‹ Les Travaux de Pitres sur l'AphasieChapitre 14 sur 33 · APE. DE · texte numérisé non relu

APE. DE

pouvait, quand 1l le jugeait nécessaire, maintenir avec succès ses positions. En 1901, Dieulafoy ayant diagnostiqué, devant une épilepsie jacksonienne, lésion rolandique, et ayant trouvé une gomme de la pointe du lobe frontal, crut devoir présenter le cas à l’Académie de médecine, avec en sous-titre. : « Grave atteinte à la doctrine des localisations cérébrales », autrement dit faillite de la doctrine. C'était le 22 octobre. Le 5 novembre, Pitres formula une réplique de dix pages, décisive, où l’on note : « L'étude des spécialisations fonctionnelles de l’encéphale a soulevé jadis un problème délicat : celui de la valeur séméiologique de l’épilepsie partielle. L'erreur de M. Dieulafoy provient de l'appréciation inexacte de la valeur localisatrice de l’épilepsie. Tout à fait au début, il y à un quart de siècle, on a caressé l'illusion que l’épilepsie partielle à aura motrice était invariablement commandée par une lésion de centres moteurs corticaux. On a bientôt constaté que la lésion pouvait siéger fort loin de ces centres. Certains ont préconisé, en l'absence de lésions rolandiques, l’excision du centre de l’aura motrice. Mais des épilepsies survivent à ces excisions. Adamkiewicz n’a pas tort de soutenir que l’épilepsie partielle peut résulter de l’action des centres sous-corticaux. Charcot prescrivait : exclure les tumeurs des dossiers des localisations. Si on l’oublie, on piétinera sur place en remettant sans cesse en question des problèmes définitivement tranchés. »

Dans la discussion qui suivit, aucune prescience des épilepsies non corticales, basilaires, diencéphaliques.

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