‹ Les Transports Aériens aux États-UnisChapitre 38 sur 98 · NOMBRE DE MORTS PAR 100 MILLIONS DE MILLES-PASSAGERS · texte numérisé non relu

NOMBRE DE MORTS PAR 100 MILLIONS DE MILLES-PASSAGERS

Années Chemin de fer Autos Avions 1934 1,3 5,0 9,3 1935 0,0 5,1 4,1

Ces chiffres montrent que l’auto, en 1935, a été relativement moins sûre que l’avion ; les automobiles avaient parcouru 410 milliards de milles-pasagers et il y avait eu 21.000 morts, c’est-à-dire un mort tous les 19.500.000 passagers-milles parcourus.

La quantité d’accidents qui attirent si défavorablement l’attention du public est due aux transports aériens divers : touristes, instruction de pilotage, industriels ou commerciaux non réguliers. Il y a dans ce domaine, par 100 millions de milles-passagers parcourus, 216,1 morts, c’est-àdire 50 fois plus qu’en avion régulier. Ce sont ces services aériens qui créent un préjugé de danger contre l’aviation régulière.

Cette politique commerciale des compagnies de transport aérien, quoiqu’elle soit aidée par une publicité très développée, n’a pas réussi encore à attirer tous les clients possibles de l'aviation. D’après une enquête faite par la grande revue américaine « Fortune » d’avril 1936, le public américain, malgré la progression de 61 % du nombre des passagers en 1935, est encore très prudent à l'égard des risques d'accidents aériens ; 70 % des hommes et 80,9 % des femmes qui ont répondu à l’enquête préfèrent voyager par chemin de fer ; il n’y aurait donc en Amérique que 24,6 % des voyageurs possibles qui prendraient l'avion.

(17) Statistique tirée des News Week du 18 avril 1936.

L'âge n’a que peu d'importance puisque 683 % des hommes de 20 à 40 ans préfèrent rester au sol. Les raisons invoquées par ceux qui ne volent pas sont les suivantes : 70 % préfèrent le chemin de fer à cause de la sécurité, les autres raisons données sont respectivement économie, 9 % ; liberté d’esprit, 8 % ; confort supérieur, 7 %. Les compagnies aériennes, qui ont déjà réalisé tant de progrès, doivent maintenant se consacrer à diminuer encore les risques d’accidents et à le faire savoir dans le public.

Page 1