DESCRIPTION DES APPAREILS SERVANT AU CURAGE MÉCANIQUE DES ÉGOUTS
Waganr-vanne à treuil {phnche Yl de l'Atlas).
Le wagon-vanne à treuil se compose d'un plancher en fer entouré d'une balustrade et repose sur un châssis supporté par des essieux. Il roule sur des rails fixés aux angles de la cunelte de l'égout el contient deux coffres destinés à la remise du matériel.
Pour arrêter ce wagon dans sa marche, on se sert d'un frein dont la manivelle est placée à Tanière; en fin de travail, ou en temps d'orage, on l'amarre à des organeaux scellés dans les piédroits de l'égout au moyen de chaînes fixées sur ses côtés.
La vanne mobile servant au curage se lève au moyen d'un treuil ; elle est maintenue à son extrémité inférieure et sur les deux faces par une chaîne qui s'enroule autour de rouleaux disposés à cet effet cl que le treuil fait mouvoir.
Ce système permet, par le jeu d'un cliquet, de donner à la vanne l'inclinaison voulue.
Wagon-vanne à vis (planche VI de l'Atlas) .
Le wagon-vanne à vis diffère du précédent en ce que le panneau, au lieu d'être mobile, est maintenu dans les glissières et affecte toujours la même inclinaison. C'est là un désavantage. En effet, le mouvement de la vanne se fait très lentement.
de sorte que si elle vient à rencontrer, dans sa descente, une pierre de forte dimension, ou bien le wagon déraille, ou bien la vis qui est en bronze, se rompt pour n'avoir pas été relevée assez tôt.
Wagonnet à vis.
Dans les collecteurs à cunetle de 0^»80 de largeur, on emploie les wagonnets à vis qui diffèrent des précédents non seulement par leurs dimensions moindres, mais encore en ce que la vis étant mobile permet de donner à la vanne telle inclinaison que l'on veut. De plus, ils sont pourvus d'ailettes sur les cAlés, afin d'augmenter la retenue de l'eau en amont et, par conséquent, la puissance motrice.
Wagon à bascule, grand et petit modèles (planche VU de l'Atlas).
Le wagon à bascule, qui ne s'emploie que dans les collecteurs à rails, se compose d'une caisse en forme de pyramide tronquée dont la plus grande base est à la partie supérieure» Sa contenance varie entre 0"',770 (grand modèle) et 0"',550 (petit modèle).
La caisse, ordinairement en tôle, repose au moyen de tourillons et de longerons sur un châssis en bois ou en fer, lequel est placé lui-même sur les essieux de deux paires de roues. Les deux panneaux d'avant et d'arrière du wagon sont mobiles, ou les déplace au moyen de poignées.
On empêche la caisse d'osciller en engageant une pièce de bois appelée clef dans deux colliers ménagés à l'avant et à l'arrière sur le châssis.
Pour vider le wagon, on enlève l'un des panneaux mobiles ainsi que la clef qui le relient : le wagon n'étant plus maintenu s'abaisse et le sable tombe à terre.
Quelques wagons à bascule sont pourvus de freins, parlîculièrement ceux qui voyagent dans des égouts à pente rapide.
DU NETTOIEMENT DES fiGOUTS. 191
Wagonnet à bascule (planche VIII de TAllas).
On emploie dans les petits égouts à rails, à voie de O^'.SO, des wagonnets en tôle, d'une contenance maxima de O^'^SOO. Ils affectent la forme prismatique à la partie supérieure et la fornje demi-cylindrique à la partie inférieure.
La caisse, qui repose sur deux paires de roues, bascule librement autour de son point d'appui. Pendant les transports, on maintient la caisse fixe au moyen de taquets placés à la partie supérieure.
Plaques tournantes (planche XI de TAllas).
Au croisement des égouts, se trouvent des plaques tournantes dont le mouvement de rotation s'opère sur des galets. Elles ^onl de deux types correspondant aux modèles des wagons.
Bateau-vanne (planche IX de TAtlas).
Le bateau-vanne affecte la forme des bateaux ordinaires à -cette exception près que l'une des extrémités est rectangulaire. 11 est construit tout entier en tôle. Une vanne en bois, ayant à quelques centimètres près la section de la cunette, est ajustée à Tavant (voir planche X de TAtlas les différents modèles de vanne) ; on la baisse ou on la lève à Taide d'un treuil fixé au bateau. Elle travaille comme celle du wagon décrit ci-dessus.
Le bateau est muni de trois coffres destinés à remiser les ustensiles du curage : balais, écopes, rabots, etc. ; deux de ces coffres sont placés le long des flancs du bateau; le troisième est placé sous la levée.
De chaque côté du bateau sont installés des strapontins qui en permettent l'accès. Pour éviter les frottements du bateau contre les parois de la cunette, on le pourvoit d'un système de tringles, appelées guides^ dont le jeu est commandé par une vis placée du côté de la levée.
Un peu en arrière du treuil est fixé un appareil servant à supporter une lampe à réflecteur.
Des chaînes fixées au bateau permellenl de Tamarrer aux organeaux scellés dans les piédroits du collecteur.
Le premier bateau-vanne fut mis en service le 5 mars 1859, en même temps que le collecteur général d'Asnières.
Vannes de han^age ou écluses (planche XI de l'Allas).
Dans les collecteurs à bateaux seuls sont établies, de distance en dislance, des vannes de barrage ou écluses destinées à arrêter le courant de l'eau au moment de la remorque des bateaux, laquelle serait très diflicile si Ton avait à vaincre le courant ordinaire de Tégout.
Ces écluses se composent d'un panneau en tôle ou en bois ayant exactement les dimensions de la cunelte et se manœuvrant verticalement au moyeu d'un treuil établi dans une chambre située au-dessus de la voûte de Tégout et à laquelle on accède par deux galeries latérales. Chaque écluse est maintenue à la fois par deux tourillons à la partie supérieure et deux chaînes à la partie inférieure. Les coussinets dés tourillons sont placés dans deux montants en fer qui décrivent un arc de cercle quand on baisse la vanne ou qu'on la lève.
Divague pour égout (planche VllI de T Atlas).
Lorsque le bassin de décantation du pont de l'Aima fut creusé pour retenir les sables en tête du siphon, on installa une drague pour les extraire.
Cette drague se compose d'un chariot à peu près semblable à celui des wagons-vannes. Une échelle à godets y est adaptée et roule sur des galets que Ton fait mouvoir au moyen de deux manivelles commandant les tambours extrêmes. Pendant que les godets de la partie inférieure montent chargés de sable, ceux de la partie supérieure descendent, vidant leur contenu dans un wagon à bascule. A l'arrière du chariot est adapté un moufle destiné à relever ou à abaisser l'échelle*.
* Cette drague n'a pas donné les résultats qu^on en espérait ; elle ne fournissait pas une