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PASSAGERS TRANSPORTÉS

Année Trafic intérieur Trafic international Total

La distance parcourue par les passagers permet de mieux calculer la progression des recettes commerciales pour la compagnie, évaluées sur la distance parcourue. Le graphique n’a pu être établi qu’à partir de 1931 et montre une régularité constante dans la progression, sans indiquer

(28) Chiffres tirés de Civil Aeronautics in U. S.

Ut

de baisse de trafic en 1934, les passagers volant en moyenne sur des distances plus grandes. L'unité qui sert de base à ces calculs est le mille-passag=r (2).

Tableau n° 14

Année

Trafic intérieur

Trafic international

Total

IST 106.442.375 13.526.202 119.968.577 19527. 127.038.798 19.513.789 146.552.587 1933... 173.492.119 25.307.960 198.800.079 1934... 187.858.629 37.408.930 225.267.559 1935... 313.905.508 46.663.923 360.569.451

Cette progression de la distance totale parcourue annuellement par les passagers provient tout d’abord de l'augmentation du nombre des passagers, mais aussi de l'augmentation de la distance moyenne parcourue par eux, en milles.

Tableau n° 15

Année Trafic intérieur Trafic international FOSESrET 226 239 IOS2 ET 268 295 LISE. 394 324 1925577 408 377 LE 423 413

Ce sont donc les lignes intérieures qui ont la moyenne de distance parcourue par les passagers la plus élevée, contrairement à ce que l’on pourrait supposer en considérant la longueur des lignes de la Pan American Airways. Cela provient de ce que les lignes intérieures sont en concur-

(29) Un passager transporté sur un mille,

ere

rence avec des moyens de transport rapides, supprimant en grande partie l’avantage de vitesse de l’avion sur des parcours réduits. Les lignes de la Pan American Airways, au contraire, ne sont guère en concurrence qu'avec des moyens de transport lents : que ce soit sur terre les traîneaux de chiens d’Alaska ou les transports difficiles et lents d'Amérique du Sud, ou sur mer, les navires cinq à six fois moins rapides que les hydravions modernes. L'avion, même sur un court trajet, peut faire gagner plusieurs journées.

Le trafic des marchandises expédiées par avion n’a commencé à se développer que vers 1931, dans le trafic intérieur comme dans le trafic international, ainsi que l’indiquent les statistiques suivantes (les poids sont donnés en livres) :

Tableau n° 16

Année Trafic intérieur Trafic international Total

La distance moyenne n’a été relevée, par les services de l’Air Commerce Bureau, qu’à partir de 1935. La distance des envois serait de 578 milles pour le trafic intérieur. Aucun chiffre n’a été donné pour la Pan American Air-

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ways. La distance moyenne parcourue par livre de fret est plus importante que celle parcourue par un passager, ce qui est normal, car les longues distances sont essentielle pour le fret. La livraison, si parfaite qu’en soit l’organisation, nécessite toujours un certain temps qui absorbe le bénéfice du transport par avion sur les courtes distances.

B. — Les transporteurs n'exploitant pas une ligne régulière sont très nombreux aux Etats-Unis ; les services effectués par eux peuvent être des baptêmes de l'air, des vols touristiques ou les taxis aériens. Le nombre de passagers transportés par eux a été calculé d’une manière assez approximative par l’Air Commerce Bureau, car le contrôle est peu important.

Tableau n° 17

Année Passagers transportés ES 1.732.000 NS IRUReS 1.840.000 biere 1.430.000 10922 879.000 FO me 906.000 194725 1.044.000

Il faut noter le nombre considérable de passagers en 1929 : 10 fois plus important que celui des passagers transportés sur les lignes régulières. Ceci parce que ce sont des vols très courts, de caractère touristique et nouveau.

Leur industrie a subi en 1931-32 les conséquences de la crise ; une légère reprise, apparue en 1933, se continue en 1935, puisqu’au premier semestre 556.332 passagers ont été transportés.

La diminution du nombre des passagers a cependant des causes permanentes : sécurité beaucoup moins grande que sur les lignes régulières — en général un mort tous les 500.000 milles parcourus, — responsabilité du transporteur moins étendue que celle du transporteur régulier. On peut même dire que l’avion n’en est déjà plus au stade de l'expérience et que les baptêmes de l'air ont perdu leur attrait d’inédit.

Les progrès sur les lignes régulières sont constants, et une statistique récente indique que les records de l’année 1935, tant au point de vue passagers qu’au point de vue fret, seront largement battus. Les résultats des six premiers mois de 1936, publiés par l’Aero-Digest de septembre 1936, indiquent les progrès suivants : 421.857 passagers ont été transportés du 1” janvier au 30 juin 1936, sur les lignes intérieures, au lieu de 319.484 en 1935, soit une progression de 32 %. Les passagers-milles passent de 139.436.311 à 179.509.746, soit 29 % d’augmentation. Le poids du fret transporté augmente de 106 %, passant de 1.412.969 à 2.911.775. De même la quantité de poste a augmenté, passant de 2.400.000 tonnes-milles de poste en 1934 (50), à 4.140.000 en 1935 et à 2.600.000 pour les six premiers mois de 1936, ce qui est un nouveau record.

Au point de vue du trafic, les résultats de l'aviation américaine montrent une progression continue, malgré la dépression économique. L’aviation est devenue indispensable aux Etats-Unis.

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