PITRES ET LA DOCTRINE DES LOCALISATIONS
Pitres : Ramollissement du centre ovale atteignant la substance blanche de la 3° frontale. — Hémiplégie. — Aphesie (Bull. Soc. anat. Paris, déc. 1873).
Faits relatifs à l’étude des localisations cérébrales (Gaz. méd., 1876).
Thèse de Prrres : Recherches sur les lésions du centre ovale, 1877.
Leçons de CHarcor en 1875.
Cxarcor et Prrres : Contribution à l'étude ‘des localisations dans l'écorce des hémisphères (Rev. mens. de méd. et de chir., 1877-1878-1879).
Nouveaux faits relatifs aux localisations cérébrales (Progrès médical, 1880).
Cuarcor et Pirres : Etude critique et clinique de là doctrine des localisations motrices dans l'écorce des hémisphères cérébraux de l’homme (Rev. de méd. n°8 #,, 6, 8 et 10 de 1883).
FRANK et Pirres : Recherches expérimentales et critiques sur l’excitabilité des hémisphères cérébraux (Arch. de physiol., 1885).
FRanx et Pirres : Physiologie du cerveau, dans le Dictionnaire de Dechambre,
CHarcor et Prrres : Les centres corticaux chez l’homme, 1895.
Importante intervention de Prrres à l’Académie de médecine en 1901 dans une discussion provoquée par DieuLaroy sur la faillite possible des localisations cérébrales.
La tendance localisatrice s'était manifestée dès le début du xvur° siècle, lorsque les expériences de Pourfour du Petit eurent établi, chez le chien, en 1710, que l’hémiplégie était due à une lésion de l'hémisphère opposf. Elle s’affirma avec Foville et Pinel-Granchamp (1823), avec Bouillaud (1825) : à des paralysies de siège donné correspond une lésion cérébrale de localisation déterminée. Mais les faits paraissaient très contradictoires, et, malgré l’aphasie motrice, malgré Bouillaud, malgré Broca, la doctrine antilocalisatrice de Flourens régnait souverainement : le tronc cérébral et la moelle excitent, le cervelet coordonne, le cerveau pense et veut; l'écorce est physiologiquement homogène, elle est inexcitable.
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Vinrent, en 1870, les expériences décisives de Fritsch et Hitzig, et, peu après, la vaste et retentissante entreprise expérimentale de Ferrier.
Pitres se mit au travail en 1877 et accepta d'emblée pleinement, sous Charcot, la nouvelle doctrine. Avec Franck, il contribua à préciser la notion de l’excitabïlité corticale. Avec Charcot, il-imposa les localisations corticales humaines, affirmées dès 1872 et 1874 par Hitzig dans son travail sur un hémispasme facial par lésion du pied de la frontale ascendante, dans son mémoire sur « les régions équivalentes de l'écorce du chien, du singe, et de l'homme ».
Voici la conception de Pitres : des centres moteurs distincts, nombreux, s’échelonnent le long des circonvolutions rolandiques. Chez l’homme, l’hémiplégie succède aussi bien à une lésion de la pariétale ascendante qu’à une lésion de la frontale ascendante. Ces hémiplégies et monoplégies sont le plus souvent purement motrices. ;
Hitzig a d’abord pensé que les centres rolandiques étaient psychomoteurs, étaient les parties de l’écorce affectée aux fonctions psychiques pour leur entrée dans la matière. Plus tard, il a rattaché les paralysies corticales à la perte de la conscience musculaire; le malade, dit Pitres à ce propos, « ignore ses muscles », d’où la perte du mouvement volontaire. Pitres ne retrouvera plus l’idée qu'il vient d’esquisser.
Dans son dernier travail, en 1895, 1l revient à la théorie purement motrice des paralysies corticales. Malgré le succès des idées de Hitzig, de Munk, de Bastian, malgré leur doctrine de la fonction d’abord kinesthésique de l’aire rolandique, malgré la proclamation d’Horsley, pas de séparatisme rolandique, pas de centres moteurs ici, là sensitifs, rien que des centres sénsitivo-moteurs; malgré la distinction proposée par Bechterew, motricité en Fa, sensibilité en Pa, Pitres se ralliait à la théorie de Ferrier : les centres rolandiques ne sont que moteurs, leur destruction respecte la représentation et même l’hallucination motrice. Il allait jusqu'à dire : l’anesthésie qui accompagne si souvent l’hémiplégie corticale est
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la surdité verbale, par lésion de T1, T2.