CONCLUSION
: Le commerce a toujours comporté un certain risque. Les grandes entreprises d'autrefois étaient celles comportant les plus gros risques.
Ils surent risquer leur temps, leur argent et parfois leurs vies, les grands commerçants qui fondèrent les premières compagnies coloniales : ainsi que les grands armateurs qui importèrent et exportèrent outre mer. Le succès était la récompense de ceux qui avaient l’audace nécessaire pour réaliser une idée heureuse. Certains ports conservent la trace de ces fortunes rapides et montrent orgueuilleusement les hôtels, les parcs, les théatres ou folies, dus à la bonne arrivée de quelques navires précieusement chargés.
De nos jours, les grandes entreprises sont devenues des machines administratives, aussi lentes à concevoir qu’à exécuter. A la propreté près, le bureau d’un armateur ou d’un exportateur ressemble à celui d’un receveur des contributions. Le commerce sombre dans la bureaucratie. Il a horreur du risque. |
On ne peut supprimer tous les risques ; certains sont inhérents à la nature des choses. Plutôt que de les supporter, le commerce préfère s’en garantir en partageant son bénéfice avec un assureur.
MR
Aussi bien notre siècle est-il celui de l’assurance. On s'assure contre les accidents, les maladies, les infirmités, on assure sa responsabilité civile, la dotde ses enfants, les sommes suffisantes pour fournir aux besoins de sa vieillesse, on assure son cheval ou son chien; mais les assureurs maritimes, les premiers assureurs, eux qui couvraient déjà les risques du navire ou de la marchandise du temps du guidon de la mer, en sont restés à leurs conceptions archaïques et ont à peine augmenté les garanties offertes à leur clientèle.
Comme les autres commerçants les Compagnies d'Assurance ont horreur du risque.
Ce ne sont pas les risques afférents au transport lui-même qui restreignent l’emploi du connaissement direct. Quels que soient la forme et le libellé du contrat de transport il faudra toujours charger, décharger, transborder, manutentionner, dédouaner, transporter la marchandise. Les risques qui en découlent sont inhérents à la nature des choses et le commerce s’en arrange. |
Ce qui paralyse le développement du connaissement direct ce sont les risques provenant des conditions accessoires du contrat de transport, de leur diversité, des exonérations qu’elles comportent.
C'est aux assureurs qu’il appartient d’en prendre charge et de couvrir les commerçants contre des éventualités nouvelles issues,non pas d'opérations utiles à la marchandise, mais de complications contractuelles ou de procédure, d’un manque de coordination entre transporteurs. s
Puisse le commerce, un jour venant, trouver
Lee — 119 — LH Ge ia : J A y # ?
) DRE Sr DS
ainsi dans le connaissement direct un document "# simple, pratique, lui permettant de faire effectuer = des transports successifs avec la même facilité que
des transports directs. A7 Vu: Vu : s
Le Président, Le Doyen,
: G. RIPERT. BERTHÉLEMY. 0
Vu et permis d'imprimer ag
Le Recteur de l'Académie de Paris, Ps
CHARLETY | de .
S | en