‹ Les transformations du monde animalChapitre 34 sur 64 · LA LOI DE PROGRÈS CONTINU · texte numérisé non relu

LA LOI DE PROGRÈS CONTINU

comme les Proboscidiens, les Équidés, les Ruminants à bois OU à cornes, les Singes, n'apparaissent que dans les temps néogènes et T Homme qui représente, au moins au point de vue du développement cérébral, le summum du monde organisé, parait être dans Tétat de nos connaissances, intervenu comme le dernier acteur sur la scène changeante du monde. Cependant il faut bien avouer que Tapparente régularité de ce tableau s'est trouvée assez gravement atteinte par les découvertes paléontologiques les plus récentes. Les Mollusques étaient considérés, il y a peu d'années, comme faisant leur première apparition dans l'étage de Trémadoc à la limite du Cambrien et du Silurien; Walcotta décrit un Lamellibranche minuscule, le Modioloides ^ du Cambrien inférieur et il vient de signaler des coquilles patelloïdes du genre Chuaria dans le Précambrien des Montagnes Rocheuses. Les Céphalopodes, qui sont, les Mollusques dont l'organisation est la plus élevée, n'ont été longtemps connus qu'à partir de l'étage Ordovicien. On a trouvé maintenant des Nautilidés à coquille droite du genre Volborthella dans le Cambrien d'Esthonie et de la Nouvelle-Ecosse. Les vrais Ammonitidés, aux cloisons découpées et persillées, ont été longtemps considérés comme S[)éciaux aux temps Secondaires; les paléontologistes de l'Inde, de l'Oural, de la , Sicile et des Pyrénées nous ont révélé leur présence dans le Permien inférieur, et l'existence dès ce niveau de rameaux déjà multiples laisse entrevoir une ancienneté encore plus grande. L'apparition des Crustacés nageurs de l'ordre des Trilobites, après avoir été reculée de l'OrJovicien au Cambrien moyen, puis au Cambrien inférieur, a été

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constatée aussi dans le Précambrien de TAmériquedu Nord. 11 en est de même d'un aptre ordre de grands Crustacés marins, les Gigantostracés ou Euryptérides, dont l'extension straligraphique semblait limitée du Silurien supérieur à la fin des temps Primaires ; les découvertes récentes faites dans les canyons du Montana reculent cette limite inférieure jusqu*aa Précambrien.

L'histoire paléontologique des Vertébrés va nous offrir des exemples encore plus frappants de ce recul successif de la date d'apparition de plusieurs groupes. Lorsque Murchison découvrit dans les couches terminales du Silurien supérieur d'Angleterre des piquants de nageoires et des dents de Sélaciens associés à des écussons dermiques de Placordermes, on crût très longtemps que Ton avait affaire aux Poissons les plus anciens; c'est encore une fois de plus l'Amérique du Nord qui nous a révélé l'existence dès rOrdovicien de nombreux débris de Poissons Ganoïdes qui nous ouvrent des horizons sur la découverte vraisemblable de faunes ichthyologiques encore, plus anciennes dans le Cambrien ou le Précambrien. Nous savons maintenant, grâce à une heureuse découverte de Lohest, que les Amphibiens vivaient déjà à l'époque de la formation des schistes de la Famenne, c'est-à-dire dans le Dévonien supérieur. Les vrais Reptiles ont passé longtemps pour être apparus seulement au début des temps Secondaires : plusieurs ordres à habitat marin ou terrestre de cette classe ont été découverts plus tard dans les terrains paléozoïques. Parmi lestypes les plus anciens, il faut noter le groupe des Rhynchocéphaliens an corps lacertiforme, aux vertèbres biconcaves, avec

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