‹ Les tremblements de terreChapitre 84 sur 112 · PYRÉNÉES · texte numérisé non relu

PYRÉNÉES

aquitain, et cette aséismicité s'étend au versant espagnol tout entier des Pyrénées, malgré la grande altitude à laquelle y ont été portés TÉocëne et le Crétacé.

Faibles et rares cependant, les séismes reparaissent en Navarre et sur un territoire triangulaire compris entre Marquina, Burlada et Galahorra ; les environs de ce dernier point semblent avoir été assez éprouvés le 18 mai 1817. Cette région pénéséismique n'est probablement pas distincte de celle déjà mentionnée sur le versant français, de Boucau à Fontarabie. Tout ce qu'on en peut dire c'est que, correspondant au fond du golfe de Gascogne, elle prolonge sur terre une dépression océanique profonde de 5000 mètres. Cette disposition indique un accident tectonique de première importance, et il ne serait pas étonnant qu'il jouât un rôle séismogénique, au moins indirect, jusque de l'autre côté de la chaîne, dans la vallée de l'Arga, simple suggestion dont la confirmation est réservée à l'avenir. Peut-être n'est-il pas inutile non plus de noter que dans la province d*Alava, les ophites ont traversé toutes les couches, sauf le Miocène. Adan de Yarza^ en conclut à leur âge oligocène. Ces mouvements ne sont-ils d'ailleurs point trop anciens pour se survivre ?

* Annuaire géologique de Dagincourt, III, 577, Paris, 1887.

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