‹ Les trésors de Cornelius a Lapide (volume 2)Chapitre 79 sur 97 · CH LE SI: ST · texte numérisé non relu

CH LE SI: ST

Jan Frxur nie LE FEXUT

VIE RÉLIGILUSE, INTÉRILURE. 614 avec empire. Elles ne seront plus en proie aux nations , et les bêtes de la terré ne les dévoreront plus; mais elles Hékiteônt dans la confiance et sans aucune crainte. Et je férai germer une plante d’un grand prix (la vertu); et elles ne seront plus consumées par la faim, et elles ne seront plus en 6pprobre parmi les nations. Et elles sauront alors que jé suis avec elles, moi lé Seigneur leur Dieu. Et vous, mes brebis, vous les brebis de mon pâturage, vous êtes des hommes ; et moi je suis le ei te votre Dieu , dit le Seigneur Dieu (XXXIV sd ié sis;

Vocs devez dire avec le Psalmiste : Du haut des cieux, lé Seigneur a daigné me tendre la main, il m'a protégé, il m'a retiré des eaux de l’abine. Il nià arraché à mon puissant ennemi, à ceux qui me haïssent, qui voulaient prévaloir contre moi. IE m'a ouvert un chemin spacieux ; 1] m'a sauvé à cause dé son amour (4).

Mon cœur s'est troublé au dedans de moi, et les terreurs de la mort ont fondu sur moi. La crainte et la terreur m'ont environné, et de toutes parts je suis dans les ténèbres. Et j'ai dit : Qui me donnera des ailes comme à la colombe? et je m’envolerai (dans la solitude }, et je me reposerai, Et voilà que j'ai précipité ma fuite, j'ai établi ma demeure dans le désert. J'ai vu dans la ville la violence et la discorde. Jour et nuit elles environnent ses murs; l'iniquité et la misère siégent dans son encemte. Le crime y habite, et la fraude et le mensonge ne s’éloignent Jamais de ses places publiques ( Psal. tv. 4-7, 9-11 : 1 R Act En quittant le monde vous avez fui la terre de Poubli de Dieu, de la religion, de (a vertu, de tous les devoirs; la terre des crimes, des scandales, » ie tous Le Maux... Quelle fiveur! quete grâce bre

Ne FT vous pas dire avec le Psaliniste : Dieu; en mé tirant du monde , en m “appelant dans la rétraite, a délivré mon âme de la mort ; mes yeux dés larmes , et mes pieds de l’abime. Je marcherai en la présence du Seigneur dané la terre dés vivants : Zripuit animam mean de” morte , ; oculos mecs & lacrymis, pedes meos a lapsu. Placebo Donind à in Tegioné vivorurn (GXIV. 8. 9).

© Dans le monde , mes ennemis cachaient des! piéges dans la route où je marchais : fn via hac, qua ambulaban, DOSORIEE AR lagueurn

( ) Misit de summo et accepit me : el assumpsit me de aquis multis. Eripuil me de inimicis meis forlissimis, et ab his qui oderun me ; quoniam confortati sunt super me.

Et eduxit me in latitudinem ; salvuin me fecit, quoniam voluit me (xvir. 17, 18. 20),

Grâce précieuse d'être éloigné des dangers du monde,

Bonheur de la vie religieuse et intérieure.

612 VI HELIGIRUSE , ANTÉRIÈURE.

mih( Psal ex 4): Je vous ai imploré, 6 mon Dieu} étj'ar dit: Vous êtes mon ‘espérancé et mon partage" dans Ta térre iles" Vivänts ? Clamavi adite; Domine, dix Tu es: se mt, bèr tid' ea tn terra viventium (exLr: 6 ). | AUS 9ù AO ARE LL ya une immense différence, dit saint Aubüstin, entre Li té du monde.et passer avec:le monde" Sortir du monde, est atlét à Dieu : passer avec le monde ;-c’est aller au/démon. Lés Egyptiens sortirent aussi; car, poursuivant le peuple de Dieu ; ils ne restèrent pas md biless cependant; ils ne passèrent pas'dë la mer Roüge a rofäié duciel ; mais de la mer ils'allèrent à Aa mort (1). %%1 299 01870

Personne ; dit Salvien; n’est aussi heureux due ceux qui, dans là plénitude: de: leur connaissance ét dé‘léur volonté se EAU à Dieupar des vœux! Les religieux sont humbles ils” veu lent! Yet! F4 ils sont pauvres; la pauvreté fait leurs délices 3 ils sont sans ASE A ils la repoussent; ils sont dans l’oubli, les honneurs leur répugrient ils pleurent, ils veulent pleurer; ils sont'infirmes, faibles; is s'en TE jouissent; ils disent avec l'Apôtre? Cum infirior, Lune pôtens sui! Lorsque je suis faible; alors je suis fort: C’est pourquoi; quoi: qu'il puisse arriver à ‘ceux qui sont de vrais religieux; 6n doit 1és appeler” heureux ; parce que nul n’est aussi heureux que Celui’ qui veut l'être, quelque advei sitéet contradiction de Jui L BE ive et Lib de ds dJälicio et Providentia: Dei). ro [SI d

Et comment un bon religieux ne seraïtl pas Heureux; n ’aurait- il pas le: bonheur , puisqu'il a ehoïst les huit béatitudés ensbrghées par? J. C.?1] a choisi la pauvreté or JG; dit s'Héüréux" lès "pauvres car le royaume des cieux est-à eux eart paiperes ; qguoant ion est reg cælorunr (Matth: ve 3): Ha choisi lès Jarniès: Et héureux ceux qui pleurent; car ils seront consolés : Peati qui lugent } quoi F ipsi consolabuntur (1d5v214). Ha choisi, ilpratique la douceur! Hèureux eeux qui sont’ doux; car ils possétleront la terre { la’ ten dx: ciel, la: terre des sito Ge Beati' mites ; quonram tpst possidebunt” terram (4. v. 5). Il s’est consacré à Dieu , parte: qu'il avait fairit éb | soit de La cils de: lasanctificationt de son: salarts Où ÉHéureuxs dit JG: ceux qui ont faim etsoif dé la justice carie ser ontrassadies 2) Beati qui esuriunt et Sitiunt justitiam} \juonidné pi -Satirabin ti} (ld, v::6), Ha: 6 ‘en pàrtage: ANR } Arr Etheuréux

\ leicuise aol oovs Îles susiisq 1usl

(1) Aliud est doté de an alu one cum ti À saliud ad Patremi à aliud ad hostem. Nam Ægyptii transierunt, non enim pers sequendo ma nserunt; [non tamen pertransierunt per marc adrégninm, QE it thari dd'i He rte Lib de De }

(1361 19)IAE el OQ aqqt

VIE RELIGIEUSE, INTÉRIEURE. 613 les miséricordieux ; car ils: obfiendront. miséricorde : Béati miseri- GORE x Aion ps miscricordiamiconsequentue, (iv: 7). La choisi, même par vœu, la continence , la chasteté, la, pureté: Or, heureux ceux qui ont le cœur pur; car ils verront Dieu : Béati mundo corde; quoniam ipsi Deum videbunt (WA. v. 8). Il a choisi la paix, le calme, la tranquillité de la, solitude, Heureux les pacifiquess car ils seront appelés. enfants, de Dieu ; Peati:pacifici::quoniam filiè Dei vocabuntur le ld 2): En choisis sant.çet état de Yie jen s'y consacrant, il s’est EXPOSÉ. aux persécutions, de l'enferetidu ad Mais, heureux ceux qui, souffrent persécution, pour. Jar justice,r pour se sauver; car:le royaume des cieux /est.à,eux 4 Peatiiquii persecütionem :patiuntur Propten justifiam.; quoniam-ipsonum.est negnan cælérumn (Ad:v: 40):

: Regardez votre cellule,comme, un paradis, dit-saint Jérome: Pour moi, #da, ville. est;une prison; et la solitude Le ciel: :Habeto cellutam Pr9 ) paradise. Mihi Pine cancer .solitudo pi Aa est { dis al

Rustiqum). at en > ,

Les bons étalée st jt Jai vie ebithhestiense angélique, cé ste et. divine...Là.est le suprème bonheur...

Oui, Seigneur, disent ces saintes âmes brülantes d'amour, nous noi réjonirons, dans le. salut, que. vous nous donnez : Læfabimur-in salutani: #uo, (Psal, IX. D).

“Heureux, Seigneur, reel que.v vous avez choisi et'que vousavez appelé pour habiter votre sanctuaire ! Nous seronsrassasiésdes biens de yotre. maison, dans le temple où réside. votre majesté: Zeatus que elegrsti. et, assumpststi »: dnhabitabiti in atruis-tuis. Replebimur in bonis, dornys Lue,: sanctum est templum tuum(Psal; Lx1v: 5).

«En.jour, passé, dans, votre: demeure , Seigneur, vaut mieux que mille, autres : : Melior.. esi-dies. una in: atruis: luis super mullia (Psal, EREXUE UE roue sp os : |

Les justes. seront, jek ils RE dans ” joie : Widébunt recté ; et letabuntur, (Psal..evr. 42). Des-crisdejoie: etdé victoire vetentissent sous\la. tente, des, justes, : Voz. FEAR et-salutis lin tabernaculis Justorum (Psal. LEENTo br) , soil f09

Ghantez auSeigneur;.un OH ST 7quesa louimge réside daus l'assemblée, des saints;-que les fillés te Sion-ée réjouissent dans leurrois qu'ils ehantentson nom'emeh@ur (Psel exe 4, 3).

Les voilày ditda Sagesse, comptés:parmiüles enfants de Dieu; et leur partage est avec les saints! Z'ece quomodo compmtati sunt inter fidios" Det, 'et'nter shnétos sors torum'est ! UV. 5.)

CAE int P anti. .qui met.sa réfection dans le jeime, son

Union parfaite des cœurs dans la vie religieuse.

6414 VIE RELIGINUSE, INTÉRIEURE.

repos dans l’oraison, sa nourriture dans la parole de Dieu; celui qui à des haillons pour’ vêtement, pour lit un sac,et du, ;sarment, qui couche sur la dure, qui veille en: son âme pour le Seigneur, celui-là possède le vrai bonheur (Æpisé. us) |

Vous sortirez dans la joie, dit [saïe, et: vous marcherez dadis la paix : les montagnesetles collinesretentiront devant vous des chants

d’allégresse, et tous les arbres d’alentour tressailliront de joie : În

lætitia ingrediemini, et in pace deducemini : montes et colles cantabunt coram vobis laudem, et omnia ligna regionis plaudent manu, (1v. 49). Alors vous vous réjouirez dans le Seigneur, .et je vous placerai sur les hauteurs de la terre, et je vous donnerai l'héritage de Jacob votre père: le Seigneur a parlé: Tunc delectaberis super Domino, et sustollam te super altitudines terræ, ef cihabo te hwreditate Jacob patris tur; os enim Domini locutum est (Ysai. EVIL. 14): |

Fille de Sion, s’écrie le. prophète, Sophonie,, fais entendre des hymnes de louanges; Israël, pousse des cris de. joie, réjouis-toi, de tout ton cœur, tressaille, d’allégresse.: Fille. de, Jérusalem. Dieu. à effacé tes fautes; il a dissipé.tes -ennemis,:.lé roi d'Israël, le Seigneur, est au milieu detoi ; tu ne craindras plus rien. Jéhovah. ton Dieu est au milieu de toi; il est le Dieu fort, ilest ton. Sauveur: il se réjouira en toi, il se reposera en ton;amour, il tressaillira.d’allégresse pour toi (111. 44-17 }. a lièd

Réjouis-toi, fille: de, Sion, dit.le Seigneur par PRE lque le Séigneur : voilà que je viens, et j'habiteraï au. milieu, de ta :Lauda et lœtare, filia Sion : quia ecce ego venio, et habitaba in medio. tui, ait Dominus (11.10). | | asaitl 2104

Ceux qui méprisent la terre, qui n'y, désirent rien, de, tout.ce qu’elle possède, s’élèvent.et volent jusqu’au ciel, dit saint Grégoire : ; Volant, qui terram quasi non: tangunt, /quiasin ipsa, nihil: appetunt (Lib. Moral. ).

L’umon de dix religieux, dit saint Chrysostome, fait que.ces dix ne sont qu’un; car un seul est dans tous les dix, et les. dix-daps, un, Gest pourquoi chacun a vingt mains, vingt.yeux;.etaingi, ilrespine et aspire par dix âmes; carchacun prendautant, de soin d’un autre que de $oi-même.C'est pourquoi les yeux , les mains et les pieds des dix servent à chacun ; personne n’est égoïste, nul ne s'occupe de soi exclusivement; mais chacun s'occupe des autres et en prépa, soin. Ainsi un seul peut beaucoup, il/peut autant que dix. EU S ler Monastère possède cent religieux , chacun pourra autant que cent Et: si

VIE ABLIGIEUSE, INTÉRIEURE: GLS l'én était mille, dix'ininé de gérait lt même union; la même unité, 16 mérnié’soutiét, la” tnôiiie forée( Homil-1xxvirén Joann.)t C'est th fliéceaude hfasl d'mesy de cœurs | unis; liés shsemble par la nn ….. Quels avantages inappréciables !.%

sltest aies prérniers chrétiens, qu'ils avaient tous qu'un cœur et'qi'une âthe; let que déeeux qui possédaient, nul me disait d’au- - cüne/EHose quelle Fat sténné, ais tout élait-commutrentré eux (4). ” VOA ee qui s8 retrouvé dans lé monastères:.,/1 Saint Jérôme, sArt Augustin, saint Basilé, enséignent que les fondements de la Vie réfigieuse ont été jetés par les premiers chrétiens. Tousoes fer- Vents chrétiens quiéthienttous desisaints,ne formaient qu’une vaste cOMiunauté d'apôtrés dé martyrs; de confesseurs; de viergesssc Là communauté des biéns des "souis , ‘des: prières, ‘des cœurs s'est la base de l’observance delà vertu -et-dé la perfection: Car, 401c'est tin atguiTlon trésipuissantidé la charité Mutuelle: ce qui fait dire à SE Eawrenit Justinier “Comment appellerai-je les monastères des religieux Let tés lieux où habitent les serviféurs dé Diew, simon des rétranchémients ilitairesretidés camps ”spirituels de combattants ? Quoi! dépluis riche, je vous le demande, qué denerien avoir et de posséder tout? Quid, oro,! locuplelius, quam nihil: hubere:, et .omnia possideré ?! Quoi de plus précieux que dennépriser: son pauvre et chétif patrimoine, et d'être l'héritier de Jt-C/? Proprium spernere Patrimontt er hristiesse loredein ® (Wäb: de Obèdient.;c:x vi). 9e Getté comtnirmauté détachedé l'amour des richesses et:des délies térrestrés, comme choses vilesset transporte toutes les affections vers Dieu et vers les choses célestes, Un vrai religiewtest done plus élevé que 1e mondes" estimaitreode l’univers y égal aux anges, ctoVén déd'strnts) serviteur di paradis, héritier de Dieu;-cohéritier deJYCPCoMMeE’lé grand Apôtre; il n'arienet il possède tontes les richesses, tous Les vrais trésors : T'anquam nihil habentes, ét omnia possidentes (IE. Cor. vi. 10). MpiCette nid Llesecurs/engendre: la communion ‘des mérites ét déttous1ës/biens! Ce quilfait! divéia-saint Baëile : Dieu leur estcommule cofinéree de al vértu-esteommuns, de salut, commun 3 les coibats D ébfimühns 5 dlesttravaux communs; ‘lesi'récompenses ; ehihdes! bt2nussi les. couronnes des: victoires De SUX [OR { 9b 3450608 an Eur 9321029 123 (1 900021 3 « AH9609 J(19Y'198 ZI}

.fIt02 D£fr91q a Ÿ9 eoicrs 29h 341990"2 ri6tls siefrr “À m € cor un {Ma Mitudinis Pa jeune e t cor unum et anima una : nec. quisquam eortim, que possidéba a iquid suum ‘dicehat, “sil cran illis omnia A de t:AdH 1vtr82). sHp IIS STIUOQ HUI6f 9 : 22001 arté

l'ennemi ; car parmi eux plusieurs ne font da un, +00 üm n'est: mes seul, il est en tous (1). 08.9 40 Cette communauté de biens détruit touté matière dé (procès, de cupidités, de vices, de tentations; d'envie, de jalousie, demurmures, de mécontentement , de préférence, de mépris, ete set ul libre pour vaquer aux œuvres de piété... G 5° Elle procure la paix de lesprit, une joie péspééelles $: elle ‘détruit tout souci, tout chagrin... Cette vie est uneimage de la vie d'Adam et d’Eve dans lé paradis terreëtre’, avant leurchuteelle est l’image let le commencement dé la vie des élus dansile eiela Ce qui fait dire à saint Laurent Jüstinien que le cloïtre‘est'un jardin fermé, un paradis de délices; le lit nuptial du célestél Epoux;tun appartement immaculé, une école "dés vertus, [le-tabermaclei de l'alliance, le lieu où s’arrête l’Enoux ét'où ile répose, larstation ‘des combattants, la maïson dé là sainteté, le’ gardien’ de dachasteté, ” l'affermissement de la prudence , Mt nd pi de lt religion, et le plus beau miroir de! la sainte obéissancé gyauke sl.stisitoo ‘Ames sainfes, vous pouvez vous écrier en vérité caveciles db Prophète : : Qu'il est bon, qu'il est doux’ que les: frères. habitent ensemble ! La paix, l'union fratérnellé est commele parfiim répandu ‘sur la tête d’Aaron, qui déscendit suiisôn visage ét quisse répandit surle bord dé ses vêtements. Comme là rosée d'Hermoi , quitdéscendit de la montag ne de Sion ; ainsi descend sir nous Ja bénédiction du Seigneur et la vie pendant l'éternité (RRHB)i108 NO 063108 Les frères unis entre eux, disent les Proverbes, sont ‘inébranla- “bles comme les citadelles ; ils sont forts comme les‘bafres d’airain ‘aux portes des villes : Frater qui adjübatur a fratre, quasè civilas firma, et quasi veles urbium (xvur. 19). Ceci s’acebtnplit. danst les couvents et les cloîitres, où la discipline , l'humilité, lobéissance et la charité sont en vigueur. La maison entière, par” céttet éonicürde et celte union des religieux , est plus forte quétousiles enyieux | les ennemis, les démons... J'appelle très !'parfaité, dit saint Basile, cette communauté de vie, d'où est excluë toute possession prôpre et

IX } (1) Comwunis eis est Deus, Communis pietatis mercatura\scômmums salusi tommania cerlamina, communes labores, communia præmia et certaminum coronæ : ubi multi unns ; + unus, non solus, sea in pluribus (Constit. Monast., ©. xit)e (2) Est claustrum, hortus conclusus, par adisus deliciar um, *thatanus! n'üptialis, cubile immaculatum, virthtum ‘schola’, tabernaculum fœderis,: reclinatôrinm sponsi, Cpellatorumestatio, sanctitatisidorus, bastitotie custos,: prucentiee. firmamentum, religionis magisterium, et obedientiæ sancetæ speculum Singulare (Opuse. née Monast. conversat,, €, 11), QE 2945

VIE RELIGIEUSE, INTÉRIEURE, d 617

ecparticulière, de quelque chose que ce puisse être ; et d’où est bannie {oute discussion, toute perturbation, dispute, médisance, bhaine; jalousie; dans laquelle tout est en commun : les esprits, les “âmes; les cœurs,iles forces, les vêtements, la nourriture, etc. brQui: peut.être comparé à cette admirable manière de vivre? Que peut-on trouver de plus heureux? Que peut-on imaginer de plus l'suavé; de plus parfait que cette union, cette unité et cette sainte sl et habituelle:conduite? Quoi de plus beau que cette consonnance :.imerveilleuse et.des mœurs et des, âmes? Quoi de plus riche et de s)plus puissant, que. cet; accord parfait d'hommes de diverses na- ‘tionsret;contrées, souyent, de diverses langues, de diverses condiritions;odifférents d'âges, d'intelligence, de savoir , etc., ne formant 2) toûs-qu'uniseul cœnr, unermêmeâme, et tous dans un seul et même ee (-Constit: Monast:) 2 La similitude!et.la parité des actes dans les monastères concilie s fie et; la, bienveillance de tous. les uns envers les autres. Au contraire , la singularité, la différence engendre la désunion et la io Haïñe:s Cest pourquoi.celui qui, dans un couvent, un ordre reli- \giéux une congrégation, désire ;se faire aimer de Dieu et de ses uhfeères sretipasser-sa vie dans la paix et Pédification, doit avoir soin de 1hnivee àla mème table, de porter les mêmes habits, de vaquer aux -ramêmes occupations, aux mêmes exercices. Car ceux-qui veulent se rosingulariser et paraître tels, ceux qui se séparent des autres, soit aux récréations, soitailleurs, sont détestés de tous, sont notés par tous, sIjugés:par tous,-et condamnés par tous... gi :1Quropère-cette union. si désirable? Dieu : on sert le même Dieu ; vom ne fait qu’un. en, Dieu... Ensuite l’obéissance à une même 29 rl Enfin. le-désirardent de sauver.son âme...

À Rétuns NOUS, et tressaillons de ;joie, et rendons gloire à Dieu, a! dit: L'Apocalypse; parce que. les noces de l’Agneau sont venues, et olique son.-épause, s’est. préparée: : Gaudeamus et exsultemus , et demus LE) gloriam:er, -quia venerunt nuptice Agni, el uxor ejus præparavit se (xx. 7). Heureux ceux qui ont été appelés au banquet des noces de en nc anhepe is qui oi 4 LŒNAM TETE Agni vocali sunt (Apoc. FRS, pr: 39 SIMGIG SINIAMION dsl eh n8 ete il nuSeigneur, sé *écrie le Psalmiste, que VOS amis sont HUHOEET Nimis eufonorificatisunt amici tui, Deus\(CXXXNUIL. 17). A tee ne nn coute eZ le célésté Epoux : Vous'êtes belle, :6!ma bien- aimée; -Vous êtes belle, vos veux sont ceux de la colombe : Ætce fu julchra es,

La vie religieuse est un mariage

divin,

618 VIE BRLIGTEUSR ; INTÉRIEUR Ei

amica mea, eece: tu: pulchra es ;oculi tui columbarum (Cant:::1 444); Ecoutez l'Epouse : Vous êtes beau, 0 moñ bien-aimé jvous êtes plein de grâces : Æece té pulaher.es, dilecte nn, et Idecorus (Gant: ro 45) ins. Quelle-subhime société; quel. divin mariage ! :s’éerie, Hugues):de Saint- Victor: Celui. qui.est la beauté même, la beauté ineréée,/sunit à celle qui est tonte belles, Je, suis.la beauté même, dit J'Epoux ,-et vous , mon épouse, vous êtes parfaitement, belle :; mor par,essence ; par nature , et vous par grâce. Je suis beau en tout ; car:tont.ce qui est beau, est en moi; vous êtes vous-même toute belle, car-rien;de souillé ne se trouve en vous: belle dans le corps. belle dans l'âme; dans, le corps, l’intégritéide la virginité; la chasteté, vous rend belle; etda vertu d’humilité, jointe à.la,pureté, fait la.-beauté de votreâme céleste. I fallait, à un semblable époux,-unetelle,épouse ; comme à une pareille épouse, un pareil époux..0 épouse digne de, ge: digne époux : © digna digni! à épouse si belle, d'un, époux ;siibeau:! à épouse pure d’un époux si pur! 0 auguste.épouse.d'un époux, qui est la grandeur même: Q. formosa pulchri , mundaincorrupti excelsa Altissimil:({nstit. Monast. ad Novit.,:6::v.) rbA airrisé Ecoutez saint Laurent Justinien sur le chaste.et céleste mariage du Verbe divin avec l'âme. pure qui,se eonsacre-à ee Verbe ;éternel: Dans cette-sublime union, dit-il, on célèbre un festin, et | Agneau immolé: yiest mangé. Là on goûte une: paix intérieure; nne:séourité parfaite, une félicité: tranquille; une: incomparable. joie; lune foi sans nuage , une aimable société, les baisers de l'unité; le plaisir de la:contemplation; la suavité dans l’Esprit-Saint: Là-est:la portédu ciel; l'entrée du-paradis:! L'épouse, souvent-du.lit-nuptial monté au ciel; et le céleste Epoux: descend constamment du .eieloau lit nuptal. L'épouse n'a point de-frayeur, elle: n’est point incertaine de son salut ; elle-entre dans les demeures des'esprits célestes / comme dans la maison: qui: appartient. à sen bien-aimé ;:et-comme dansisa propre possession à ellé-mème. Cet, époux; pour, acheter cette épouse ; a vendu à des étrangers ca qu'il:possédait pour-se la-proeurer.et lavoir pour lui; il à combattu «dans les tentations, l a,Gom; battu avec les esprits méchants; tous les-jeurs il combat..Ge n'est pas témérairement ; mais avec-confiance qu’elle entre dans lesappar: fements de PEpoux. Car quoiquesd'ailleurs,elle.füt-étrangère àcette sainte cité, maintenant elle est devenue concitoyenne des saints, des élus ;:des anges; et épouse du: Verbe: Par-un: privilégé ded'arour, tout ce qui appartient à l’Époux lui est dû; car 16 véritahlé amour n'a rien de particulier, n’a rienà.lui seul; il.donne, ce qu'ilia iébsés

dônhe lui-même: avec bonheur et sans réserve. Et par cette même 16, par cette même charité qui porte l’'Epoux à donner tout, il se sert (le toute qui est à l'épouse. Par la surabondance de cet amour mutuel, il ya une si grande, si parfaite et si suavé famihiarité entre le Verbe et l'âme, uné si grande confiaricé etintimité de paroles, dé langage ; une'si grande assurance de gloire ; que l'épouse ne s'inquiète pas de la différence infinie: de! sa condition (De Connubio -Verbi'et anime). j

Qui peut trouver, dit saint Ambroise , une beauté ét un honneur comparables à l'honneur ét à la beauté dé cellé qui ést aimée du Roi du ciel} à celle que le juge du ciél trouve digne «de lui ; à celle qui est consacrée au Seigneur, à Dieu même?Toujours épouse, toujours puré’; toujours aimable ; l'amour qu’elle inspire n’a point de fin, et sa pudeur'n’a rién à craindre. C’est 1à vraiment la parfaite beanté à laquellé-rien ne manque (1).

‘Veñéz'idu Liban } d'1mon épouse , venez, vous serez couronnée: Veni de Libano, spônsa mea, veni , coronaberis (Cant:'1v.8):

Sainte Agnès, vierge et martyre , répondit au fils du gouverneur dé Rôme / qui désirait lépouser, qué J.'C. son époux était infiniment plus beau plus digne et plus grand; etelle ajouta : Retirezvous dé moi. foyer de péché, aliment de la mort; je suis déjà promise à un autre amant beaucoup plus noble que: vous; il m'a liée par l'anneau desa foi; sa générosité est sans bornes, sa puissance infinie ;! son ‘aspect ravissant) soft amour la suavité même ; il est pleinide grâces! Sa:mère:est vierge , som: père ne connaît pas de femme | les anges leiservent:, le soleïlet la lune admirent sa beauté; àtson odeurles morts ressuscitent ; par/son toucher les infirmes et les maladesisont: guéris; 5: ses richesses sont immenses. elles sont éternelles:A ur seul je garde ma fidélité, à lui seuljé me confie entièrement. En laimant je suis chaste ; en le touchant Je suis pure; eu Pépousant je reste vierge (ApuibS. Ambrosium, Serm. xa):

-HAmeés fidèles, en vous consacrant à Dieu, vous renoncez à un épouxcharnelet mortel ,-vous recevez J. CG. pour époux; vous rénonééz à une alliance avec lalcréature, -vous'en'contractez une ‘avec le Créateur; vous jouirez de la société desarmges et des saints...

1 Jéte préndral pour mon épouse à‘jamais, vous dit le Seigneur par

«(th Pulchritudinemn âquis potest majorém, éxistimare: decore ejus, quæ-amatur à Rege, -probatur a judice, . dedicatur Domino, consecratur Deo? Semper sponsa, RUE innupta , ut nec amor finém habeat, nec damnum pudor. Hæc DIBIEGEN ve véra puléhrituidd! esti) cui nilildéest (-Æïhort. dd Virg.).

lé prophète Osée ; et tu: séras mon épouse par là justice et l’équité , par la grâce et la miséricordé: Tu: serastmon‘épouse par la foi:-et:tu: sauras. que moi je suis le Seigneur <!Sponsaboite mihi in sempiternum: et, sponsaboste mihi in justitiwet judicio;et in misericordia, etrin Misér a! tionibus.. Æt:sponsabo: te-mäliiivèn f Es ot scies sus Ségo: dass at | 19.20). ET " <bèn ox 2lontiniqe eusid sl Les. perse époux sont Pre fuiblési à satire pauvres; ment

rants, etc. ; J.C., que vous prenez pour'époux, est'un époux HAE tel, fort ; puissant, riche ; savant sile est roûnil est(Diéu 75} Quelle gloire: quel honneur; quel hontieur qu'un télle: alhanée LL Ovocaz tion sublime! à choix heureux et état divin! O maison de Dieu » monastère sacré, que de-merveilleson raconte ” toit Gloniosardibtel sunt de.te,.civitas. Dei . EXXXNIL FE Siù s'nonts AONt ; deLmlse"t

\GUSSE SAS SR US Le

Dieu est le Le. hs Eee “ ne de osé et: cdi moñ calice} C’est" D vous, Ô.mon Dieu; qui gardez mén-héritagei Doninus pars héèvedi se Fa ent Yatis meæ et:calicis mei; tu es quirestitues hæereditatem mea: nie | (Psal. xy: 51). EH m'est tombé-un:sortihienr avantageux; et" on

héritage est bien noble :,Funes!ceciderunt mihr DETTE “etéñime hcereditas mea.præclara.est-méhi (Psal: wi 6). HS 85 SHINB ON J. C., dit saint Jérôme , est tout à l’âme qui se donne Obpaf se“CônE”

sacre à ss > afin qu'ayant-tout quitté pour JC; elle trouve toit en. lui. seul, qu'il lui tienne lieu.de tout;‘et: ques dégagée de tout Ie” reste ; libre, elle ‘puisse. s’écrier Le: Seigneur! est mon! partait

Religioso: Christus estiomnia; ut qui omni& propter Christuni diiiserit, unum inveniat pro-omnibus set hbera hs voce:proclamane® pr mé © Dominus (Epistoad Parmmachum he sbnouxs 1) seriquon dog ao | La part du Seigneur futice peuplé: (érali se Consaére à li: “Le sé"

gneur le trouva dans une terre déserte; däné uh liéd'd'Horredt ét" de vaste solitude; il le conduisit, et il l’instruisit, et le garda comme la, prunelle de son |æil.. Comme l’agler qui! provoqué ‘sés petits! al) voler, et voltige autour d'eux ;'illa étendusses aileæ) etAD Pa pis etr ‘Al Va, porté sur ses, épaules {(1).:Le Si gneur\ seul fut Soi gite et aucun dieu étranger n'étaitavec Jui. 4 Pæétalblt dän$ tbe terre éfe 2” vée , afin. qu'il :se:nourrif des fruits$qu'ilt recueihte le mtélau rocher, l'huile de la pierre laplusdure\Ponetion-de kétate te 1022

er

(T .XIX Didi)

(1) Pars Domini, populus ejus..Inyenit eum in terra: debertalsin 1006 Réfronis!el vastæ Solitudinis : circumduxit cum et docuit y: et custodivit, quasi phpilan'oeuli"t sui Sieutaquiti provoeans ad FA puilos suos, et super eos volit. tans ;. MA alas sus, el asshmpsitaum; atque: ponrvit aan uis (Denter Kèxrr! T9 ani pes

Page 1