luug
pour le triplement de vitesse de l'iambe lent :
les trois iambes vifs
3 /j n /j I ou I J^j i-j >j I
Pour le triplement de vitesse de '
on aurait suivant le même principe :
précédente)
. 3 j'uysirnioui j ;3j jsj n\
et ainsi de^suite.
Ici^s'impose, comme à propos des doublements de vitesse, l'observation
que le vrai triplement |de [vitesse d'un rythme compris dans une mesure à
trois temps, j, devrait être limité à une mesure trois fois plus courte,
c'est-à-dire à une mesure à un temps ternaire, mesure à ^. Mais aussi, pour
la même raison que précédemment, nous continuerons à garder, pour opérer les triplements de vitesse, les cadres de mesure dans lesquels les rythmes originaires se seront présentés à nous, parce que la conservation de ces cadres donne naissance aux formules rythmiques les plus intéressantes. Tout de suite, par exemple, nous voyons que si nous triplons la vitesse du rythme suivant :
; I j J J I J. 1 nous obtiendrions avec la mesure à un temps ternaire
3 mi J. I rji\ J. I eu...
ce qui n'est qu'une série alternée de tribraques et d'une longue unique, tandis qu'en conservant le cadre des trois temps nous obtenons les deux mesures beaucoup plus caractéristiques :
9 J. JT]J. I /73J. 'JT^T
Il suflfit de jeter un regard sur ces premiers triplements simples pour se rendre compte que tout triplement de vitesse oblige à adopter pour le rythme accéléré le cadre d'une mesure ternaire et nous verrons plus loin que cela reste vrai, même quand le rythme primitif remplit une mesure à quatre ou à cinq temps.
2° Mesures à six temps. — Le triplement de vitesse de la mesure à six temps s'obtient de la même façon que celui de la mesure à trois temps, seulement ici le rythme accéléré remplit deux temps ternaires au lieu d'un seul.
Par exemples, joué trois fois plus vite
fi J. J J I donnera 18 J. J'J J • i^J J . J) J |
J- J J J I. .-. .'I J. st: y mi m
Mais il faut encore prendre garde, cette fois, que le triplement de
vitesse peut-être beaucoup plus difficile, suivant le rythme de six temps
proposé. En effet, les rythmes à -j peuvent être facilement divisibles en
(1) En faisant observer aux enfants que tout rythme de deux temps, répété plusieurs fois de suite dans des mesures à trois temps, donne deux mesures de structure inverse, nous les habituons à nommer le premier rythme « Baobab » (A — O^A ; dans l'exemple ci-dessus, noire pointée, triolet, noire pointée) et le second « Boabob » (0— A— 0; dans l'exemple ci-dessus triolet, noire pointée, triolet). Par analogie, ils reconnaissent ensuite facilement et nomment Itythmes en Baobab ou en iîoabob ceux de même caractère, à 3, à ô ou à 7 temps.
trois parts égales de deux temps chacune, dans les rythmes suivants, par exemple :
I j : jm -j j I ou I j. i^: j i^j ;^i
ou 1 i :;73JT3 I
ou en deux parts égales de trois temps chacune, comme dans les rythmes de ce genre :
6 J. 1^3 JIJ^ 1 ou 6 J ;^ : J. ^J le....
Les premiers sont faciles à doubler de vitesse, chaque groupe primitif de trois temps remplissant exactement un temps du rythme accéléré et difficiles à tripler; les seconds sont faciles à tripler, chaque groupe primitif de trois temps remplissant également un temps du rytjime accéléré et difficiles à doubler.
Pour opérer le triplement de vitesse dans le premier cas et le doublement dans le second, il faut déjà connaître des principes que nous exposerons ci-dessous.
3° Mesures à neuf temps. — Pour les mesures à neuf temps, le triplement de vitesse s'opère exactement comme pour celles à trois et à six temps, chaque temps du noiîveau rythme représentant trois temps du rythme primitif.
Par exemple :
donnera trois fois plus vite :
Des difficultés d'accélération analogues à celles que présente souvent la
mesure à y se rencontrent aussi dans la mesure à -r, amenées par la même
cause : la non-division du rythme primitif en groupes de trois temps. Elles seront également résolues, quand on connaîtra les doublements et les quadruplements de vitesse de la mesure à trois temps, et les triplements de vitesse des mesures à quatre et à cinq temps.
Quadruplements de vitesse ^^' quadruplements de vitesse de j ces mesures ne sont que de seconds
des mesures , ,, ♦ - . ,;
doublements et s obtiennent exacà deux, quatre et huit temps, tement comme les premiers, les rythmes quadruplés occupant quatre fois moins de temps ou de fractions de temps que les pieds initiaux.
Quadruplé de vitesse, un trochée lent de quatre temps :
devient un trochée vif d'un temps (croche pointée double croche) ; il y a donc quatre de ces trochées vifs dans une mesure complète :
c jnnnn i
Un anapeste de deux temps :
devient un anapeste d'un demi-temps (deux triples croches et une croche); pour la mesure complète :
Un daclyle très lent de huit temps :
devient un dactyle de deux temps (noire deux croches), ce qui donne [mui la mesure complète quadruplée de vitesse :
etc.
OuintUDlcmcnt de vitesse ^^ principe de cette accélération est le des mesures à cinq temps, -^me que pour le triplement de vitesse
^ *^ de la mesure à trois temps. Mentale-
ment chaque temps du rythme originaire est subdivisé en cinq doubles croches égales, et le rythme accéléré est contenu dans ce temps « quinaire », comme il l'était dans la meçure primitive. Par exemple, cinq noires égales :
deviendront, quintuplées de vitesse, les cinq doubles croches de la mesure à un temps quinaire que voici :
• Vt de la * précédente)
OU pour conserver comme toujours notre cadre primitif
(»-V^ de la • précédente) Cou JrrJ précédente)
58 uuiuum^ i^^' um
Calqués sur ce modèle, le triplement du dactyle quinaire
I J. J J I donnera : ,
„^ (J-r* précédente)
^ r ::r trr crr- tsr'ti
le quintuplement de l'iambe quinaire lent :
DES ACCÉLÈRAXIOiVS RYTHMIQUES 65
donnera : .
(*■-• piëcpdente)
'' pr pr pr pr pr i
et celui du rythme :
donnera :
etc.
Pratiquement, en musique du moins, ces quintuplements de vitesse sont d'un médiocre intérêt, parce que, dans la plupart des cas, les rythmes qui les subissent se trouvent par là réduits à une échelle de durée trop petite pour conserver une frappe nette et un dynamisme expressif (1).
Si nous prenons le plus simple des Doublements de vitesse rythmes de trois temps, le tribraque
des rythmes de trois temps. 3 J j j i .
•^ "^ 4 • • # I et que nous voulions
le doubler de vitesse, nous voyons immédiatement qu'il suffit de remplacer les noires par des croches, dans cette mesure, pour obtenir l'accélération souhaitée :
Mais tout de suite aussi nous constatons que la vraie accélération devrait nous donner un rythme de trois notes seulement, c'est-à-dire une
(1) Cette erreur d'échelle r^'thmique est souvent commise par les compositeurs modernes, qui raffinent sur les petits dessins rythmiques, dans le cadre du temps ou du fragment de temps, et ne tendent pas, dans un ensemble de mesures, vers l'unité de pieds ou de valeurs fortes si nécessaire à la physionomie générale et au caractère d'un morceau.
66 LES TRANSMDTATIONS RYTHMIQUES
mesure de trois croches égales chacune à la moitié d'une noire du rythme primitif, donc la mesure à un temps ternaire que voici :
i JLI^ J précédente)
Si, cependant, nous voulons, conformément à nos conventions antérieures, conserver le rythme accéléré dans son cadre primitif, nous voyons que de deux choses l'une :
1° Ou bien nous altérons le rythme par cette opération, car six croches exécutées avec l'accentuation que comporte une mesures à trois temps
binaire nous donnent trois pyrrhiques : : J J : J J : J J ': au lieu des deux
tribraques que nOUs devrions avoir : : J J J : jj J : ;
2" Ou bien nous devons rétablir artificiellement dans la mesure à t
l'accentuation de trois en trois croches : comme si nous étions en^présence du>ythme :