‹ Les tréteaux de Charles MonseletChapitre 39 sur 112 · CINQUIÈME TABLEAU · texte numérisé non relu

CINQUIÈME TABLEAU

{Il est nuit sombre. De rares passants,)

LE jeune homme PAUVRE, Seul; puiS BONAVENTURE SOULAS

Le Jeune Homme pauvre. -> Je me suis égaré... je tombe de lassitude... ô mon siècle ! quelle décadence [ quelle corruption ! le bon M. Laubépin me l'avait bien dit... Tâchons de nous orienter. (On entend dans le lointain le chant de guerre de BonaventureSiyu^.) Qu'est-ce encore que ceci? Cachons-nous. {JJn qros de réalistes se répand sur la scène.)

BoNAVENTURE SouLAS. — A moi, mos braves compagnons I

AiR des Huguenots,

A bas les pions tnaudiU^

V Ecole normale !

Au feu leurs riches habits, Fruits dû leur cabal&!

A bas Edmond About Et Taine surtout !

Ces éUveSj empoîgnons-les !

Pif! paf!

Mordons-les !

QuHls pleurent !

Qu'ils meurent l Uais grâce.., jamais l

D'UN JEUNE HOMME PAUVKE 2ti9

Chassons jusques aux Débais,

Et sur les gotUlières^ ces gens que guide aux combats

Monsieur de Suttières / Rentrez chez François Buloz,

Elèves de Drozl Ces copistes, poursuivons-les !

Pif! paf!

> TraquonS'les !

Qu'Hs pleurent / Qu'ils meurent!

Mais grâce,., jamais !

Le Jeune Homme pauvre , gémissant. — Hélas !

{les réalistes s'éloignent, Bonaventure Soûlas à leur tête. La musique se perd dans Véloignement. Le jeune homme pauvre s'est affaissé jusqu'à terre. Le docteur Aussandon passe, s'arrête, k saigne et le ramène chez lui.)

Page 1