BOITE AUX LETTRES
Renard, comme on le pense, se laissa prendre à ce traquenard de méchanceté. Sans explications, il cravacha indignement l'innocente Vertu-des-Rois. Mais celleci, après beaucoup de larmes et de sanglots, finit par lui prouver, — à la manière de toutes les femmes, — combien elle Taimait; que le dépit, la maladresse et l'esprit vindicatif de Sylvius lui avaient seuls dicté cette épître ; et elle montra à son amant une lettre qu'elle venait de recevoir de Sylvius.
a 0 Vertu-des-Rois,
« Tu m'as trompé, tu m'as trahi, malheur à toi !
« Le lendemain du jour où. tu murmurais des notes a amour à mon oreille, tu as murmuré les mêmes notes <i' amour à l'oreiUe d'un autre. Honte à toil
« Tu avais trouvé un cœur pur et vierge, un cœur de Sylvius, et tu vas quérir un cœur de renard. Raca !
« Un poète avait voulu de toi, et tu as fait fi de lui. Un
«4 CONFESSIONS DE S.YLVIUS.
employé des contributions directes faisait û de toi, et tu
t'es tournée vers lui. Serpent!
« Tu veux manger du matérialisme quand tu avais à ta disposition le spiritualisme. Insensée ! qui préfères le hareng-saur à Fananas.
« Ma vengeance te poursuivra partout, toujours, fine, aiguë et empoisonnée.
« Je te souhaite beaucoup d'enfants.
« Sylvius. »
— Il est fou à lier, dit Renard en lisant cette singularité.
— Tu vois bien, dit Clémence, qu'il n'est question de rien.
Renard fut content de ces explications. Clémence s*en alla et écrivit à Sylvius un mot , dans lequel elle engageait im duel terrible avec l'orthographe r
€Mos9ieUy comme nous n'avonplu rien de quomun onearMe geu ne vœbpas iu naisécité ^e vau mescrivais peurre me fuir batrepar mosieu ^unart, ge ne crin pas votre vanjange, signai Claimanse, a