V. PRODHOMMI
Aussi les ai-je toujours fréquentés. La mort de feu
M. PBUDHOMME AU SALON. 1S5
DroUing m'affecta beaucoup. La mort est cruelle I j'oserai même la qualifier d'impitoyable ; elle s'attaque aux rois comme à leurs simples sujets. Elle moissonne les artistes aVec sa faux tranchante... Mais je vous ennuie peut-être avec mes, pensées philosophiques?....
HADAMB PASTArIS.
On ne s^ennuie jamais avec vous , monsieur Prudhomme.
^ M. PRUDHOHMB.
Vous, êtes trop aimable, belle dama. Veuillez voir ce sujet gracieux.
. MAD&HJi PASTÂRIS.
Le petit Amour I
ir. PRUDHOHME.
Précisément; encore un emprunt à la mythologie. L'idée est ingénieuse de l'avoir fait voguer sur son arc comme sur un bateau. Il est tranquille celui qui cause tant de passions. Sa flèche, qui a transpercé tant de cœurs, sert d'éventail, et son mouchoir tient lieu de voile.
MADAME PASTÉRIS.
On voit qu'il y a du vent.
M. PfiUDBOMMR.
Cl' est un doux zéphyr qui le mènera vite à Cythère.
HADAMB PASTéRIS.
Comme c'est bien peint; c'est tendre.
M. PRCDHOMMB.
n est impossible de rendre avec plus de chasteté une image voluptueuse. U a beaucoup de talent et il ira loin ce jeune artiste.
Vous croyez?...
J'en sais sûr; il a dû recoroir des eonseite de Girod^t, encore un grand artiste que les arts pteafinmt loog^ temps.
miB BAMB, temant pmr kn muiii im pHU §aram.
Vois-tu, Fiii^ n'a pas été bien sage le petit garçon à sa mamfan qu'est malade.
Oui, maman.