SMo4re de louvois
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Louvois s'attacha à faire rentrerrartillerie dans Tannée. Jusquelà, les canons étaient gardés dans les marches et les combats par des détachements d'infanterie désignés à tour de rôle. Le roi et son ministre créèrent le régiment des fusiliers , chargé de garder Tartillerie en toute circonstance et de servir les pièces; Louvois donna des soins tout particuliers à sa formation. « Le régiment des « fusiliers » , écrivait Vauhan , « est le plus boau régiment du « monde, à compter depuis le dernier soldat jusqu'au premier of- « licier*. Le grand-maître en fut nommé le colonel, ce qui établissait un premier lien entre les troupes et les oiïiciers de l'artillerie. Louvois poussa plus loin l'assimilation en nommant deux ou trois lieutenants du grand-maître officiers généraux dans l'armée. Le premier nommé fut Duuietz, qui avait été blessé grièveAent à Seneffe en luttant avec six canons contre une nombreuse artillerie et qui, aussitôt maréchal de camp, voulut exercer un commandement de son grade. Mais Louvois ne l'entendait pas ainsi. Il lui laissa faire le service de maréchal de camp un jour pour lui donner satisfaction, et il ordonna qu'ensuite il se renfermerait dans son rôle d'officier d'artillerie.
« J'ai appris, par votre capitaine des gardes », écrivait-il le l''" septembre 1676 au maréchal de Schomberg, « que M. Dumetz faisait « les fonctions de maréchal de camp dans l'armée que vous com- « mandez. Sur quoi, je crois devoir vous dire que, n'ayant point « eu de lettres pour servir sous vous, Sa Majesté serait surprise si « elle apprenait que vous le lui eussiez permis, et que la raison « pour laquelle elle ne lui en a pas fait expédier, c'est qu'elle n'a « point prétendu, en lui donnant cette dignité, le détourner de ses « fonctions de lieutenant d'artillerie qm sont entièrement incom- « patiblcs avec celles de maréchal de camp. Sa Majesté a eu seu- « lement l'intention que, étant revêtu de cette dignité, il pût « conunander dans les escortes d'artillerie aux brigadiers, tant « d'infanterie que de cavalerie \ »
l»jirlM{^'0 îi «''II' fait, cijinnie il suit (les sapeurs ont (Hô compris, par ordre de Sa MajV'St«\ dans los troiipi's d'artill-ïrio) : 8,000 au général de division, 4^000 au gén»''ral dr hrigade, 2,000 au rulonol, 1, "200 au rln-f do bataillon, 6lK) au capitaine, 300 au liouleuant, 100 au scrgt ul-major, 20 au sergent, 18 au caporal, t2 au <-.auonniei". La nioiLié de cliaqiio .souime aux auxiliaires et aux trains. (Gassendi, Aide-Mémoire de 1800.)