‹ Les Transports Aériens aux États-UnisChapitre 36 sur 98 · RELATIONS ENTRE VILLES ET AÉRODROMES · texte numérisé non relu

RELATIONS ENTRE VILLES ET AÉRODROMES

Villes Prix Temps Villes Prix Temps

New-York $ 1,00 1heure Rochester $ 0,45 10 m.

Chicago 0,75 50m. Milwaukee 0,75 20 m.

Los Angelès 0,75 45m. Seatle 0,50 30 m. Washington 0,50 DO: El Paso 0,75 25 m.

Saint-Louis 1,00 50m. Détroit 0,50 39 m.

2° La régularité

C’est une des qualités les moins observées pendant l’ère héreïque de laviation que de partir et d’arriver à une heure déterminée. Pour obtenir un horaire suivi avec régularité, les compagnies ne tiennent pas compte des temps records comme temps de base, mais elles les sousestiment légèrement. Cette régularité dépend de lentretien du matériel et du fonctionnement de linfrastruc-

(12) Notamment le S. 43.

(13) D’après les horaires des principales sociétés de transport aérien des Etats-Unis.

RE ia

ture ; des révisions fréquentes imposées par le Ministère du Commerce, une infrastructure complète et parfaitement entretenue, ont permis d'obtenir une moyenne de 95 % des vols terminés dans les délais (14).

La régularité des lignes commerciales a peu varié depuis 1931 malgré les horaires plus tendus, les vols de nuit plus nombreux.

RS PRE Sue ce deu re f en 93,61 D ER mans te tent ee 95,56 % LES RM TRE RL ET 95,55 ROSE nee RCE 93,88 % LODEL re re 94,38 %

Nous devons noter que cette régularité était en 1935, pour la Compagnie Air France, de 97 % ; 1 % des voyages étaient terminés avec un retard de plus de 100 % et 2 % n'étaient pas effectués.

3° La fréquence des services

Une formule publicitaire employée par une ligne maintenant disparue indiquait la fréquence des services pendant la journée : « Every hour on the hour » (Départ toutes les heures à l'heure même). Cette compagnie a réussi par ce moyen à s’attirer un nombre considérable de clients. Is pouvaient désormais partir à toute heure de la journée sans avoir à consulter l’horaire.

Les autres compagnies firent bientôt de même. De New York à Chicago il y a actuellement 16 services dans chaque sens par jour; sur New York - Washington, 12, et sur New York -Boston, 7. La grande ligne transcontinentale de New-York à la côte Pacifique compte 12 ser-

(14) D’après le Ministère du Commerce il y aurait en 1935, 90.124 vols dont le départ fut assuré et 85.063 terminés dans les délais.

vices quotidiens qui sont effectués par 4 compagnies différentes (15).

4 Le confort

En 1926, le voyageur devait revêtir sur les lignes américaines une combinaison de pilote et boucler un parachute avant de se lancer à la conquête de l’air. Les compagnies comprirent que la confiance des passagers augmenterait si le voyage devenait plus confortable ; des améliorations considérables furent apportées à la cabine des passagers, aménagée par un décorateur ; les fenêtres, autrefois des hublots, furent agrandies et les ingénieurs commencèrent à s'occuper des questions d’aération et de chauffage. D’année en année, afin d'augmenter le confort des passagers, des innovations apparurent : fauteuils pouvant s’incliner et permettant le repos des voyageurs, avions-s'ecpings permettant le repos total pour les longues randonnées de nuit. La dernière amélioration fut la suppression du bruit à l'intérieur de la cabine, grâce à une peinture spéciale isolante au son et à la diminution des vibrations du moteur. L’air de ventilation est lui-même « débruité ». Le bruit est inférieur à celui d’un wagon Pullmann et les conversations se font sans hausser la voix. De même qu’à bord des nouveaux gros navires de la marine marchande on ignore la mer, tout est fait à bord des avions pour « ignorer que l’on est en l'air » ; des employées à bord de chaque avion distribuent gratuitement les journaux qui viennent de paraître, les dernières revues à tous les passagers, qui peuvent aussi fumer, dé-

jeuner et jouer au bridge.

(15) Horaires au 1° janvier 1936 ; depuis, augmentation considérable du nombre de services, surtout en été.

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