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ROUTES NATIONALES

Le r^seau des routes royales en 1814 6tait d'environ 27000 kilometres et son developpement atteignait, k la veille de la guerre de 1870, plus de 38000 kilometres. Au 1" Janvier 1892, et malgr^ la perte de TAlsace et de la Lorraine, la longueur des routes nationales avait ^16 portee k 38 072 kilometres environ, se d6composant en :

Chauss^es empierr^es 35.413 kilometres.

— pavees et aulres.. 2.441 —

En lacune 218 —

Le total des depenses faites depuis 1871 : rectifications, lacunes, ponts k p^age, a atteint 116 600000 francs.

594 kilometres nouveaux ont 4t6 constraits.

30 ponts a peage rachet6s.

A ce propos, citons la loi du 31 juillet 1880 qui present de ne plus construire de ponts k peage sur les routes nationales et d^partementales. La m4me loi edictait le rachat k tres bref d^lai des ponts existants, et fixait comme dernier deiai d'execution, le 1" Janvier 1889. Cette operation se trouve, k Theure actuelle, k pen pr^s terminde et Tobservation complete des prescriptions de la loi sur ce point ne s'est trouvde retard^e que par les resistances de certains conseils generaux et de cites riveraines qui n'ont pas voulu cooperer de leurs deniers a Toeuvre k laquelle les avait convies le legislateur. Ajoutons, toutefois, qu'il peut etre construit de ces sortes de ponts pour le passage des chemins vicinaux.

230 LA VIE NaTIONALE.

Le tonnage des routes nationales qui pour Tann^e 1882 avail 616 6\a\u6 a 1480 millions de tonnes kilom6triques est passe au recensement de la circulation de 1888 a 1734 millions de tonnes kilom^triques.

Enfin il est consacr6 annuellement sur le budget de I'Etat une somme de plus de 31 millions (1), tant pour Tenlretien et les grosses reparations des routes nationales et ponts y aboutissant et les routes forestieres de la Gorse, que pour les travaux extraordinaires (lacunes, constructions nouvelles) que n^cessitent les m^mes voies.

2** VOIES NAVIGABLES (rIVIERES ET CANAUX).

Nous venons de relever les progr^s accomplis, notamment depuis 1871, pour etendre le rdseau et amener une meilleure utilisation des routes nationales. Cette constatation, nous aurons ^la faire de nouve?iu, et plus remarquable peut-6tre, en ce qui concerne les voies navigables. G'est qu'ici les efforts du gouvernement se sont trouves puissamment secondes par la suppression totale sur les voies navigables administr^es par TEtat, des droits qui pesaient sur la batellerie (loi du 19 f6vrier 1880).

En outre, pour les routes, il est assez difficile sinon impossible, sauf dans les cas assez rares ou les travaux projet^s interessent plus sp6cialement les agglom^^

(1) Dans ce chiffre n'est pas comprise la subvention de 3,000,000 vers^e a la Yille de Paris, pour I'entretien des routes nationales dans la tra^versee de la Ville.

rations urbaines, d'obtenir un concours appreciable de la part des communes ou des riverains. Pour les voies navigables, au conlraire, et plus encore pour les ports, Tadministration fait souvent appel aux municipalii6s et corps constitu^s (chambres de commerce; chambre des arts et manufactures) qui se montrent tr^s

volontiers disposes Sl fournir a TEtat, soit par des subsides abandonn^s d^Qnitivement au Tr^sor, soit par des avances remboursables en annuit^s, les moyens de hd,ter Tex^cution et Tach^vement de travaux destines k devenir pour toute une region la source d'une nouvelle prosperity. C*est la vole dans laquelle s'est engag^e Tadministration des travaux publics depuis ces dernieres ann^es surtout, et c'est dans cet esprit qu'avait 6te depose le projet de loi sur la « navigation int^rieure » dont nous avons d6ja parl^.

En 1870, nous possddions 4160 kilometres de canaux ; au 31 d^cembre 1892 nous en avions 4873 dont 791 concedes i diverses Compagnies ; en outre les rivieres navigables avaient une longueur de 7523 kilometres ; soit au total 12 396 kilometres port6s depuis ^ 12 470 kil.

Pour Tex^cution de ces travaux il a 6td d^pens^ j usqu*en 1893 pr^s de 700 millions de francs, sans y comprendre les fonds de concours ; ces sommes ont servi ^ ex^cuter 722 kilometres de canaux nouveaux, et k am^liorer 1958 kilometres de voies navigables existantes en augmentant consid^rablement leur capacity et leur tirant d'eau. Quant au tonnage kilometrique, qui n'atteignait pas au lendemain de la guerre 1557 millions, il se trouvait porte en 1876 k 1953 millions, en 1883,

k 2383 millions pour atteindre en 1894, 3912 millions de tonnes kilom^lriques.

En terminant, notons qu'il est ddpensd annuellement en travaux d'entretien ou en travaux neufs sur les canaux pr^s de 16 millions et pour les rivieres environ 11 millions.

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