. Camille Uoussct; p. iô · texte numérisé non relu

Le Comte de Gisors, par M. Camille Uoussct; p. iô

MO 1763 ; 19 colonels, 24 lieiitenants-coloueU ou majors eL 25 ca-

Bîlaines qui daus leurs Tonctious prenaient le titre d'aides-majors

pioéraux, ol]lcîersudjoiDts,oiIii:iers<Ltlachéei!iri.H»t-major'. liexU-

t,eD outre, depuis 1696, lecoi-ps des ingénieurBgûograpbesquide-

Kvait se fond rc 1.1e nos jours dans iielui de l'élat-major et dont Berlhier,

Ue père du major général de la Grande-Armée, fut le clief en 1760.

La première organisation régulière du service d'état-major, à

Dtre coimaiii5anGe,date du 18 août 1700. Un décret rendu à la date

Jdece jour instituait les adjudanls généraux, du grade de colonel ou de

lieulenant-coioiiel, pour servir de chefs d'état-major dans les divî-

binns, ainsi que des uQiciers adjoints aux adjudants généraux et des

les de camp du grade de capitaine : ces oQîciers étaient tirés de

ft ligne et ne pouvaient acçuérir de grade qu'en y rentrant.

■ L>es adjudants généraux ■>, était-il dit dans le rapport fait pai'

r le comité de la guerre à ce sujet, ■ après avoir passé (pielquei;

I ■ années dans ces fonctions importantes, seront rappelés au com-

«.maiidenien t d'un régiment ; ils parviendront au grade d'officiers

«généraux, remplissant ainsi toutes les conditions nécessaires

• ponr qu'aucime partie du service ne leui' soit étrangère. Quant « aux aides de camp, ils ne poiirroat obtenir de nouveaux grarleg

• qu'en parvenant, dans l'arme où ils avaient précédemment servi, à |'« un emploi de ce grade, soit â l'ancienneté, soit au choix ; ils ne

■ poiu'ront reprendre leur activité dans le régiment que par leur K> avaui:ement â un grade supérieur à celui dans lequel ils auraient I • été choisis pour aides de camp '. >

tiouvion Sainl-Cyr s'exprime ainsi qu'il suit à propos de la compoftitiondeséUils-majors dans les premières années de la Révolution: I L'élat-major, dont les tondions sont si importantes à la guerre, i paieque c'est sur lui que repose l'exécution des ordres du général 1 chef, n'existait pas poLU* ainsi dire; il ne consistait que dans la t orâaUou toute nouvelle de quelques officiers supérieurs que l'on i appelait adjudants généraux, des olficiers, choisisavec beaucoup [a de précipitation, étaient très faibles. Custine, n'en ayant pas

■ assex, demanda aux diCérents corps de lui désigner les ofUciers

192 LES TRANSFORMATIONS D£ l'aRMÉB FRANÇAISE.

« les plus capables de remplir ces fonctions. 11 choisit dans le « nombre quelques capitaines que, sous le nom d'adjoinl6| il atta- « cha au peu d'adjudants généraux qu'il avait déjà. En peu de « temps sorlireiU de cette classe plusieurs généraux, tels que Klé- « bcr, Desaix, Gouvion Saint-Cyr, etc. *. »

Le titre d\adjudant général fut changé, par mi arrêté consulaire du 27 messidor an VIII, en celui assez bizarre d'adjudant-commandant, assimilé au grade de colonel. L'assimilation ne paraît pas toutefois avoir été absolument complète. Les adjudants-conunandants tenaient à se dire colonels, et dans le langage courant, on leur donnait ce titre, qui leui* était refusé le plus souvent par les colonels de régiment et par Tautorité supérieure. Il existe une lettre du 29 juin 1810, par laquelle le major général prévenait le ministre d'un congé accordé à V adjudant-commandant Jomini et sur laquelle Berthier avait efTacé de sa main le mot colonel, précédemment écrit par l'expéditionnaire ^

L'Annuaire de l'armée pour 1805 porte 118 adjudants-commandants. Selon le même document, l'état-major général de l'armée des côtes, qui allait devenir la Grande-Armée, comprenait, sous Berthier, deux généraux de brigade et quatre adjudants-commandants. Le camp de Bruges, devenu depuis lors le 3* corps d'armée et composé de quatre divisions, avait pour chef d'ctat-majorim général de brigade assisté de trois adjudants généraux ; les quatre divisions en comptaient ensemble quatre et tout le corps d'armée possédait 17 capitaines adjoints. Le maréchal Davout, commandant en chef, avait en outre six aides de camp, dont un colonel; Soult, conmiandant le camp de Saint-Omer, en avait cinq; Murât, gouverneur de Paris, sept, dont un colonel et deux chefs d'escadrons.

Le général Mathieu Dumas donne, dans son Précis des événements mililaires, des détails intéressants sur le fonctionnement de l'étatmajor général de la Grande-Armée à la fin de l'année 1805: « Deux aides-majors généraux », dit-il, « furent principalement « employés sous les ordres du major général (Berthier); l'un, avec « le titre de chef de l'état-major g encrai, était chargé de centra-

Page 1