ALPES ET PYRENEES
Depuis longtemps, les savants Autrichiens ont cherché à trouver dans la géologie des Alpes orientales les causes tectoniques des tremblements de terre qui les ébranlent constamment, et il suffit de rappeler les noms de Bittner, Boue, Canaval, Hofer, Hœrnes, Knett, von Mojsisovics et Suess, pour se convaincre que c'est dans ces pays qu'est pour ainsi dire née, et en tout cas que s'est le plus développée la séismologie tectonique ou géologique. Ajoutante cela une grande richesse de documents historiques, ainsi que l'organisation systématique de l'étude des macroséismes par l'Académie des Sciences de Vienne depuis 1895, Ton ne sera pas étonné de la clarté qui commence à se faire sur la genèse des séismes de l'Autriche ; mais en même temps, on se rendra compte par les lacunes existant encore des progrès considérables qui restent à faire dans cette voie féconde.
C'est d'une manière un peu artificielle que nous bornerons les Alpes orientales vers l'Ouest aux cours supérieurs du Rhin et de l'Adda. Dans ces limites, la chaîne apparaît constituée de ta manière suivante : une large bande arciiéenne, ou cristalline, bordée au Nord et au Sud par les couches primaires qui ne laissent pas que de la pénétrer irrégulièrement. Au Nord, les chaînes calcaires secondaires dominent la plaine tertiaire, tandis que sur le versant italien elles se dévient fortement au Sud-Est pour former, ainsi qu'on l'a déjà vu, les chaînes dinariques de la Carniole et de la Dalmatie. Au delà de Vienne, la bande centi'ale a été coupée net par eflfondrement au-dessus de la dépression du lac de Neusiedl et des plaines hongroises, pendant que de l'autre côté du Danube les formations tertiaires de la basse Autriche ont été comme enserrées dans un étau entre l'ancien massif résistant de la Bohême, qui a opposé un obstacle invincible à la grande chaîne de l'Europe méridionale, et
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les petites Carpathes de Presbourg, prolongeiiienl dévié des Alpes vers le N. Ë. C'est dans ce cadre que l'on va étudier les tremblements de terre des Alpes orientales.
ene^N«Jsta(it
Fig. 43. — Carte séismique de la Basse-Autriche (d'après Suess).
La plus connue des c< lignes de chocs » de ce pays est celle de la Kamp dans la Basse-Autriche, que Suess a établie à la suite de son
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élude sur le tremblement de terre du 3 janvier 1873*. Son épicentre se trouvait vers Johanesberg à Test de Saint-Pôlten, et ses isoséistes lançaient deux étroits et longs bras le long du thalweg de la Kamp, et dans une direction diamétralement opposée vers Wiener Neustadt. Cette observation démontre bien que la vallée a facilité la propagation du mouvement séismique dans les couches tertiaires delà dépression jusque vers Horn, à la rencontre du solide massif bohémien, et Suess a dû avouer lui-même que la ligne de choc ne se laisse pas reconnaître à la surface, autrement dit qu'elle ne correspond pas à un accident tectonique concret, visible et connu. Elle n'aurait donc aucune signification séismogénique, et correspondrait seulement à une liaison géométrique, plus ou moins arbitrairement exécutée sur la carte, si Bittner ' n'avait démontré la probabilité des dislocations profondes que Suess n'avait fait que soupçonner hypothétiquement. Nous n'admettrons donc désormais que les lignes d'ébranlement coïncidant avec des accidents bien définis, pour ne pas tomber dans la môme erreur que Hôfer', mettant, par ce procédé peu soutenable, les séismes de la Cai*inthie en relation avec ceux de l'Odenwald, sans se préoccuper des considérables intervalles de temps — jusqu'à plusieurs semaines — qui séparent les secousses de l'un et de Tautre foyer et qu'il suppose démontrer leur dépendance mutuelle. Fr.-E. Suess est revenu^ sur la fameuse ligne de la Kamp, et Knett^ a élargi la conception d'Edouard Suess, en défmissant dans la Basse- Autriche cinq autres lignes de choc, contre lesquelles reste valable l'objection précédemment avancée.
La dépression de Vienne à Wiener Neustadt est une région séismique plus remarquable par les études que lui a consacrées Suess que par l'intensité et le nombre, également modérés, des secousses que l'on y ressent. C'est un effondrement, affectant non seulement la bande de Flysch, mais aussi les Alpes Calcaires, coupées là très brusquement. Au contraire le noyau primaire de la chaîne se pro-
* Die Erdbcben NiederOsterreichs (Denkschriflen d, K, Ak. d. Wiss., XXXIII, Wien,
* Die geologischcn Verhilltnissc von Hcrnstein in NiederÔstcrrcisch (/. T/ieil d. von M. A. Becker herausgegeben Werkes : Ilernstein. Sein Gutsgebiel und da$ Land im wei» tevem Umkreise. 217, Wien, 1882).
^ Die Erdbeben Karntens und deren Stosslinicn {Denkscliriflen d. mat. naturwiss. CL d. K. Ak. d. Wiss,, XLII, Wien, 1880).
* Die Erderschûlterung in dcr Gegcnd von Neulongbach am 28 Jilnner 1895 [Jahrbuch, d. K. K. geol, Reichsanstalt, XLV. 77, Wien. 1895).
* Neue Erdbebenlinien NiederOstcrrcichs {Verhandl, d. K. K. geol. Reicfisanstalt, 1901, 266). Id. Vorl&ufiger Berichl iiber die Fortsctzung der Wiener Thermcnlinie nach Nord (/</., n« 10).
^Dortmund
Fig. 44. — Relations des lignes de choc des Alpes Calcaires Méridionales avec les foyers séismlques extérieurs (d*après HOfer).
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longe davantage vers TEst, jusqu'à Guns. Toutes sortes de dislocations s'y rencontrent ; les décrochements du Trias recouvrent le Crétacé dans la Hohewand, et cela parallèlement à la ligne de la Kamp, l'appareil hydrothermal atteste de profonds bouleversements ; il ne manque donc pas de causes qui peuvent rendre compte de tremblements de terre parfois sévères à Wiener Neustadt.
Le bassin de Salzbourg est une nouvelle région de secousses, et à l'Est de ce bassin les dislocations longitudinales des Alpes Calcaires suffisent à expliquer les épicentres tels qu'Ischt, Aussee, Admont, Hieflau, Mariazell, etc., qui, de Gmunden à Vienne, jalonnent la bande du Flysch.
La ligne d'ébranlement de Wiener Neustadt se prolonge par delà le Semmering par les vallées de la Miîrz et de la Mur, qui forment jusqu'à Leoben la plus importante des lignes de la haute Styrie. Elle a été étudiée en détail par Ilœrnes ^, qui lui ajoute celle moins étendue de Saint-Michael-Rotenmann, correspondant d'après Lôwl* à un ancien cours d'eau des Tauern, dont la vallée est maintenant occupée, à la suite de dislocations tertiaires assez récentes, par deux rivières coulant en sens inverse, la Liesing, affluent de la Mur, et la Palten, affluent de l'Enns. On se trouve là dans la zone des grauwackes primaires, entre le bord septentrional des Tauern et les Alpes Calcaires du Nord. Cette remarquable ligne styrienne d'instabilité, — haute Enns et Palten, Liesing, Mur et Mùrz, — présente une grande uniformité de structure; elle correspond au bord des dislocations des anciennes roches cristallines qui résultent très vraisemblablement, ainsi que leurs analogues des Tauern, du refoulement latéral des Alpes contre le massif bohémien. L'âge reculé de cet ancien cours fluvial se manifeste par la largeur des fonds de vallées, le morcellement qui s'est produit depuis dans le système des thalwegs, le retour des eaux dans le même sens dans quelques-unes de ses parties, enfln la formation de nouvelles lignes de partage, toutes circonstances concordant pour montrer que le processus orogénique, dont dépendent ces lignes de dislocations, n'a pas encore cessé et s'exprime par les fréquentes secousses de la bande primaire.
Gratz se trouve au sud d'un massif paléozoïque isolé, séparé luimême de la bande précédente par la zone centrale de la haute Mur.
* Bcricht ûber das obcrsteierische Bcben voin27 November 1898 {Mitth. à. Erdbeben- Comm. d. K. Ak. d. Wiss. in Wien, XIII, 1898) ; Id, Bericht ûber die obersteierischen Bcben des ersten Halbjahres 1899 {ld„ XIV, 1899).
* Ueber Thalbildung (Prag, 1884).
Tout cet ensemble est stable, en dépit de quelques épicentres sporadiques.
Ce sont au contraire des accidents transversaux qui donnent lieu aux lignes d'ébranlement Windisch-Garsten, Gratz-Leoben-Eisenerz, Kindberg-Mariazell, et Scheibbs, établies par Hœrnes. Elles sont d'ailleurs moins importantes que les lignes longitudinales. En particulier, la seconde correspond au coude brusque par lequel la Mur quitte en aval de Leoben son sillon parallèle à la chaîne pour se diriger à angle droit vers la capitale de la Styrie ; elle paraît devoir être attribuée à l'influence des effondrements manifestés aux environs de cette ville, où se montrent en plein massif paléozoïque des lambeaux des couches de Gosau. Les quelques chocs de cette partie de la Styrie seraient peut-être en lointaine dépendance avec le mouvement qui a ramené ces couches au jour.
Les tremblements de terre sont, en Carinthie, fréquents sinon destructeurSy surtout au Sud; celui du 25 janvier 1358 a cependant causé un véritable désastre, et défrayé l'imagination des anciens chroniqueurs, en détruisant une partie de Yillach par suite de l'éboulement du mont Dobratsch. On a là une très importante ligne de dislocations qui, de Bruneckenà Sillein, puis par la vallée de la Gail, la dépression de Klagenfurt et le bord septentrional des Karawanken et du Bachergebirge, s'étend le long de la rive droite de la Drave. C'est aussi une bande séismique correspondant aux Alpes Carniques, composées de couches primaires complètement séparées des sédiments secondaires des Alpes JuHennes. Les accidents longitudinaux résultant de la surrection des Alpes abondent, et ajoutent leur influence séismogénique à celle des plissements hercyniens, qui ont donné accès aux éruptions tonalitiques, de sorte que la mobilité de la région se trouve rajeunie sous la forme des séismes actuels. Des dislocations transversales apportent aussi leur facteur d'instabilité, et c'est par exemple le cas des failles de Gmund, d'Obervellach et de Windisch-Grâtz. Canaval* a mis en évidence le rôle de la première, à l'occasion du tremblement de terre du 25 novembre 1882.
La chaîne primaire Carnique s'épanouit largement dans les Karawanken orientales entre Marburg sur la Drave et Rann sur la Save, avec un bassin tertiaire d'effondrement, où Cilli et Gonobitz sont de notables foyers d'ébranlement, pour ne citer que les plus importants. Stein, Radmansdorf, Tarvis et Pontebba sont d'autres épicentres, jalonnant les dislocations du bord méridional de la même chaîne.
* Das Erdbcben von Gmund ain 23 Novcmber 1881 {Sitzungsber. d, K. Ak, d. Wi88. mat. nat. CL, LXXXVI,353, Wien, 1882).
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Hœrnes et Seidl ' atlribuent le séisme de Trifail, du 31 mars 1904, à deux grandes failles longitudinales des Alpes de Stein, dans leurs avant-monts du Sud, autant dire à un mouvement de la tranche qu'elles comprennent entre elles. On pourrait objecter à cette manière de voir, dans ce cas particulier, la forme circulaire qu'ont prise les isoséisteSy ce qui indique l'existence d'un point comme épicentre et non d'une ligne épicentrale.
La ville si exposée de Laibach s'élëve en partie sur le Schlossberg, massif primaire isolé entre deux bassins tertiaires d'effondrement contre lesquels viennent mourir les derniers plissements carniques. Souvent ravagée, elle est entourée d'autres épicentres comme Môttling» Stein, Krainburg, Bischoflack, Yodiz, Tersain, Janchen, etc., qui lui font un cortège de foyers presque aussi instables. Les conditions tectoniques de ces deux bassins d'effondrement ne permettent pas de douter des causes orogéniques d'un danger que Fr.-E. Suess ' n'a cependant pas osé formellement attribuer à un phénomène géologique particulier, lors du grave tremblement de terre du 14 avril 1895.
Au Sud des Alpes Garniques, les Alpes Calcaires ou Dolomitiques de la haute Italie reproduisent à peu près les mômes circonstances que leurs homologues du Nord, le long de la vallée du Danube. Elles ont été le théâtre du grand tremblement de terre de Bellune, du 29 juin 1873, dont on parlera plus en détail au chapitre consacré à l'Italie.
A l'ouest de Bischoflack se rencontre un petit massif primaire isolé qui termine les Alpes Juliennes et d'où partent vers le S.E. les Alpes Dinariques mésozoj'ques, couvrant de leurs plis N.W.-S.Ë. la Garniole et Tlstrie. De Rann à Samobor, Mottling et Karlstadt sur laKulpa^ elles dominent la plaine tertiaire croate, tandis qu'à l'Ouest elles ne dépassent pas la vallée inférieure de Tlsonzo et sont, de ce côté, fortement entamées et masquées par les couches tertiaires. C'est la région karstique par excellence, aux très nombreux épicentres presque constamment en mouvement. Il n*y a pas le moindre doute que ces tremblements de terre souvent graves, tels les désastres de Klana en 1870' et de Fiume en 1730^^ ne soient liés au processus du plissement tertiaire se continuant encore sous cette forme. Toute
* Bericht ûber das Erdbeben in Unlcrsteiermark und Krain am 31 M&rz 1904 (Mitth. d, Erdbebencomm. d. K. Ak. d. Wiss, in Wien. Neue Folge, XXVII, 1905).
' Das Erdbobcn von Laibach am 14 April 1893 (Jahrbuch d. K, K. geol. Reichsanstalt, XLVI, 1896, 411. Wien, 1897).
' D. Stur. Das Erdbeben von Klana im Jahre 1870 (Jahrb. etc., XXXI, 23, 1871).
* Von Radies. Geschichllicho Erinnerungon an das grosse Erdbeben in Fiame im Jahre 1750 {Die Erdbebenwarle, II, 239. Laibach, 1902).
la contrée est fort bouleversée, et en outre, des secousses très locales, mais nombreuses, sont peut-être la conséquence d'effondrements par dissolution du calcaire, sous l'action du régime hydrographique si particulier des « dolines » et des eaux courantes pénétrant par d'innombrables diaclases, explication trës admissible et valable pour de nombreuses secousses d'un caractère trës local. Quoi qu'il en soit, vonMojsisovics^ a eu fréquemment l'occasion d*attribuer un rôle séismogénique à telles ou telles dislocations des vallées de Tlsonzo, de la Wippach et de la Reka, ainsi que des hauteurs d'Adelsberg, etc. Les fractures de même direction qui ont accompagné l'effondrement adriatique sont aussi à mentionner comme intervenant dans la genèse des secousses; Suesscite les quatre principales de ces dislocations.
Le tremblement de terre destructeur de mars 1870 à Klana, mentionné plus haut, a donné lieu à d'intéressantes observations sur un effondrement qui se produisit près de Novakracina, en forme d'un puits qui finit par avoir 18 pieds de profondeur sur 100 pieds carrés de section. C'est avec raison que Tietze* fait de ce phénomène une conséquence du séisme, par affaissement de la voûte de quelque cavité du calcaire sous-jacent à la suite d'une lente dissolution par les eaux souterraines, car le temps assez long que mit l'accident à se produire ne permet pas d'en faire la cause même du séisme. On a beaucoup discuté sur la véritable signification tectonique et séismogénique d'un remarquable accident, qui se présente près de Buccari, centre d'instabilité, mais qui, d'après Stache ', serait séparé du bassin de la Recca par un faîte de caractère seulement géographique. Au contraire, Hœrnes* et Suess' en font une dislocation périadriatique, dont le rôle dans les tremblements de terre de la région jusque vers Klana, devient tout à fait indéniable.
Le grand accident Bellune-Laak se prolonge à l'Ouest pour pénétrer dans leTyrol méridional par le val Sugana, où quelques épicentres dénotent son influence. Cette partie du Tyrol présente une structure extrêmement compliqué^, autour de la haute Adige, entre l'Ortler ou le Stelvio et le Brenner, puisque les couches mésozoïques y enva-
* AUgemcines Bericht und Chronik dcr im Jahre (1898, p. 94; 1899» p. 102: 1902, p. 82; 1903, p. 54} inncrhalb des Beobachtungsgebicte crfolglen Erdbeben (Millh. d. Erdbebencomm, d, K. Ak. d. Wiss. in Wien),
' Zur Géologie dcr KarstcrscIicinuDgcn [Jahrb. d. K. K. geoL Reichsanslalt, XXX, 734, 1880).
* Die Eocangebict in Inncr Krain (II Folgc, IV). Die Gcbirgspalte von Baccari (Jahrb. d. K. K. geol. Reichsanstall, XiV, 1864).
* Die Erdbebenkunde , 381.
* Die Entslehung der Alpen, 9â.
Db Mo:itb88l8. — Tremblements de lerrc. 19
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hissent la zone alpine primaire centrale. C'est dans cette région que se terminent les mouvements périadriatiques, et de nombreuses autres dislocations, comme celles de la Judicarie, de Yilnôss^ celles qui ont découpé la Gima d'Asta^ etc., sont là tout indiquées pour rendre compte des foyers d'instabilité du Trentin, où les secousses ne laissent pas que d'être parfois sévères.
Le Tyrol allemand, au nord des Alpes, est divisé en deux parties par la vallée de l'Inn entre Kufstein et Landeck, séparant les Alpes Calcaires bavaroises de la bande centrale primaire et archéenne. Les épicentres y sont plus nombreux que riches en séismes, et ils relèvent des mêmes causesgénéralesd'instabilitéqu'entreSalzbourget Vienne. Il se rencontre des foyersjusque dans les hautes vallées des affluents du Danube, Isar et Lech, ainsi que dans le Yorarlberg, comme sur la rive droite de l'Inn dans le massif de l'GSzthal. Mais nulle part les séismes ne sont graves. Leur étude détaillée entraînerait beaucoup trop loin, et d'ailleurs la détermination des accidents tec* toniques auxquels on peut plausiblementles attribuer estextrêmement délicate, en raison môme de leur multiplicité. Cette recherche est complètement à faire.