‹ Les transformations du pouvoirChapitre 32 sur 91 · T. ES TU A \ SI OHM A T I ( ) N S 1 ) ( PO L > O I K · texte numérisé non relu

T. ES TU A \ SI OHM A T I ( ) N S 1 ) ( PO L > O I K

meiits concenlrés séparément en un seul chef*. Là on f il y a un seul moulin à vapeur oli les tâches sont dis- tinctes et solidaires il y avait cent petits moidins rivaux | oii les tâches étaient confondues. Par cette substitution i y a-t-il eu augmentation de dilférences ? Non, ce n'est pas là le fait qu'il importe de mettre en relief. Aussi, quand Girardin écrit : c( sans contredit l'atelier ou s'élabore Tac lion gouA ernementale (les bureaux d'un Ministère) est de beaucoup inférieur à la dernière des fabriques sous le rapport de la division du travail » , s'il se persuade avoir signalé de la sorte le vice le plus fâcheux de notre Constitution, il fera rire tout employé ministériel qui sait à quel point la division du travail est non pas insuiïisante mais excessive et extravagante dans les Ministères où elle cause la paperasserie dont on se lamente, lui tout le premier^.

On dirait, d'après la manière dont la fameuse loi de la division du travail — en physiologie ou en sociologie — est entendue, qu'il y a eu, dès les temps les plus anciens, une certaine somme de travail, toujours la même en nature, à accomplir, et que le progrès a consisté à le découper en tâches de plus en plus* menues réparties entre un nombre de plus en plus considérable de travailleurs dont chacun est devenu de plus en plus incapable de faire autre chose que sa minuscule besogne. Or, il y a, dans ce point de a ne vaguement accepté,

1. Même dans les grands Etats, la division des pouvoirs conimouce par être vatione loci avant d être ratione materiae . c< L'équilibre de la Constitution (sous Charles-Quînt et ses successeurs) repose sur cette rivalité qu on a toujours vue exister entre l'autorité centrale et les autorités locales, rivalité qui fait que non seulement les plus éminentes magistratures sont, sinon toujours en lutte, du moins dans une sorte de jalousie réciproque avec les cours provinciales, celles ci avec les éclievins des villes, les échevins et surtout le bailli du prince avec les grands conseils, et enfin les conseils avec les maîtrises et les communes. » (Ranke.)

2. I^roudhon, dans ses contradictions politiques, critique la division des pouvoirs, mais, comme il admet qu elle a été inspirée par la division du travail, il est un peu embarrassé, après avoir vanté les bienfaits de celle-ci, pour dire son fait à celle là.

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