LE PORTUGAL
d'autres les oublient. Ils ne reflédiisseut pas que, si la maison de Bragance montait sur le trdne de la Péninsule, le Portugal ne serait plus qu'une province espagnole, et que notre nationalité serait absorbée. Or moi, qui suis le premier des Portugais, le premier citoyen d'uu pays qui occupe une place honorable dans l'histoire de l'humanité, je serais un mandataire in&dële si je favorisais de tels projets. Ces genalà sont même pour nous de grands ennemis, car ils empêchent beaucoup d'actes utiles qu'on pourrait faire pour le bien commun des deux peuples, par e^^emple le développement des moyens de communications internationales, le progrès dans les intérêts matériels du pays, l'unité des poids, des mesures, des monnaies, l'associalion douanière, etc. (1). » L'ingérence de l'Angleterre continue en Portugal, où les commerçants anglais ont des avantages plus grands que les nationaux eux-mêmes, spécialement pour les vins dePorto. — Solidement établie sur le rocher de Gibraltar, l'Angleterre convoite tes possessions portugaises de Goa et de Macao.
La patrie de Camoens et de Joâo de Barros n'a jamais perdu son amour des belles-lettres; et le peuple portugais a toujours le goût de la poésie. Si, dans le dernier siècle, la poésie s'est abaissée à des fadaises trop parnassiennes, elle s'est relevée, après la guerre, sous l'impulsion de Francesco Manuel de Nascimento, et, avec plus de goût encore, sons l'influence d'Almo da Garot et de Castilho, suivis d'uu bon nombre de poètes lyriques et dramatiques, et de romanciers. — J. B. Gomez (f 1813) par sa seule pièce « La nouvelle Inès de Castro » a pris place parmi les plus remarquables tragiques. D'autres auteurs ont travaillé pour le thé&tre, par exemple Vasconcellos , Reis Quinta, Biester, Pimente!; et peutrètre le premier de tous est-il Almeida Garrett(| 1854).
Bulhaô Palo s'est fait un nom parmi les poètes, ainsi que T.-A. Gonzaga, Joâo de Lemos, Anton Pereira de Cunha, et le ministre Ribeiro. Gomme autrefois le roi Denis, et comme Philippe de Lancastre, le roi Pedro IV était poète ; il a com-
(l)^Quaad Bonaparte enTahit l'Italie, il proposa à P^nJiaand, dttc de Panns, de cdder son État, pour recsToir la Toicaae ea échauge. Ferdinand répondit : X Je me trouve daui l'obligatiOD de refuser de la manière la plus «olennelle. De graves roiaoni, ma façon de penser et surtout ma conscience ne me permettent pa< de céder les petits Etats que je potBtde, ni d'abandonner ces peuples que j'aime et au gouvemement desquels Dieu m'a destiné. iLeltre du ST février IBOl àl'emperetir d'Allemagne. — Cen'eat qu'à la mort de Ferdinand que le duché de Pume Ait rëoni A Is France.
BIST. umv. — T. XZ.
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posé des vers de8tiné)> à être mis en musique, et on lui doit l'hymne de la Constitution, — Dominique Buontempo a fondé à Lisbonne l'Académie philharmonique; et le compositeur Harcos Portu^l est connu de toute l'Europe.
Alexandre Herculano (t 1878), ft la fois érudit et littérateur, rivalisa avec les Bénédictins par ses Portugatica momtmenta hittorica; il ne plut pas au clergé; il a traité de l'inquisition en Portugal et du concordat du 91 février 18K7; et dans la Harpe du croyant il a mis en vers l'éternelle lutte da doute et delà foi.
Les sciences, les lettres, les arts ont eu d'illustres représentants dans José Riheira, Antoine de Almeida (f 1839), Gaétan de Amaral, Antoine de Carmo, Velho de Barbosa, Costa de Hacedo qui a soulevé bien des discussions pour ses opinions, Alexandre. Lobo, de Carvalho, Hanoel Goelho da Rocha. Pour la géographie, le vicomte de Santarem (-f 1856), Brito Capello, Robert Irens, Serba Pinto, Otto Schutt, comptent parmi les explorateurs de l'Afriqne.