‹ Les travaux souterrains de ParisChapitre 6 sur 104 · ÉTAT DE PARIS AVANT LA CONSTRUCTION DES ÉGOUTS. H · texte numérisé non relu

ÉTAT DE PARIS AVANT LA CONSTRUCTION DES ÉGOUTS. H

par moi et par d'autres dans ces dernières années prouvent que les eaux de la Seine en temps de crue s'élèvent de 5 mètres et plus, en moyenne, pendant 1J^'*',66 par an, et quelquefois pendant dix jours.

Il est bien probable que, dans ces temps anciens, le régime du fleuve était ce qu'il est encore aujourd'hui : il envahissait donc presque régulièrement, chaque hiver, non seulement la ville, mais encore les faubourgs. Je ne veux pas faire ici la lamentable histoire des désastres causés, pendant le moyen âge, par celte Seine si paisiblement encaissée aujourd'hui entre ses quais, mais tout le monde lira avec intérêt le livre que M. Maurice Champion a publié sur ce sujet *.

Un des premiers besoins des habitants de Paris fut de se préserver de ce fléau, et des endiguements formés de décombres s'élevèrent sur toutes les rives du fleuve.

Il en résulta que les eaux pluviales, qui, en raison du peu de largeur de la ville, s'écoulaient d'abord tant bien que mal vers le thalweg de la vallée, furent arrêtées par les digues, et que la pente des rues se trouva renversée du côté du nord. Les eaux de la ville n'arrivaient donc à leur exutoire naturel que par de longs détours, et sur un sol presque sans pente. De là l'impérieuse nécessité d'ouvrir de distance en dislance des canaux pour les recevoir.

(le 7 à 8 mètres au-dessus de ce niveau; mais dans les nombreuses fouilles d'égout que j'ai fait ouvrir dans toutes les directions, j'ai trouvé souvent une accumulation de 5 à 4 mètres àe décombres au-dessus du sol vierge ; il résulte de là que Tancicn niveau ne dépassait pas de plus de 4 à 5 mètres celui des basses eaux du fleuve. ' Les inondations en France, chez Dunod, éditeur.

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