‹ Les Travaux de Pitres sur l'AphasieChapitre 13 sur 33 · CES) ET · texte numérisé non relu

CES) ET

ou bien capsulaire, ou bien hystérique, « cette anesthésie est analogue, sinon identique, aux anesthésies hystériques… en tout cas, elle est surajoutée, accidentelle, ne dépend pas directement des lésions rolandiques et ne joue aucun rôle

dans la production des symptômes paralytiques ». Curieuse

ébauche d’une théorie du cerveau, appareil purement moteur, incapable de rendre compte d’une sensation. Mais Pitres ne semble pas avoir eu conscience qu'une direction intéressante s'ouvrait devant lui.

Il ne croit pas à l'existence de centres moteurs hors de l'aire rolandique, pas de centres moteurs préroländiques, dans de pied de F2 ou de F3, pas de centre du releveur de la

paupière supérieure, pas de centre de la déviation conjuguée

de la tête et des yeux dans le pli courbe.

Concernant les centres sensoriels et les centres d'images, Pitres, qui sera presque muet dans son livre de 1895, est beaucoup plus net dans son travail de 1886, très aflirmatif : il existe bien des centres sensoriels et des centres d'images dans l'écorce. Discussion, nous venons de le voir, des localisations tactiles et kinesthésiques, dans des centres sensorimoteurs, ou, peut-être, avec Ferrier, dans l’hippocampe. Discussion de l’hémianopsie, plus probablement due à une lésion occipitale (Munk) qu'à une lésion du pli courbe (Ferrier); rien sur le rôle de la calcarine.

La cécité psychique générale paraît due à des lésions diffuses.

La cécité verbale paraît due aux lésions du pli courbe gauche. |

Le seul trouble auditif certain lors de lésions corticales est

Dans le pied de F2 gauche, probablement centre des images kinesthésiques graphiques, distinct des centres moteurs de la main. Dans le pied de F3 gauche, certainement centre

des images kinesthésiques orales, distinct des centres mo

teurs de la langue. Incertitude sur le centre du larynx. : Pitres est donc d'emblée vigoureusement localisateur: if”

OS

travaille efficacement à la détermination des centres moteurs, il admet les centres sensoriels, il admet les centres d'images, il travaille à la détermination du centre des images graphiques. Et pourtant il nie l’existence des centres corticaux de sensations et d'images tactiles au point de déclarer quasi hystérique l’anesthésie des hémiplégiques.

Il pense si peu à douter des centres d'images verbales que, discutant les causes d’erreur dans la localisation des fonctions, il précise ainsi sa pensée :

1° Une apliasie de Broca sans lésion du pied de F3 gauche ou une lésion du pied de F3 gauche sans aphasie de Broca sont des faits qu’explique la possibilité de la localisation du langage articulé dans le pied de la 3° F droite ().

2° Le pli courbe gauche est le centre de la mémoire visuelle des mots, « c’est bien établi ». Une lésion du P. C. sans cécité verbale signifie suppléance des images visuelles détruites dans le P. C. par les images motrices conservées en F3; la sensation visuelle n’a pas réveillé des images visuelles dans le P. C. détruit, mais elle provoque, par action de la calcarine sur F3 ou F2, une esquisse orale ou graphique du mot; et cette esquisse motrice, en suppléant les images visuelles, permet la lecture.

3° Quand, malgré une lésion de TA et la destruction des souvenirs auditifs, il n'y a pas de S. V., c’est parce que le malade, ayant entendu, a répété et, en répétant, compris; F3 supplée T1. :

Dans les chapitres suivants, nous aurons parfois à regretter que Pitres ait cru devoir si peu intervenir ou ne pas intervenir dans les discussions relatives aux aphasies et aux amnésies. Ici, à propos des localisations, il nous montre qu'il

(1) Prrres cite en détail l'observation de Bibon, de Marseille : Hémiplégie gauche, aphasie motrice pure, complète; lésion du pied de Fa et du pied

-de Pa affleurant le pied de F3; lésion à gauche. par absence d’entrecroise-

ment des faisceaux pyramidaux.

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