CONCLUSION
Nous nous vantons de notre ordre et de notre m6thode. Nous avons la pretention d'avoir les institutions les plus gdometriques, les plus r^guli^res, les mieux coordonn6es du moade : et sous certains rapports, elle est fondle. Mais nous ne eraignons pas non plus de maintenir ou d'instituer certaines combinaisons de disorganisation qui sont des oeuvres d*enfantsen d^lire. On enl^ve au minist6re des travaux publics tons les travaux d'architecture : car, parait-il, ce ne sont pas des travaux et ce sont des choses privdes. On veut enlever au ministere des travaux publics les routes nationales : car, parait-il, ce sont des travaux qui seront d'autant mieux faits, qu'ils manqueront de coordination centrale. On ne veut que lui laisser le contr61e des mines, et les mines ne sont pas des travaux publics; le contr6le des chemins de fer ; et quand les ing^nieurs en construisent pas eux-memes, ils ne sont charges que d'un service de contr61e.
L'Etat ne pent faire qdelque chose qu*^ la condition de se lier par un contrat. II faut qu'il s'oblige h regard d'un tiers qui le protege contre ses propres retours et les changements de direction qui peuvent resulter des hasards de la politique.
De 1^, la n^cessit^ pour lui qu'il y ait entre lui et ses entreprises des personnalit6s interposdes : compagnies de chemins de fer, chambres de commerce des ports, chambres de navigation ou entreprises privies.
Partout otx les travaux peuvent donner une remuneration, le gouvernement doit s'adresser k des concessionnaires.
Le minist^re des travaux publics doit moins essayer de faire par lui-m^me que de provoquer et d*appuyer des initiatives privies.