SCÈNE III
FERRAGUS, seul
Clémence, séparée de moi, perdue pour moi, morte peutêtre... morte! et toutes ces ruines, toutes ces douleurs sont l'œuvre de cette femme que je ne peux châtier encore! L'amour de Monriveau se dresse entre elle et moi!., une lutte ouverte avec Armand, lutte impie et douteuse à la fois, amènerait la désunion entre des hommes qui ne resteront forts qu'à la condition de rester unis; et cette lutte je ne l'engagerai qu'après avoir tout mis en œuvre pour arracher du cœur d'Armand cette passion insensée!... Réussirai-je? Oui.., je l'espère... je le crois!... Il faut qu'il nous livre lui-même sa maîtresse, et il nous la livrera... Les voici... (Il se cache.)