‹ Les tremblements de terreChapitre 36 sur 112 · Mongolie, Mandchourie et Corée · texte numérisé non relu

Mongolie, Mandchourie et Corée

La Mongolie et la Mandchourie sont d'anciens plateaux dont les plus récentes vicissitudes consistent seulement en des affaissements sur de grandes surfaces dans la direction du Pacifique, et que séparent entre eux de brusques flexures, représentées par les principales lignes de relief. On ne peut donc s'y attendre à une instabilité notable, et c'est bien ce que l'on peut affirmer, malgré un regrettable manque d'observations. Quelques secousses sur le cours de l'Amour rappellent les nombreux accidents qui lui ont donné son tracé si tourmenté, et d'autres dans la région de Vladivostok peuvent dépendre du voisinage du géosynclinal circumpacifique et des mouvements correspondants.

La Corée est un pays de très ancienne consolidation, dont le substratum archéen forme la plus grande partie de la surface, et où le Cambrien n'a presque point perdu l'horizontalité de ses couches. Elle est coupée transversalement à hauteur de Séoul par un Graben assez profond pour permettre des communications faciles entre les deux mers et que les basaltes ont en partie comblé. C'est là seulement que se font sentir quelques rares secousses, que les antiques annales du pays ont soigneusement enregistrées depuis l'an 142, tant elles semblaient un extraordinaire phénomène aux chroniqueurs, ou que des voyageurs modernes ont mentionnées. Aston les a recueillies*.

' Earthqnakes in Corea (Trans, seism. Soc. ofJapan, XII. 77, 1H88).

C'est donc bien que les systèmes de dislocations, si bien étudiés par Kôtô \ sont arrivés à un état d'équilibre parfait à cause de leur âge reculé, puisque les tremblements de terre y sont si rares. Ils ne sont d'ailleurs pas plus fréquents dans le Liao-Toung, dont l'histoire géologique est analogue.

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