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L'AFRIQUE

cherchent des centres do commerce, surtout dans le Scioi.

Les légendes sa sont évanouies ; on croyait que le désert du Sahara, grand comme la moitié de l'Europe, était une immense plaine, avec de très rares oasis, un climat pestilentiel, sans aucune végétation, sans un sed animal apprivoisé. Le pays qu'on croyait stérile a étalé sous nos yeux les épices des Holuques, le coton des États-Unis, le café des Antilles; on sait maintenant qu'il peut donner toutes les productions des tropiques, outre l'ivoire, la noix de kol, le beurre végétal, la cire, le séné, le tamarin, le musc, l'encens, les plumes d'autruche, le miel, le cnn végétal, une grande quantité d'or, et le sel dont manque le Soudan. Les oasis y sont innombrables et très fertiles, surtout celles de Toual avec leurs trois ou quatre cents villages et la rille de In-Salah, entrepAt des productions du pays qui s'y échangent contre des étoffes, de la quincaillerie, des armes, du riz, du fromage, des chaussures, etc.

Bans le Sénégal, où les Français possèdent Saint-Louis, sii>4f>i. le trafic consiste en gommes et en ivoire; il y a d'assez grandes villes. Ce qui se demande toujours comme préliminaires des traités, c'est de l'eau-de-vic et du rhum. Un traité fut conclu en 1857; mais Al-Hag-Omar excita la guerre sainte contre les infidèles.

A Madagascar, à l'entrée de la mer des Indes, les mission- uidifuc» nairea réussirent, après de cruelles souffrances, & convertir la reine Ramavalona-Mandjoka. AussitAt elle publia un code de lois inspiré du Décalogue, et permit l'accès de Ille à tous les étrangers.

La colonie du Cap est tonjours très commode pour les Anglais, mais elle leur coûte des monceaux d'oret des flots de sang.

La civilisation natt des communications plus que d'autre chose; et la barbarie de l'Afrique provient, en grande partie, de la difficulté d'y pénétrer. La cète septentrionale, Tumaiiitum exposée aux vents du nord, offre très peu d'abris pour les ™u5ïi. vaisseaux. Alger, Maroc, Tripoli, n'ont pas de port; la rade de Tunis n'est pas sûre en hiver; les Syrtes ont une mauvaise réputation, la haie de Bamba ne fournit point d'eau potable, rentrée d'Alexandrie n'est pas facile, la c6te de la mer Rouge est hérissée d'écueils et malsaine, celle qui s'étend de Tanger au Sénégal est dangereuse, les cAtes au nord de l'équateur sont un peu meilleures. A l'intérieur, les communications sont coupées par le désert. La civilisation musulmane a puy péné-

188 LES TRBNTS DEHNlàHES AimfiBS.

Irerel diminuer risolemect : de là, peut-fitre, et aussi par suite, d'autres immigrations, vient la variété qu'on remarque chez les races appelées du nom générique de Nègres : les unes sont noires, comme en Guinée et au Congo ; les autres sont brunes, comme les Gafi-es; d'autres, jaunâtres comme les Gallas et les Hotteutots; toutes ont les mfimes traits caractéristique^ les Abysins se rapprocbent de la race européenne.

Cependant cbez les peuples même les plus dégradés on retrouve l'homme, avec une intelligence sans aucun développement, mais susceptible d'éducation, de sentiment, de religion, de pudeur, capable de comprendre la propriété, pourvu que cessent les guerres qu'ils se fou t entre eux, et qu'ils n'aient plas peur des Egyptiens et des Européens, comme de bétes fauves altérées de leur sang.

Dans ce but, tous les efforts se portent à faciliter les communications. Après avoir percé le canal de Suez, on médite de jeter la Méditerranée dans le désert du Sahara, qui autrefois fut une mer; plus probablement, des chemins de fer sillonneront ce désert. A cette heure même, on travaille activement à en établir un qui, des cAtes de la Méditerranée, et, ce qui serait plus utile, de l'Algérie, irait au Soudan, à la ville légendaire deTombouctou et peut-âtre jusqu'au Séné* gai. Les Français, maîtres du Sénégal et de l'Algérie, ont le plus grand intérêt au succès de cette entreprise : en juillet 1879, on a nommé une nombreuse commission pour étudier la possibilité de ce projet et les moyens de l'exécuter; cette idée est accueillie par toutes les sociétés géographiques. L'Allemand Gérard Roblfs préférerait diriger la voie ferrée de Tripoli au lac Tchad ; d'autres proposent divers tracés dont chacun a ses avantages particuliers.

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