C. — Commerce
*Affiche. Dorât, Coup d'œil, I, 116 : des connaissances sans étalage, de^ vertus sans affiche.
*Afficheur. Beaum., Mar. de Fig,, Fréf. : les afficheurs et balayeurs littéraires de son temps.
*Arrérage. J.-J. R., Conf.j 9 : mon cœur et mes sens lui payèrent bien l'arrérage.
*BuREAu d'adresse. J.-J. R., Prom.y 6 : je devins le bureau général d'adresse de tous les souffreteux.
*Caramel. Beaum., IV, 275 : quel art il faudrait pour bien développer une de ces noirceurs filées, distillées, et le caramel des ruses.
CÔTÉ (présenter sous leK Helvet., II, 374 : on les présente sous le côté le plus avantageux, et les hommes supérieurs sous le côté le plus défavorable.
^Déficit. Rivarol, (Euv., 124 : lui pour annoncer le déficit des finances, e3t vous celui des idées.
*Effet. Faublas, III, 155 : je vous charge de former cette enfant; son:,'ez que c'est un effet qu'il faut mettre dans la société.
*ExcÉDENT. Riv., (Etiv., 50 : quel excédent de vie. — St -Simon et J.-J. Rousseau. (L.)
Impuiîtei;. Fcraud constate que les néologues commençaient de son temps à employer au figuré les mots importer^ importation, exporter, exportation^ et il cite cette phrase de VAnn. litt. : l'importation de notre doctrine j^hilosophique. — Ac. 1878.
^Intérêt. Mirab., Essai, 72 : les bienfaits de la société dont les avances portent un intérêt continuellement exigible.
Magasin. Helv., 11, 12 : la mémoire est le magasin où se déposent les sensations, les faits et les idées. — Helvétius emploie fréquemment celte figure; elle se trouve déjà au xvn® siècle dans une lettre de Balzac (L.). — Admis Ac. 1835.
"Mercantile. J.-J. R., Prom.,0 : laissons la bienveillance naturelle et l'urbanité faire chacune leur œuvre, sans que jamais rien de vénal et de mercantile ose approcher d'une si pure source.
MoNTHE. J.-J. R., DiaL, 2 : Jean-Jacques eut toujours difficilement paru ce qu'il vaut, parce qu'il ne sait pas mettre son prix en montre. — Ac. 1878 : faii^e montre.
*Rabattre. Mirab., Essai, 122 : rabattre ce grand événement à sa juste valeur. "Souffrance. Beaum., Les deux amis, IV, 7 : un soupçon tient mon honneur en
souffrance.
*Taux. J.-J. R., Em., IV : n appréciant rien sur le taux de l'opinion. — Helv., II, 113 : les mêmes vertus sont, dans les divers temps, mises à des taux différents... — Régnier et Regnard (L.) emploient taux au figuré mais d'une façon absolue : mettre un taux à, mettre au même taux,
D* — Vie moudaine (duel, |ea).
"Botte. Ling., X, 379 : une boite à mort entre la noblesse de Portugal et son administrateur.
*DoMiNo. Mercier (D. G.)- — Beaum., IV, 217 : le sens littéral de toutes ces
lettres badines n'est qu'un masque ou le domino sous lequel deux hommes
d'Etat iraient se concerter mystérieusement au bal de TOpéra. Echec. Beaum., IV, 224 : vous faire échec et mat sur les pointilleuses preuves
exigées par vous. — Ac. 1878.
*MisE. J.-J. R.,£/w., V : comment ne voit-on pas qu'avec une si grande inégalité
dans la mise commune... -— Conf., X : liaisons de simple bienveillance,
dont une mise d'égalité fait le fondement. Partie. J.-J. R., Conf., X : c'était en cela même que la partie était mieux liée. *PoNTE Ling., VII, 294 : il sera impossible de contester à la nation anglaise la
gloire d'être la plus prodigue nation de l'univers; c'est dans le pharaon de
la politique le ponte qui met le plus d'or sur sa carie. Quinze et bisque. Mar. de Fig., V, 2 : [les grands] ont quinze et bisque sur nous
par leur état. — Ac. 1878.
SoNicA. J.-J. R., Dial., 2 : cette résolution sera mise en exécution sonica (= exactement). — Voir L. — Ac. 1878.
E. — Vie rustique.
Canal. Mirab., Dr. et dev.^ p. 28 : le riche reconnaît qu'il n'est lui-même qu'un
canal de distribution.
*Crïbler. Raynal, VII, 212 : les corps se trahissent, se livrent tour à tour les
uns aux autres aux verges du despote. Il les crible tous, il les vanne, il les
pressure dans sa main.
*Faner. Raynal (L.). — Mercier [Mol.].
*Faux, porter ou mettre la faux dans la moisson d'autrui (== empiéter sur ses
droits), se trouve dans Linguet et Paulian (F.). — Mirab., Avis, 10 : nous
n'aurions pas même tenté de publier ce détail... parce que nous ne voulons
ni ne pouvons mettre la faux dans la moisson d'autrui. ^F'umer. Henneb., Dm plaisir, I, 1 15 : l'esprit est un champ qui languit, s'il n'est
fumé.
*FuMiEu. Helv., II, 243 : il faut souvent le fumier de plusieurs siècles d'ignorance
pour rendre un pays fertile en grands hommes. — D'Holb., Pol. nat.,
D. VII, ch. XXX : Bacon compare l'opulence d'un Etat au fumier... —
Montesquieu, Lett. pers. (L.).
Transplantation. Voltaire (L.). — J.-J. R., Conf., IX : oubliant à mon réveil
ma transplantation, je me croyais encore dans la rue de Grenelle. — Admis
^Valeur (tenir ou mettre en). Helv., II, 1 50 : leur intérêt est de tenir, si je l'ose
dire, toujours leur royaume en valeur. — Ibid., p. 208 : mettre ces dispositions en valeur.