LE S'ES
LES .TRAPPEURS DE LA, BAIE ,D'HUDSON costume. annonce plu-|.
‘tôt un ecelésiastique qu te une blouse ou froc d’étoffé grossière, lâche, et retenu à la taille par une ceinture de cuir. Quoique substantiels, ses mocasins sont très simples. Ila la tête ‘couverte d’une petite calotte de drap à, peine assez large pour les fonc- tions qu’elle est destinée à remplir. Son aspect. général prouve qu’il n’attache pas une grande importance à la toilette, quelles que puissent être ses dispositions our les grâces spirituelles. À l’exception d’un coutelas, pendu à sa cein- . ture, il paraît ne point avoir d'armes, Jne croix descend de son cou, par une petite chaîne d’acier, jusque sur sa poitrine. Un besace, au ventre grassement arrondi, est jetée sur son dos. Ses traits sont accentués et réguliers. Leur expression est grave, réfléchie. Tandis qu’il contemple alternativement le lac et les cieux, un canot d’écorce double un petit promontoire à sa gauche, et aborde sur la grève sablonneuse, près de lui. L’embarcation contient, deux ersonnes : L’une assise à la poupe a de irges épaules, un extérieur musculeux, et, un visage, rien moins qu’ayenant, perdu sous une chevelure et uné barbe rousse luxuriantes. C’est Chris Carrier.
Wap est Mark Morrow. La vue “a l'étranger semble lui être désagréa-
—Qui est-ce ? dit-il. Cet homme a Une mine qui ne me revient pas. Je lui nr volontiers prendre un bain dans f Jac.
‘—1f n’a pas l’air bien dangereux, capitaine, répondit Chris. On dirait que, ur la première fois, il a perdu de vue les établissements civilisés. Je gage que c’est quelque pauvre diable égaré par accident.
—Nous allons veir! reprit Mark, mettant pied à terre, la carabine à Ja main, et marchant vers l’étranger.
Qui êtes vous ? lui demanda-t-il, d’un ton impérieux ; que faites-vous ici ? que voulez-vous ?
L’inconnu fit le signe de la croix et
dit:
athlétique. S dique Edhe qu'un trappeur. Il e
—La paix sait avec toi, mon fils!...
Ah ! diable, vous êtes ecclésiastique. Singulière place que celle-ci pour in prêtre ui tt à
Pattout on peut adorer Je Seigneur, répliqua dévotieusement l’autre, en se découvrant. MDE Mark remarqua aussitôt qu'il était tonsuré. ri —Mauvaise place pour les têtes chauves ! reprit-il. PTE —Daigne, mon fils, témoigner plus de respect à ma profession. Thil —Je respecte peu l’habit, répliqua Mark, en haussant les épaules. .
—Cela ne te fait point honneur; car tous les gens civilisés ont de la déférence pour l’état religieux. J'ai toujours remarqué que ce sont les plus braves et les meilleurs qui ont le plus de vénération pour mon caractère come serviteur du Très-Haut, ds Le prêtre se signa de nouvéau et récita pieusement Gloria tibi Domine !
—Vous pouvez bien être ce que vous paraissez ; mais avant que je Vous àccepte pour ce que vous prétendez être, il faut que je sache pourquoi vous êtés —Mon fils, je suis un humble missionnaire de la croix, parmi les tribns
indiennes, quoique mes travaux aient
été, en grande partie, bornés à ce péuple inoffensif que l’on appelle les Creés.”" —C'est très bien jusque-là ; mais ça ne répond pas à ma question ;, (a n’explique point pourquoi vous êtes si, é19{gné du champ de vos travaux, répondit Mark, attachant sur le prêtre un regard scrutateur. | forts —L’explication est facile. J’ai quitté le pays des Crees, il y a plusieurs jours, en compagnie d’un chef converti et de sa fille. Il y a deux nuits, nos che-
‘vaux nous ont été volés par les Pieds-
noirs, circonstance qui nous force à côntinuer notre route à pied. 2 —Pardonnez-moi, bon père, mais où sont ce Cree converti et sa fille ? fit Mark Morrow tournant les yeux autour de lui. RE Eu —S$i vous voulez vous donner là peine de me suivre uu instant, je Vous montrerai le Cree ct sa fille, laquelle, vu Ia race d’où elle sort, est une graciéhke femme. rar Morrow et Chris grimpèrent aÿéc le rêtre un étroit sentier. qui seérpentait Jusqu'en haüt d’une falaise. Parveris au sommet, ils aperçürent deux pérson-
.nRges assis à terre, près d’un feu. A “approche du trio, ces personnages se levèrent. Le Cree converti était un “Indien long, osseux, à l’air grimatid.
.. —1l a arieusement la frimouse sauvage, marmotta Chris. J'aurais peur qu’il se levât pendant la nuit pour me manger si je Voyageais avec lui. Il ne peut rien y avoir dé bon dans une pareïlle créature.
Il a l’organisation et l’extérieur que lui a donnés le Créateur, dit le prétre. | L —$’'il en est ainsi, répartit Carrier, on ne saurait dire que le Créateur à beauçoup fait pour s’attirer sa recon- -Nüussance. Parle-t-il anglais ?
—1l comprend un peu notre langue, mais la parle très imparfaitement.
Per AE ER dit Morrow, ne ressemble guère au père. Elle est bien jolie, pour Mnesquaw. Je ne crois pas avoir vu jun minois sauvage aussi gentil.
L’indienne tourna furtivement ses syeux noirs.sur Mark qui demanda:
uv: 7 Estrelle aussi convertie ! Il me semble qu’il lui reste quelque chose de sa sauyagerie naturelle ? Ne remar< quez:vous pas, mon père, l'éclat parti:
ier de, son regard ?
de. l’enfer. Ne trouvez-vous
” —Malgré l’œuvre de la grâce qui l’a touchée, elle est encore un peu farou- She, répondit le missionnaire avec componction. Et ce chef lui-même a déjà Contracté quelques-unes de nos habitudes dont il ne se départira jamais, vous :pouvez men croire. Il s’est opéré en lui un changement qui se manifestera glorieusement aux habitants de Selkirk, .quand je leur montrerai comme un des ruits de mes labeurs.
.,1,Comment le nomme-t-on? demanda Mark, dont les dontes n’étaient pas enfièrement dissipés.
2 mmo0vant la coutume excentrique de sa race, il s’appélle Wa-wa-be-z0-win ; quoiqu’on Je connaisse ordinairement sous le nom d’Arc-qui-plie, contracté en :Bande-l'arc. Il a eu beaucoup de réputation comme guerrier, et parfois encore son esprit impétueux fait explosion.
Chris Caxrier tira Morrow par la manche, et lui dit à l'oreille :
-Sulier La mignonne | ABREE es flammes plus dévorantes que cel
pas 3
——Voilà une bonne fortune, capitaine ; ce ghillard-là'est be Pil vous futit.
Si vous pouvez l'emmiènéf daris Jadtverne, il vous souder’ bel et bien, stiivant lu loi, avec cette fille. Ca'l4 satisfera, voyez-vous, et elle éésséré de’géindre jouret nuit. tant mel
Mark réfléchit: L’idée lui soutiait.
—J’y penserai, Chris, répliqui-tail du même, ton. Muis il faut que jé causé'eñcore avec ce drôle’ poür m'asstrer de ses intentions. APRORIEE AN d ”—Son histoire paraît assez croyable, sauf là conversion de l’Indien qui n’est pas aussi aisée à avaler, dit Carrier. Côniment croiré qu’un homtne ronge /sé'soit converti, vous ou moi ! peuh{ L'Indiën
a été créé pour être sanvage'et/méchañt,
vous ne pourrez le changer. Eh:!'cétte coquine ‘élle-même a ‘assez de” inlice dans lés ‘Yeux pour tir: jenhé! et vigoteux guérriér, 1 10) 1-85 IR !—Bande-arc, dit Morrow, de quefle direction venez-vous ? a ! Wa-Wa-bé-zo-win se retourria ‘lentement vers Mark. ain Maude A )u soleit levant, répohdit-il litoniquément. es HR de —Quelle distance? : db:
: Trois jours dé marche. ‘"" , —I1 parle bien l'anglais, dit Mafkigu missionnaire, Vos instructions ‘li ‘ont fort profité ; je vous en fais moh compliment. Il est probable que j'ai dû ertendre parler d’un homme aussi’ fameux ue Vous, et je vons serais très obligé e me dire votre nonr. . rest Mark Morrow fixait ses yeux pénétrants sur le ‘visage plaéide du ''prêtre qui répondit : CET —Je ne puis mé flatter qué mon hom où mes bonnes Œuvres, si j’eh'#i fait, aient dépassé les limites du Champ'de mes opérations. Je n’ai pas Cherché à plaire aux hommes et à acquétir de la célébrité par mon zèle et ma piété. Cès enfants de la'nature, à la éonvérsioñ'de qui j'ai travaillé, m’appellent péré Louis, et je suis heureux de cette appellation.
—Eh! bien, père Louis, que pensezvous des affairet mondaines ?'avèz:vous quelque goût pour la bohtie chète ? ‘En d’autres termes, én ‘vous ‘efforéant de sauver les âmes dés!autrés, n gligezvous lé soin de votre cürps?® °°" "771 — Pas tout à fait, je le confesse, ré-
{Ga
pliqua le missionnaire en levant les épaules, d’ai fonjours cru qu'il était de mon devoir d’avoir quelque égard pour l'accumulation: de, la substance. mondaine.;, J'ai fait, fructucusement, avec les agents des compagnies de la baie d'Hudson et du Nord-ouest, la traite des
leteries: : Il m’a paru convenable
’agir ainsi.
Et le père Louis jeta à Mark Morrow un regard d'intelligence.
= Bon missionnaire, tues un honnête compère, je le jurerais, dit Mark, en riant. Si tu es l’homme que tu parais être, un partisan des agréables jouissances terrestres, il sera possible de.faire un arrangement à notre satisfaction mutuelle.
Ge disant, Mark étudiait la physionomie du père Louis. Son epinion flottait indécise. Tantôt il avait foi en lui ; tantôt il dountait et tantôt ne savait que penser. |
Mon fils, repartit le missionnaire, il n’est pas un homme sage celui qui ne songe pas #lui.
—C'est un Daniel! s’écria Mark d’un ton sarcastique.
—Salomon lui-même, l’homme le que sage de la terre, ne dédaignait pas
e ponrvoir amplement à son confort, Il büvait dans des vaisseaux d’or et d’argent, et, s’il faut s’en rapporter à l’histoire, il se faisait servir par les plus belles dames que l’on pût trouver dans son royaume. Ah ! soupira le missionmaire, je crains beaucoup que ce sage monarque n'ait été trop adonné aux choses terrestres !
. Le front de Mark s’éclaircit ; le:nuage de soupçon qui l'avait obsturci venait de s’évanouir.
—Pèré, dit-il, la nature t’a donné des proportions de Titan ; tu as beaucoup de sang; d’os et de muscles, et tu as sans-doute beaucoup souffert de la mauvaise nourriture. Je gagerais vingt-cinq louis maintenant que tu appartiens, à l’école des viveurs ; que tu te soncies plus. d’un:bol de punch flamboyant que de Ja perte d’une âme, et que tu préferes les dollars aux pénitences.
--Ne parlez. pas trop légèrement en
résence des, païens convertis, répondit
uis,avec nn geste significatif. Je |”
souhaite vivement que la graine que
Us
j'ai semée prenne racine et donne dés fruits abondants. pe Hoi +Père Louis, tu es un rusé mois.
Mais ton pieux gosier aura-t-i! vbjection à une goutte de whiskey ? Ch:is, passe le flacon au bon missionnaire, }
—Il n’est peut-être pas séant que je donne le mauvais exemple devant ce tison arraché au brasier ; mais je dois
urtant, me montrer reconnaissant de
a courtoisie et ne férai que tremper mes lèvres dans ce breuvage non-cônsacré, Bande-l’arc, dit-il à l’Indien,regarde là-bas et vois s’il n’y a rien de suspect.
a-wa-be-zo-win, secoua la tête 'en guignant, avec envie, le flacon que Chris tendait au missionnaire.
—Non, non, mon fils, dit ce dernier, en réponse à la muette requête du sauvage. Ce breuvage est trop violent êt d’un caractère trop rebelle pour qu’une créature aussi faible dans la foi que tu l'es, puisse y goûter. ,
Après cette religieuse admonition, le missionnaire appliqua la boutéills” sur ses lèvres, Elle y resta longtemps faisant éntendre un glou-glou régulièf. ‘Si elleln’eut pas contenu ‘au! mois ‘üine pinte et dernie, le père Louis Peut eogscieusément draînée jusqu’à la dernière goutte. Après cette libation, il fit clapper sa langue contre son palais et dit à Chr:
en reprenant haleine : ASE
— Paz vobiscum ! | uos
—Ça signifie qu’il n’y a presque plés rien, n’est-ce pas, monsieur ? Mnsts.
—Cela signifie “ la paix soit avec toi!” dit le missionnaire. 9.p4
—Il n’en reste guère! ‘gromméla Chris, considérant piteusemént la baisse subie par son stimulant chéri. sn
— En vérité, mon être intérieur est à la fois réchauiié et rafraichi. ‘Uné petite dose ne ferait peut-être pas grand mal à ce pauvre païen. Avec votre permission, il se mouillera la ‘langue avec ce breuvage, quoique ‘jé puisse affirmer que laction bienfaisante ‘de mes paroles ait considérablement: affadi son appétit pour l’éau de feu. Ie
Le père Louis transmit
le flacon: à son néophyte qui le saisit avec ‘avidité
et en acheva Île contenu d’un seul trait.
—Quél malheur que nous n’éfiaÿ pas encore une pinte pionr la fillé man-
S'il y en avait deux eu trois comme ça; whgallon de whiskey ne serait pas suffisant pour une tournée.
Prêtre, dit: Morrow, avec plus de vivacité qw’il n’en avait montré, viens avec mai et ti: feras chère-lie. Mais, d’abord; jure-moi le secret,
—Mon métier est' de garder les secrets,dit Louis. Mon sein est un dépôt sûr: Jai reçu plus d’une ‘confidence qui ferait pâlir la lumière:du soleil. Jai entendu de nombreux pénitents et de grands pécheurs.., ':
“Leurs fautes secrètes et leur contrition reposent dans ton cœur pur et misérivordieux:! ricana Mark.
—Ouvre:k marche et ne crains rien, dit-16 missionnaire.
—Et'ces Péeuux-rouges ? fit Marks :1
—Îls maccompagneront ; je réponds de leur bonne conduite. LE
Un momeñt! ajouta’ Mark qui prit:
Chris à part et causa avec lui de ma:
nièré à céque sés paroles n’arrivussont pas’aux: oréilles des’ autres. Lorsqu'il revint'près d'eux, il était songeur. : ::
Père" Louis, dit-il durement, vous:
me’:suiyrez hveé ces deux créatnrés:
Mais jevous avertis qu’une indiscrétioni|
vous serait fatale. Si vous révéliez ce Qué vous: verrez, entehdrez on 'appretidreg,! jé ‘mepaierais de votre vie.
Estee compris ?
—Je vous ragantis que je suis par natureetpar devoir muet comme la tombe.
Conduisez-moi où vous voudrez, ét vous trouvereéz’en moi un compagnon ferme, joyeux et prudent. Hu
L'existence, vous le savez, reprit Mark, avec une expression caractéristique; n’est pas una affaire que l’on hasarde légèrement, Si quelqie chose vient à transpirer, souvénez-vous d’avoir été aveñtil Quant aux Indiens, ajouta-til, en baissant la voix, nous avons une manière ’sommuire de les expédier D Lg mr ‘vouloir incommo-
er1it09 h) 4
Les'yeux de Mark s’attachèrent, pour la centième lfois, sur le visage de la Jeure:Creey Son étrange beauté l’intéresshit évidemment. Puis, chassant les idées que cette contemplation excitait en lui,;il'rédescendit lestementla falaise, et tous s’'embarquèrent dans le canot.
LES TRAPPEURN DE:
gréa'Ohris. Beaux: convertis, max foi ! |
LADA D'HUDEON
Re “CHA PrrÉ Fe: " SE “ HOSPITALITÉ SOUTERRAINE., Chris Carrier saisit la pagaie. et bientôt l’esquif toucha à l'entrée. de la retraite souterraine où, deux fois,. nous avons introduit le lecteur. rai À à Le père Lonis se. montrait jovial à l'excès. Le “ breuvage non-çonsacré”?
produisait clairement ses effets légitimes sur son organisation. Il paraissait assez indiflérent à ce qui l’entourait, tandis que Wa-wa-be-zo-win, d’une race natusellement circonspecte et. prudente,regardait avec méfiunce la sombre ave...
nue de la caverne. Sa fille, montrait
pl
aussi quelque répugnance à aller, plus, loin. ,
. —Avance, Peau-rouge, et n’aie ÿas peur, cria Chris. Tuas déjà vu deplas,
Le
vilaines places que celle-ci, jen sûr.
: Puis à lu fille:
—Marche, la belle aux yéux noirs !' w’aie pas l’air d’une chèvre effarouchéé, Il n’y a rien ici qui te puisse}blesser.
Et à Mark: é
—Avez-vous remarqué ses regards, capitaine ? Ils sont plus pointus que des aiguilles: Je suis certain qu’elle a dans” l'esprit un gros tas de méchancetés. - Il ne doit pas faire bon lui marchér s@r'le bout des orteils: Cependant, après tout, on ne peut s’éempêcher de la reluquer.:
Sans cette mine féroce qu’elle prend, de’ temps à autre, ça ferait une fière femme pour un gaillard de ma trempe. f°
—Demande-la à son père, répondit sèchement Mark. DPI 0
La bonne humeur du missionnaire :
semblait augmenter à chaque pas. : Ik.
chantait des lambeaux de chansons, et bredonillait des fragments: de: prière latines.
—Votre hospitalité est un peu froide, mon fils, dit-il enfin, en frissonnant. Le corridor de votre domicile n’est pas très chaud. 9]
—Nous trofverons bientôt de la cne leur, répondit Mark. Le: passage::s’é-:
largit, comme vous voyez; deux /totrs: | encore et vous serez en un :lieu'canfurs table, f {5 } JIV à!
La promesse fut bientôt remplie. :Ler: ::
père Louiset ses compagnons indiens: '; furent ‘introduits: dans cette salle::où -:
il),
Kenneth Iverson avait passé quelques heures si désagréables. Elle dffrait le même aspect qWulors ; seulement, une demi-dotizaïne d'hommes aux physionomies! repoussantes l’occupaient. Ils
étaient en train de fimer, boire ou cau- |’
ser. À la vue des notveaux venus, ils se mirent à hausser les épaules, en chnchottant et rieanant, Un coup d’œil de Morrow les arrêta.
à-Voici més gens, dit ce dernier au missionnairé. © Défénse à vons de demarder qui ils sont et pourquoi ils sont ici, L’existence de cette retraite doit rester inconnue. ‘Si vous nous trahissez en en sortant, le couteau ou la hache...
vous entendez ?
— Nous avons déjà discuté ce sujet ; je Pai compris avant d’entrer ici, répondit le prêtre avec tranquillité. L'état de votre garde-manger me préoccupe
lus que toute autre chose. J'ai tou-
Jours eu nn. excellent, appétit, comme vous aurez Occasion de le constater et moñ ami ] guide: Lare ne m'est pas inférieur à cet égard.
— Appelle Hagar, dit Mark à Chris,
qui.cria ce uorm euphonique avec un tel effet que la négresse parut bientôt. Elle riait comme d'habitude >
—Nous voulons manger dit Morrow.
—Que. vos. provisions soient abondantes, fille d'Atique, ajouta le missionnaire, car la matière humaiye a besoin de se nourrir et de se sustenter avec la matière animale qui périt par l’usage.
Né comprenant pas trop ce que disait le prêtre, Hagar hésitait sur la réponse qu’ele:ferait,; quand Mark Morrow s’approcha d'elle et lui dit à voix basse eh ar auxquels elle répliqua
’un-ton suffisamment élevé pour être entendue.
—ÆElle pas vouloir se lever, pas du tout, massa.. Elle dans uf faible esprit; faible, bien faible !
Le visage de Mark s’illumina d’une vive:rougéur et il se retourna en mâchant -un: blasphème entre ses dents.
Puis; traversant la salle, il parla à l’un de ses hommes. Peu après, le père Louis vit cet homme se poster dans le passage conduisant à l'appartement où ils setrüuvaient: Ensuite, Hagar servit, sur la: table-de hois brut qui embrassait
les deux tiers de la pièce, un repas co-.
pieux sinon délicat, V
— Vos convertis s’assèyent-ils à table comme les gens civilisés ou préfèrent ils s’accroupir à terre demanda Mark.
—Ils se sont montrés si disposés à adopter les coutumes de l’homme blane, et les ont si bien apprises qu’ils se çon-.
formeront, sans violence, à l'étiquette.
Vous aurez bientôt la preuve qu’ils peuvent s'asseoir à table avec assez de bonne grâce et savent manier la fourchette etle couteau-avec rapidité, sinon avec élégance, répliqua le prêtre. Hi
—Ne m’avez-vous pas dit le nom de cette fille ?
—C’est Nay-wa-da-ha, ou la fille aux yeux sauvages. Il se passera longtemps, Je le crains, avant qu’elle soit «entière :
ment imbue des doctrines de la vraie.
église, re bi
—Je le crois sans peine, à. en, juger par: sa mine, Mais à table ! Hagar nous.a donné ce qu’elle avait, Faisons honneur à ses plais. Wa-wa-he-z0-win,. ; assieds-toi. là-bas ! Nay-wa-da-ha, la fille aux yeux noirs, mets-toi à côté de:
moi,et tâche, si c’est possible, d’être plus aimable. La vivacité farouche. desites:
prunelles fait injure à la suavité de:ton. | visage, lis TT
Bande-l’arc et sa fille obéirent-avec moins de grossièreté qu'on aurait pu-en: : ; attendre. Mark remarqua que les yeux: | de Wa-wa-be-zo-win caressaient fréquemment une grosse bouteille placée sur la table, 6
—Quoi ! s’écria-t-il, le palais de votre converti désire encore de l’eau de feu ?
Je crains fort que Pœuvre de la grâce ait été inefficace sur lui. fi
—Mauvais rhume! répondit Bandel'arc. Ilest là, fit-il, en-posant la main sur sa poitrine. Eau de feu échauffe:
et guérit les maux. Eau de feu, grande médecine !
—Bande-l’are, dit sévèrement Je miss: :
sionnaire, tes goûts sont dépravés; Je:
te recommande d’être en garde contre:
les tentations de la chair. Bois souvent, mais modérément, suivant l’exemple:
que je t'ai donné, quoiqu'il vaudrait:
mieux, pour la faiblesse de ton estomac t’abstenir complétement. | sp 260b
Déjà Wa-wa-be-zo-win, s'était versé) une quantité libérale d’esprit: dans’ une:
Q BLIUW 9
cpe 1 iétain ‘Al: avala la Dion et
pr voluptueusement ses lèvres avec
sa langue, avant derépondre.. 1, :.
-"ÆEstomac. très capable, sitihs pes
remplir lui ; jamais ivre. ,
Ne soyez pas surpris ct ne portez pas sur moiun jugement téméraire, remarqua le père Louis,s’adressant à leur am itryon. f -3
:#Bois , sans inquiétude, bon père, répartit: Morrow, en souriant. Je. me
souoie de tes affaires comme. de rien. !
Mais, ajouta-t-il, en se penchant vers le prêtre, cette Nay-wa-da-ha a la beauté d’une jeune pa rc Je ne puis m'empêcher ladmirer, Entrelle honnête, dis, bon père 1 »nSonihonnêteté n’a jamais été mise en-donte. Elle touche.à son: seizième printempset est destinée. à être la femme |.
d’un grand chef. aptifé —Ün:blanc, lui .conviendrait. mieux qu'un:nègre rouge, murmura. Chris.
Les yeux.de la. ane fille > Rayon méêrent sur. Carrier, Hire 412 a+ Pas nègre rouge s graud chef ibien brave! s’écria-t-elle avec empartement.
stirMn.fille, dit le, missionnaire, est.ce sänsique tu profites de mes instruotions ?
Ta nouvelle religion. défend, expressé- |.
ment la colère.
Puis à Morrow: «0 1: | 11 mMVous voyez quelle détestable genes lasvsiété d’hommes blancs dissolus a exercée sux ces enfants dela, nature.
imGela ne:mesurpreud. pas, réplique Mark, 8 a à, la gaîté,. , Les Indiens, prennent aux : trappetus. leurs plus, mauvaises habitudes, -IL ;en, est:
qui jurent d’une façon -odieuse, tout en transposant, leurs paroles, ce qui: donne à-leurimpiété:le.plus drôle d'effet :ima- &inable. :Wa-wa-be-zo-win, je. suppose que; vons vous êtes défait de l’habitude it 2 mauvaises paroles.
—Depuis bien longtemps. . Pas dit mauvaises ‘paroles ‘depuis six, huit, dix ans. . Accoutumé à jurer à tout moment-polvoir pas m'empêcher, Indiens jurer—jurer quand ils dormen mère jurer Junqu'à la mort. , Elle être une do
—Pat!, intetrompit vivement. le prétre. Seigneur, ne mandis pas. |.
«des traits: de Wa-wa-be-20-win s'allongèrent. Il se signa en marmottant :
dors
influ-
LES TRAPPRURS DE LA DAT D'HUCSON
ur fm arois en: Diewrsan we ierge rie--Anges—sain is—croix —chapelets.-—Grandas médecines; oui bien grandes. UE SOU SO 200 db “Mark et Chris, occupés, àrce mpent à considérer Nay- arha ns tèrant (us gros rattention à, ce qne,idismié Ê op . er ui lança un regard de re TOUT 0 Dieu! Indien ps gp a courte. , Ainsi, ne. rien, pouvoir, faire, Prendre pc sd pour être bon, chrétien. b gogdan tire : : Cris versa un peu de. whiakey dans un vaisseau, et le passa à la. fille aux, yeux noirs. Ælle le flgira, goûta et le déposa près d'elle en disanti; 4 vo —Pas bon! diablement fort !. YOU Chris et Morrow. éclatèrent.de, rise, .—Quellé femme. est-c6,1 dit.ile Los nier bib, “Femme |! répéta Chris, je né: ve drais, pas avoir une querelle aveg: le.
Je]n’aime, pas voir autour. de moi vos [squaws apprivoisées. Gagnez.Jeur aflection et elles s’attachent a rés vous, ed me: un serpent après un daim ; j55:
«Gagnez leur haine et elle. v poignarde ent ! répliqua Mark, 5.1; Et s’adressant au prêtres:
—Père, ja voudrais vous ne ‘en particulier.
—Nous ayons tont le temps, ro fe.
Si nous voulons bien faire; faisons, s’il vous plaît, chaque chose à son heure, Je m’aperçois que, votre ‘bouteille: bhjsse.
Il ne faut pas traiter avec mépris ces nécessités de l’animal, Fille de la nuit, remplis nos flacons; môn ami inconnu, buvons‘à üné plus grändéiintihité.
Lun négresse, sur uu signe de, er seirendit à cet, ordre, et. Wa-wa Win-prit: la liberté .de charger son let jusqu’au bord.
—1l boit aussi natrirellement, PER blanc, grommèla ‘Carrier. Il n’y, pas assez de liquide pour Nr GP à la ronde, si ga va commeiça;:;sit > «1
Toutes des, boissons. euivrantes ; pror -| duisent sur nous-une sorte d'invitatipn.à la bienveillance. L’alcopl :éehanfle l’osganisme humain eten excite tons DIET les plus viles et les plus: nobles parties.
Quelques verras augmentent mr cette singulière, mme >: RO ENÉS : GE veau. Pendant un temps, ils ajoutent de
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LES SAAPERURS DS ‘ 4 tft [
AOZDUH'A HIAU A à la fre à ses conceptions, et éveillent os qu'atitéd chbiviéies de son esprit: On stis éffrt| et:on pense saris telide ven: fhatlltés. ‘Les patoles: jnitlistent du gosier avec aisunce et'spontanéité, y tp ‘partie ‘de hotre Ego- | “mie: Afouivons une bonne camugédérie” We où) duparavatit, nous ne déeouvrions rien de céngénial. Notre/main presse htune main qu’elle n'avait jamais touchée où mônie qui lui étuit antipathique.: Le mondé nous distribue ses plis rüvissants sourires. :L'avenir est couleur de rose. Nous parlons ‘de nos maîtresses, de notre famille, de “os projets, craintes, espérances, avec tné étr' parfaites) 2h vinio, coritas.
Nous ne sénñtons la fatigue que quand une voix pâteuse; des yeux brouillés;inoéttailis) nous commandent le sornmeil. | 194w/beut d’une-heure;: Mark: et-ses| hôtes paraissaient complètement : sous Yinflaence de cette boisson que bien des gens aiment spus une {orme ou sous te autre; mais que tous décrient, :: Les verres s’entrechoquaient souvent. La conversation haussait de tom Tous parlaient à la:fois, car chacun avait: quel:
ie chose à dire et chacun voulait se faire.entendte. Wa-wa-be-20-win setenait au niveau de ses supérieurs en ci-| Wilisatiôn. Il eausait, en indien, avec sa fille ; se balançait, de côté et d’autre, sut Son sibge, avait les bras ballants comme des fléaux ; bavait sec et son- Vént, ‘et pürfois envoyait un Loup ! que tévetbériient bruyamment les échos de a caverne. JPY $ ù J Honor ‘rocre QHARITRE, XXe, ., loss 1 MANDIEN ET LE PRÊTRE.
MB Môrrow commença à'canser du si jet qu lintéréssait le plus. Loris l’é- ‘contà avec’ une sorte d'attention stupide. Faisant à son auditeur la descriptioilde Sylveer, le premier analysa ses Charmes avec l'enthousiasme complaidñt'@un homme passionément épris.
La symétrie de's4 pérsohne, la grâce de
ses traits; Ta vivacité étintelanté de ses |
Ayêtix: les sbdrietions de'son ‘intélligen- “68 réçtirent-tour' à tour de ‘chaléureux k YOL OUOZS AIO PS IO AN ITALIE 25} sda conclusion, ditle mis- Mona) éit'l'intérrompäant, vous êtes ‘épris ae dette jeune:fille. "1
3 JHOÏTOIE ?1
(I 'IAUA [ #\ Morrow avoua qu’il l’aimait, Le whiskoy avait fondu: sa réserve, etiil sevait peu’ de scrupules à s’épuricher /duvs-ie sein d’un-‘confident/ ‘ L'honime': rusé comme ‘tin rénard une! heure tatparavant, déployait®maintenant la naétveté d’un ‘écolier, Ses peines, ses joicé;-ses espérances et déceptions couluient par torrents: de ses lèvres dans les ‘oreilles de Louis. Il se plaignit amérementide la cruduté de Sylyeën.’" Lui Mark Morrow—avuit droit à/ses égards, Ne Pavait:il pas choisie entre totites les ane tres 1” Pourquoi, le ‘repouissait-etle:?:: fl Juissdit cependant ‘de: priviléges!'qui aurhidrit dû êtré respectés:! Mais ilsne Vavaient pas été: Au contraire? \on'lés avait méconnus, ‘Il essaya”de. prouver qu'il était ne victime, immolééipar les ‘üprices dé mademoiselle Vandétio Plus ilbuvait, plasses maux lui devenéient cuisants. Les misères dé/sôn éœttr flot taiont sur les fumées du whiskey.
—Il:n'y'aiguère moyen dé‘vous Hi:
dérjihsitita lé'missionnairét: 7 221 —Je saurai bien m'aider moi-tflême, répliqtta Morrow.Quand une/jeurid femmé né connait pas ses intérêts; bndüit des’ lui faire connaître! Jai phslléffaire lenmuii,‘entevé l rebelle; HE ToBtIEn mon'pénvdir, dans cette caverne os el La négresse, qui se teñtit prés dé ta table, paraissait mal’àl’aise/; Hé Yort#it' le” poids de son" corps, ’täntôt éur un pied; tantôt sur Pautre. Louis lutipassé, en cachette,un verre dé whiskey qu'elk but avéc avidité, après s’être rétournée.
Le prêtre jeta un coup d’@ill:rapidéaifr le contpartiinent ‘ét se pencha dm ment vérs Mark'commé pour: réfiorf ‘En même temps sa main'se plié 4 hasard ou autrement, sur le : et'dè Mark, et quelque chose brilla, dhtre’ées doigts, à la lueur dé la lame. ‘Ud'son, à peine perceptible, comme’celui d'utje
goutte de pluie dausune 'raare, 8e At éntendre. AU "er OU — Qu'est-ce que cela? - denss Morrow.: : OiUHGO99 A0... ents mb Cela, quoi? dit Louis, palissañt ke gèrements 1100214 DE Tof-<18mf LiCeique vous disiez®i 1211 9100 *
Le visage du prêtre se rassérén, ‘111:
“rQu'évez-votis fuit? enquitill-— —Seigneur, Massa, lui ‘rien faire, ‘Elle être cléariprétintérvint Hegarsdont | Kg 4 > 11 19
tisane!
12, dose donnée Louis. | |
D'une voix pâteuse,, Morrow essaya de raconter qu’il avait vainement employé la réclusion, les persuasions, et enfin les menaces.
—-Moi aimer à savoir ce qu’elle être, dit Hagar ; moi,essayer de l’égayer; mais, Seigneur, pas gaîté du tout en elle.
Cette déclaration fut délayée dans le rire chronique de la négresse. Sans remarquer l'interruption, Morrow ajouta qu’il avait proposé à sa captive d’envoyer chercher un prêtre où un ecciésiastique, pour qu’il les unît par les doux liens du mariage, mais qu’elle avait rejeté cette générouse proposition. Elle avait poussé l’obstination jusqu’à se mettre les mains sur les oreilles pour ne pas entendre le son de sa voix.
Un tel exemple de folie féminine parut émerveiller Louis, qui laissa un veir?
pleiu à portée de la négresse.
Wa-wa-be-zo-win, complètement ivre, glissa de son siège sur la roche qui £:rmait le parquet de l’appartement.,
epuis longtemps, la tête de Na-wada-ha était tombée sur la table comme vaincue par le sommeil. Parfois, cependant, ses longs cils se soulevaient un eu, et ses prunelles étincelaient entre es paupiéres, à demi-closes. Mais ces mouvements pouvaient être attribués au tressaillement des muscles de la dormeuse. À en juger par la difficulté avec laquelle il tournait la langue sous son palais, Louis avait oublié sa profession ecclésiastique, et était sur le point de succomber à un esprit qui n’est pas mentionné dans le calendrier des saints.
Quant à Carrier, il ronflait majestueusement,
Pendant cette orgie, les hommes dont nous avons précédemment parlé, s’étaient amusés à jouer avec un paquet de cartes graisseuses. Quatre faisaient la partie. Un cinquième marquait les points. Le sixième avait été, comme on se le rappelle, posté par Mark dans le passage. Il s’y tenait, la carabine aux pieds, immobile comme nn spectre. Les plaisirs que se donnaient ses compagnons ne lui alluient guère. Leur geîté l'avait mis d’une humeur mossacrante,
comme le témoignait sa physionomie
spiritueux que Jui avait
LES, TRAPPEURS, DE, LA, BAIE, D'HUDSON le moulin à Ron es venait d’être lubrifié .
de
1 fe la négresse, plongée dans Hue ineñfa le
À —Pourquoi ris-tu, fille de la nuit? lui dit-il. (O2
—Seigneur, massa, moi toujours rire.
Etre bien, bien contente! ;: : 1
Je ne vois rien ici de trèsamusant, ajouta Louis, jetant un regard sur les joueurs. in 21fe roi
—Nous différer. Moi rire à chaque chose que moi voir. Plaisir à moi { tout être gentil, gentil, gentil ! Falloir moi rire, rire ou mourir. 58
La main du prêtre s’appuya encore sur un des gobelets d’étain. “enoy
—Ces gœllards-là n’ont pas rs rire beaucoup! dit-il, en montrant doigt les hommes de Morrow. : '
—Eux, rien avoir pour faire rire ‘eux, répliqua Hagar.
—Tu as raison, il leur fout quelque chose. A
Louis remplit le gobelet jusqu’au bord. }
—Porte-leur ça, dit-il, et s'ils m'en ont pas assez, il y en a encore ici:
— Pes falloir trop à eux, massa, pare que besoin peut-être d’enx. Maïs ça pas faire plus mal que de l’eau. db
—-Dis-leur que le capitaine jé ‘leur envoie.
La négresse porta le vase aux jouettrs qui en burent le contenu avec délices.
La noire messagère revint en trébuchant.
—Eux désirer encore un peu, dit-elle.
—Un peu est quelquefois l'ami de Phomme ; mais beaucoup est toujours son ennemi. Cependant Hagar, n’oubliez pas ce pauvre garçon en faction dans le passage. J'e suis sûr qwil est sec comme un hareng saur.
Hagar secoua sa grosse tête laineuse.
—Massa Morrow jamais laisse baise eux quand eux sont de garde. Non ; non pas pouvoir faire ça. Massa se mettre trop en colère, Ah! lni choir. de son siége à terre. Vous bientôt à bas aussi.
#hl'sujèt d@ éétté jedre féiime, btbitia ‘décrivant Soudain un quart de cerclé à “dites” # PU di ci NolE:
sotlévéréerit encore 'et rétombéèreht.
. Vrais me conduire vers elle. Je ie
T'ES rRatPetres DE LA BAIE D'HUDSON
°° sbiéh DIE Hétu: OR LOU Si:
“nec Je Het
D'PLDTNE + L'ÉSLLENS Ï 19 JE buis varit pour aller ton iaftre “JE Hissiommairé avec un ‘hoquét, e
‘en
"FEVoûs faire gros tas de bien ! répartit la négreses riant plus haut que jamais.
| iétotis de la ramener à la
raison.
Tr SParäître ifhpôssible à moi.
Les paupières’ de Nay-wa-da-hà se
‘ ==Ton maîtré, poursuivit Louis un ton plus circonspect, désire que jé lu voie “ét que je lui parle.
“ttendit la réponse d’Hüugar, avec
un intérêt plus marqué que l'affaire ne semblait en comporter.
##Le Seigneur bénisse vous, massa !
vous pouvoir rien faire de l’enfant, répliqu vivement la négresse.
—-Mais; ajouta indifléremment le prûtre, pour ne pas perdre de temps, tu de-
servirai d'arguments qui l’amèneront biéntôt à nons, je pense.
—Pas vouloir faire ça, quand même vous xemplir cette chambre dargent.
Connaître trop maître à moi. Lui souffrir personne voir cette femme.
Un nuage de désappointement assombrit le front du prêtre. Il jeta un coup d’œi] sur Wa-wa-be-z0-win, dont la tête #était légèrement relevée et dont le sommeil semblait moins profond.
Avoir vu cet Indien ouvrir yeux à lui, comme pour viser moi, dit tout-àcoup Hagar, avec un ton de méfiance et en regardant Bande-larc.
—]l a embrassé la vraie religion et ne voudrait pas te faire de mal, repartit Louis un peu troublé.
—Lui être méchant nègre rouge !
fit Hagar avec colère.
est un tison arraché au brasier de
du ru réponcit Louis.
—Moi aimer voir lui brûler, brûler, et jamais vouloir tirer du feu créature aussi vénimeuse, s’'écria aigrement In né-
Ma fille, tu manques de charité.
Mel est of rotl, tn très grand mal. Lu boisson irait dû faire éclore en toi de méfllenrs vetE ES. Je ne voudrais
le encourager l'ivrognerie, ai ün' coïvérti soit tombé en péché. Mais je crois, cependant, nouvelle petite goutte te ’ mettrait de meilleure humeur. ee ee Et le missionnaire poussa le gobelet vers elle. RSS Re —Non, non, pas autre goutte!
une autre goutte, dit Hngar,se défendant. Moï trop boire, trop boire te matin; trop boire. Moi peur de mattre à moi.
Les voix des joueurs de cartes diminuaient insensiblement. FE —Où sont les autres ? questionna le prêtre. E “a — Eux ivres, ivres aussi.
—Je te loue de ta tempérante. Mais ÿa-t-il encore ici de la venäison ? Tu és une cuisinière rare. Tes plats étaient éxquis. Situ pouvais me faire rôtir encore une petite tranche, pas plus grande que la maïn,tu me ferais une faveur qué je n’oublierais de longtemps, ta e prêtre, en lui donfiant nne pièce de monnaie. eo La négresse se tourna vers les hommes, et remarquant qu’ils ji enà sentinelle
core aux cartes, et que était à Son poste,elle répliqua:
—Hagaraïmér à obliger les messieuts, ellé vous en accommüoder ün morcéau vite. Revenue dans déuX/trüis, quatre, cinq minutes. Cuisine tôuf prés d'ici.
Avoir tout en ordre, cuisine, salle à manger, salon, tout de tout.
Hagar s’éluigne, en chancelant, pour satisfaire le désir de son hôte. Celuiei la vit disparaître dans un couloir obscur à lextrémité du compartiment.
I allait parler à Wa-wa-be-z0-win où à sa fille, quand il aperçut la face bouffie de la négresse collée derrière une des projections de la roche. Il feignit de ne point remarquer cet incident et bientôt le noir visage se retira.
Wa-wa-be-zo-win alors, se pencha vers le prêtre et dit à voix basse :
—Cette maritorne n’a mis à but ile patience ; oui bien, je le jure. Elle nous fera encore quelque maudite péfire difficulté.
—Doucement, doucement, ami Nick !
Les oreilles de ces suppôts de Bétiu!
sont peut-être tendues. Les choses ne vont pas tout à fait à mou gré. L& co-
na
quine de moriçaude a déjà des soupçons, et ce lüron qui tient sa carabine, là-bas, nous donnera du fil à retordre. Vous savez que la violence est un abominable péché.
Eh ! qu'importe ! ima conscience ne me reprochera pas de casser la tête à quelques-uns de ces gredins, pour sauver la charmante petite femme. Nous sommes venus ici pour la tirer des griffes du diable,-et, purdieu, nous réussirons.
-— Nous ferons, ami trappeur, ce qu’il est humainement possible de fñre. Mais je t’'engage à la prudence et à la patience. En vérité, ta langue tourne trop vite et trop haut.
—Je suis, ma foi, fort heureux de ne vas être fait du mème bois que vous.
Vous êtes plus froid qu’un glaçon. Les difficultés ne vous échauffent pas le moins du monde. J'ai eu une fière peine à me tenir coi, c’est Nick qui vous le dit. Il n’est pas tout à fait naturel de jouer le rôle que jai joué. Je ne serais pas surpris que nous {ussions sur la trace du danger.
—N’en doute pas, ami Nick. Sans cette scélérate et ce lourdaud qui est dans le passage, ça marcherait comme sur des roulettes, Les joueurs commencent à roufler. Vraiment, la drogue «a supérieurement opéré sur eux.
Nick Wluflies lorgna le groupe du coin de Pæil,
—Oui bien, je lé jure. Si nous pouvions seulement en administrer une ‘lose au factionnaire !
--[] regarde de ce eôté, attention! 1 Nay-wa-da-ha, ssillant ses yeux perçants.
Abram Hammet sourit. Les prunelles noires se voilèreut de nouveau,
de
gran
—Ces maudits sont flamblés , réprit Nick, désignant Market Carrier, Ils sont aussi stupides que des boas-constrictors après avoir avalé un bœuf, Mon oncle m’a parlé des boas-constrictors.
M samusait à engraisser des bœufs pour eux, quand il était dans Afrique centrale, et, de temps en temps, leur jetait un nègre quand ils avaient inal à l’es-
tomac. Cependant ce west pas de cu!
HOUS SO1icrnale pla-
qu'il s’agit. Le fait est que | ; nes dans une diablesse d’inf
ce. Nous sommes .venus pour enlever cette jeune:fille à ces démons, et:si nous ne veillons pas au grain, ces démons nous ënlèveront, ce qui me sera: pas du tout plaisant. N’est-il pas-temps de se mettre à la besogne ?
—Que conseilles-tu ?
quaker.
—Je vais vous le dire. D'abord, j’éteindrai ces dannées lumières, puis, comme je sais assez bien me conduire dans les ténèbres, je sortirai d'ici, trouverai la chambre où est la jeune. créature, et. si je parviens à mettre la main dessus, nous lJ’emmènerons, ou je ne m'appelle pas Nick Whifies.
—imploie aussi peu de force que possible, suggéra doucement Abram.
—Comptez sur moi. Je la porterai en un lieu où elle ne rencontrera pas la plus petite difficulté, Quant à ce coquin, je me sens üne vive démangeaison de lui administrer, avec mon couteau, un |élixir de vie éternelle, oui bien, je le
demanda le
jure. En voyant un si vil reptile respirant la même atmosphère que respire lun honnête homme, mes oreilles cornent et mes yeux s’emplissent de sang.
—Le succès de ton plan dépend de la promptitude de l'exécution, répliqua iammet.
La tête de Nay-wa-da-ha roula sur la table, et renversa la lampe qui s’éteignit en tombant.
—Voilà qui a été fait artistement, miurmura Nick. Veillez sur le faction naire. Si je réussis, je serai vite de re- |tour, Si je tombe, par hasard, dans quelque diablesse de petite difficulté, vous n'aurez qu'à expédier le Mark et à sortir de ce guépier aussi lestement que vous pourrez ; vous m’entendez ?
— Va, dit le quuker.
La caverne était presque entièrement enveloppée d’ombres. Nick se glissa sur les pieds et sur les mains, derrière l’aue tre lumpe qui ne répandait qu’une lulinière mowfante, et se perdit dans les ténèbres,
L'attention de Hammet se dirigea jalors sur les joueurs et la sentinelle, et [il se prit à réfléchir. Un moment on eut [pu croire qu'une pensée sinistre avait iraversé son cerveau. Îl passa sa main dans su soutane et agite, sous les plis, un tobjet qui pouvait bien étre une arme.
Mais quelque fat son dessein, il l’alindonnx de suite et tourna la tête pour communiquer une idée à Nay-wa-di-ha.
Figurozivoris-sa surprise : Le ‘siése de V’Indienne était vide! Elle s’était éclipsée sans qu’il l’eût vue où entendue.
CHAPIT . XXIV.
… PAUVRE SYLVEEN Nous avons laissé Sylveen Vander dans une position fort pénible et fort embarrassante. Non seulement elle souffrait vivement de l'incertitude où .elle était sur le sort de son père ct de ses amis, mais le danger qu’elle courait augmentait considérablement sa détresse. Elle connaissait Mark Morrow depuis l’enfance ; mais alors, pour la première fois, elle comprenait le caractère de cet homme. Si, jusque là, Sylveen avait pensé qu’il avait peu de respect pour les obligations morales, elle ne s’était pas figurée qu’il pouvait être un misérable vaurien, capable de méditer les plus noirs projets et de les exécuter avec une inébranlable fermeté. Elle l’avait sou pçonné de méchanté, avait fui sa société, comme la vertu fuit le vice y muis il lui fallait la cruelle sxpériencs ‘de tes derniers jours, pour le voir à nu dans toute sa laideur. Nous n’essaierons pas de décrire sa première entrevue avec la fille du guide. Il se montra passionné jusqu’à Pemportement. Changeant ensuite de tactique, il tàcha de gagner par la douceur ce qu'il m'avait pu emporter par la violence. Il déploya tous les pouvoirs de léloquence pour la séduire. Ce fut en vain. Ses paroles n’eurent aucuu écho dans le cœur de Sylveen. Elle avait conrageusement affronté ses attnques, elle rejeta dédaignensement ses supplications. Repoussé, Mark devint us menaçant. Il déclara à sa victime qu'il la soumettrait à une Giscipline qui briserait sa volonté, réduirait son orsueil et dissipernit comme une fumée ses principes puritnins. La douleur, dit-il, est une magicienne. Elle apprivoise le femmes aussi bien que les’ bêtes. Cost la grande sorcière dont la verge impitoyable dompte toutes les choses animées, | Conformément à l'esprit de eette phi: | losophie, Sylveen fut plon; vée dans un achot humide, creusé dans’ le: roe, et | privée de toutes les jouissanees ltissbes :
sa disposition lors de son‘arivée dans la
caverne. Dans cette’ ceïlule, manquant de la lumière du ciel, de la chalet du soleil, d’une nourriture saine, elle commença une existence misérable au dernier point. Elle ressentit un désir indicible de voir le jour; et ce désir ne fit que précéder celui! dè s'évader.
Pour y arriver, Sylveen essaya de s’attirer les sympathies d'Hagar; mais la négresse avait si peur d’encourir le déplaisir de Morrow, que. notre prisonnière en fut à peu près pour ses frais d’ouvertüres. Lorsqu’ellé eut souffert de la solitudé et de l’obscurité' pendant un espace qui lui sembla bien long—car la succession du jour et de la nuit ne se manifestait pas dans cette tombe souterraine— le désespoir ln saisit. Elle s'était attachée à l’idée que son père ou quelquesuns des trappeurs feraient un fructueux effort pour la retrouver. Dans son isolement, elle songea à Kenneth [verson.
Elle se rappela son intrépidité, la nuit de la bataille ; elle le vit encore renversant les enhemis à ses pieds.
Elle recueillit tous les souvenirs quelle avait de ce moment fatal. Kenneth était-il pas tombé d’épuisement, de blessures sur lé sol? Ne lui semblait-il pas avoir été témoin de la chute du brave jeune homme ? Ses impressions à ce sujet éluient vagues et incertaines. Il était cependant un bien grand intérêt pour la pauvre Sylveen, car, si Kenneth vivait encore, il tenterait tout au monde pour la délivrer. Elle en avait lu certitude.
Comme elle réfléchissait ainsi, la voix d’Iagar frappa ses orcilles, Lu négresse parlait d’une manière incohérente et d'un ton suppliant.
—0 Seigneur ! moi morte. moi le savoir ! O massa indien, vous laisser moi vivre encore ectte nuit, et Dieu bénir vous !
À cet émouvant appel, quelqu'un ré-
pliqua à [l
Silence! ne fus pns de bruit, Tndien pas tuer toi. Montre le chemin et pas Li ION,
Ces paroles articulées d’un accent
limpér ieux aueméhièrent les criintes de [la nécresse ‘qui avait conplètement pe rdu sa présence d'esprit
pre vannes ester ace mms a
es comm anti cg om
En surprenant Sylveen, ce colloque ranima l’espéranceduns son sein,
rŸ:; massa; indien, ôtez cet: affreux couteau, Hagar pas pouvoir en supporter, la vuo, vous. pas pincer, si. fort mon bras; lui tout noir, tout, bleu...
—Veux-tu bien te taire.ou je te coupe la Jangue.et te fais cuire à petit feu.
Ua rayon de lumière filtra à avers une fente de la porte de la cellule habitée par Sylveen, Regardant par cette fente, la
jeune fille sperçut Hagar tremblant sous.
Pétreinte d’un Indien de hante taille,
Elle, là, dit la négresse ; Seigneur,
détonrnez cette pierre et vous trouver la porte de l’autre côté.
Qui me cherche ? cria Sylveen dont le cœur battait à rompre sa poitrine,
—Oh,! mam’selle, c'en est fait, main:
tenant. Voici un affreux Indien venu pour prendre vous. IL va tuer nous tous:
C’est la vérité püre. SAS
Tandis -qu'Hagar parlait, l’Indien
avait ouvert la porte, formée , d’üne.
de pierre plate encadrée dans. de
gras rameaux de chêne et placée de ax était impossible de la ren-
façqn, verser de. l’intérieur, 25/1 +rln're., Fais attention à, toi, et, ve laisse. pas tomber la lampe, noire impis; dit fdien, eu excellent anglais, ; ;
La néeresse, introduisit avec peine ses;mhsses, charnues à travers l’étroite issue et son conducteur rouge la suivit, S’arrêtant et se tenant debout dès que la hauteur de la voûte le lui permit, il regarda tranquillement Sylveen qu'agitaient tour à tour l’effroi et l’espérance,
—Que me voulez-vous ? dit-elle.
—Le Grand Esprit a envoyé l’homme rouge pour prendre la femme blanche.
Mauvaise place—pas soleil—humide-vilain !
—$i vons'êtes venu pour m’enmener de cet horrible lieu, un Grand Esprit vous a sans doute envoyé, répondit Sylveen. Mais cette nouvelle est trop bonne pour.que:jy puisse ajouter foi. Répétez que vous êtes venu, afin de m’arracher de cet abominable séjour.
—Homme rouge. pas mentir! Grand Esprit lui a dit de tirer la femme au visage pâle de cette maudite petite difficulté ; oui bien, je le jure, votre serviteur!
—Nick Whiflles i cria Sylveen,
LES ,:TRAPSEURS! DE, : LA: RATB 1 D'HUDSON: :
#Oui,ictestinà, por: Dieu Hrépondit-le :
trappeur tout joyeux: ah 2 oi : Mu, moment, Sylveen-futi incapable de parler, Puis serrant le:hras de Nick.
avec un expression de gmatitude-intra- :
duisible, elle lui dit : “154 —Mais comment. . .: LE —Eh!'‘eh! vous voyez, Bouton-de rose, interrompit Whiffles. Le quaker et moi avons étudié un plan. T1 a réussi jusqu’à présent. Nous avons joué le pré:
tre et l’Indien. Je sttis l’Indien, quoique les coquins prétendent que je ne sois pas beau. à Où est votre fidèle chien ?
—Je né sais ; c’est bién là ce qui me tracasse. Je crains qu’il ne lui soit arrivé malheur. Ça m’affige d’être séparé de lui, C’est le meilleur des animaux.
11 n’est rien qu’il ne ferait pour moi, On devrait écrire lhistoire de Calamité:
Elle: serait plus intéressante que celle de bon nombre d’humains. Mais où tronverun historien capable de ‘rendre jus-
tice à la fidélité et à la sagacité de cette : ‘créature que nous appelons chien, Qiel- ‘quefois, je désire être chien ; Dieu, oui! 1,
Nick Whiffles passa. la main sur son front, soupira et regarda autour de lui, comme s’il s’attendait à voir son ami de la race canine.
—Pouvons-nous quitter cette place ?
demanda vivement la fille du guide,
—Je le pense, Bouton-de-rose ; je les père, oui bien, Nous essaierons, vous savez.
—Essayons donc, de suite, car j'ai cette prison en horreur, Vous ignorez avec quelle impatience je souhaite la liberté, le grand air.
—Ne nous pressons pas trop; il faut d’abord que je voie comment ça se mijote, par-là. Nous avons eu pas mal d'obstacles à surmonter et ce n’est pas fini. Il y a là un ,coquin d’homme qui pourra bien nous mettre dans quelque diablesse de petite dificulté. Les autres dorment comme des morts, grâce à un petit soporifique que nons leur avons donné. Mais ce maudit individu avait ordre de ne rien boire et il nous épie comme un tigre. Sinous parvenons à nous en défaire, rien ne nous empêche ra d’aller où il nous plaixa. I} faut que
Fret !
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1 Q1rQ
je vide cette qnestion avec lui d’ùne manière ou d’une autre, I
Ne me laissez pas-seule ici, je vous enicorjure ! Une heure de plus dans ces ténèbres et je serai folle! s’écria Sylveen. |
Hagar, accroupie sur ses pieds, se lamentait d’une façon risible. Nick ra-
. masse Ja lampe qu'elle avait posée près
d’elle, et marmotta en regardant la négresse :
—Que faire de ce paquet d’ébène ?
—Ne lui faites pas de mal, demanda Sylveen.
—Elle va geindre et pleurnicher comme une personne naturelle. Essayons, pourtant.
Et s'adressant à Hagar :
—Cesse de piauler. Et si tu bouges, après que nous serons partis, je reviens te couper aussi menue que chair à pâté; Tu: m’entends. Maintenant, sortons, mam’selle Vander. Je vais vous mener en un lieu qui n’est pas aussi sépulcral que celui-ci.
Merci de vos konnes paroles, dit Sylveén. ot
Ils quittèrent la petite cellule, dont Nick referma la porte avec soin, en réitérant ses menaces à la négresse.
—Je vais, dit-il ensuite à Sylveen, vous conduire dans la cuisine de ces écumeurs de terre. Il y a du feu, et vous y serez, durant quelques minutes, aussi en sûreté que partout ailleurs.
Es furent bientôt rendus dans le laboratoire culinaire d’Hagar.
—Cachez-vous dans un coin sombre, dit encore Whiffles à sa compagne, et n'ayez pas peur. Il est temps que je dise un mot à ce brigand de factionnaire.
—Oh ! pour l’amour de Dieu, n’exposez pas votre vie ! Je ne me pardonnerais jamais d’avoir été la cause. ...
—Chut ! chut ! ne parlons pas de ça.
Bouton-de-rose, rien ne me serait plus agréable que de me mettre dans quelge maudite petite difliculté pour vous
éfendre. Il y a en vous quelque ehose de si intéressant. . .. suflit! Le bonhomume Nick ne vous abamdonnera jamais, tant que vous aurez Wan enneñi au monde; non, par Dieu ! wjouta-t-il en allongeant résolument le bras du côté où la sentinelle montait ja garde.